Le CRI-Panafricain condamne la présence du dictateur Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire

Jeudi 6 Novembre 2014 - 01:51


Le CRI-Panafricain condamne la présence du dictateur Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire

Depuis ces dernières années, l’Afrique, notre cher continent, continent d'avenir ne finit de faire sa mue politique et sociale.

Hier, à un moment déterminant de son histoire, c’était le printemps arabe qui secouait l'Afrique du Nord. Aujourd’hui, la révolution frappe l'Afrique occidentale et libère un pays voisin, un pays ami, un pays frère.

Le Burkina Faso est en effet entrain de faire un pas de géant vers la démocratie. Le vent de l’émancipation d’un peuple, dont la liberté a été 27 ans durant confisquée, a soufflé.

Le peuple burkinabè qui aspire au changement a pris rendez-vous avec l’histoire, avec son histoire en se débarrassant des scories, des chaines qui l’opprimaient depuis des lustres.

Le peuple burkinabè s’est exprimé comme un seul homme pour étancher sa soif de démocratie. Ainsi, un régime implanté et organisé pour s’éterniser au pouvoir est tombé après 27 ans de dictature farouche, asservissante, conduite par un homme, Blaise Compaoré.

Là où son prédécesseur, Thomas Sankara, assassiné, rêvait d'une Afrique digne, debout et panafricaine, le dictateur Blaise Compaoré a conduit le pays des hommes intègres dans les intrigues de la déstabilisation de plusieurs pays de la sous-région.

M. Blaise Compaoré, dans sa mission de médiateur dans la crise ivoirienne a joué un rôle de juge et partie. Sa médiation, qui a débouché sur l'accord de Ouagadougou et permis à M. Guillaume Soro d’être premier ministre, aurait dû se terminer par le désarmement de la rébellion. Elle s'est achevée par le sacrifice de plusieurs milliers d'Ivoiriens. « Médiateur-facilitateur » d'un côté, puis principal fournisseur en armes de la rébellion de l'autre, M. Blaise Compaoré a été sur le dossier ivoirien ce que l'on peut nommer un "Pompier-Pyromane".

En dépit du rôle nocif joué par M. Blaise Compaoré dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien décide d’accueillir sur son territoire le tuteur de la rébellion du 19 septembre 2002. Cette action est une autre façon pour M. Ouattara d’ignorer les profondes aspirations du peuple ivoirien qui souhaite tourner une page définitive de ces douze années de crise.

Au moment où plusieurs milliers de nos compatriotes sont contraints à l'exil, le CRI-Panafricain condamne avec véhémence cette décision inique du gouvernement d'accueillir sur le sol ivoirien et au frais du contribuable ivoirien, un dictateur qui s'est rendu complice de crimes commis au Libéria, en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso.

Par conséquent, le CRI-Panafricain exige le départ immédiat du dictateur Blaise Compaoré du territoire ivoirien. Il n'est en effet inadmissible de participer à la déstabilisation d’un pays pour finalement s’y réfugier.

Le CRI-PANAFRICAIN voudrait, à la lumière de ces évènements, inviter tous les dirigeants africains longtemps restés au pouvoir et qui projettent de s’y éterniser, à faire preuve de bon sens en facilitant leur succession. Il est grand temps de savoir que le changement est un impératif pour notre continent. Il faut que les cadavres cessent de joncher les rues à chaque transfert de pouvoir.

Que les uns et les autres fassent preuve de grandeur et de bonne foi en évitant les passations de pouvoir dans des bains de sang inutiles, car la démocratie est synonyme de paix, de tolérance et de non-violence.

Il faut que nous respections les règles et les lois qui régissent les constitutions de nos Etats.

Les mentalités changent. Celles de 1960 ne sont plus celles d'aujourd'hui. Le peuple africain qui est dans sa grande majorité composé de jeunes valides et braves aspire à des lendemains meilleurs. Quiconque se dressera contre son émancipation en tirera les conséquences directes. Ce peuple ne saurait en aucun cas tolérer en son sein des despotes qui font la honte de l’Afrique.

Le peuple africain, conscient d’un future radieux où la liberté, la légalité, la fraternité et le droit de rêver incarnent les valeurs réelles d’une humanité juste et égalitaire est désormais déterminé à prendre ses responsabilités contre toutes sortes de confiscation de pouvoir et toute actions visant à mutiler et ou amender les textes qui caractérisent les constitutions.

La démocratie étant le respect de la volonté souveraine du peuple, nous considérons que le peuple s’est exprimé au Burkina Faso et par ricochet donne un signal fort à toute l’humanité. Seul le peuple doit décider de son destin.

 

Pour le CRI-Panafricain

 

Le Président-fondateur Abel NAKI





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