Le CRI-Panafricain appelle à l’union de l’opposition ivoirienne

Vendredi 10 Avril 2015 - 03:20


Abel Naki ,  Président-Fondateur Du Cri-Panafricain
Abel Naki , Président-Fondateur Du Cri-Panafricain

Le CRI-Panafricain appelle à l’union de l’opposition ivoirienne

Pour une Alliance de L'Opposition Politique et Civile Ivoirienne

 

Le 11 avril 2011, la crise postélectorale a connu un épilogue traumatisant pour des millions d'Ivoiriens.

Quatre (4) ans après cet épisode sanglant, au moment où les velléités de candidature unique au sein de la coalition au pouvoir se font de plus en plus pressantes, l'opposition ivoirienne tarde encore à sortir la tête de l'eau.

En réalité, aucune personnalité ne se dégage naturellement pour porter haut la voix de l'opposition. L'impression qui se dégage est que les membres de l’opposition cherchent, séparément, à s'exprimer, souvent dans une grande cacophonie.

Face à l’hyperprésidence Ouattara, il est désormais vital d'introduire en Côte d'Ivoire l'idée d'une opposition unie pour d'une part, contraindre le chef de l’Etat, Monsieur Alassane Ouattara, au respect de la constitution et des principes démocratiques et d'autre part, rendre possible l'alternance démocratique dès 2015.

Pourquoi mettre en place une nouvelle Alliance? Quel contenu et quelle forme prendra cette nouvelle plateforme de l'opposition?

L'opposition ivoirienne peut-elle enfin relever le défi de l'union? Doit-elle à tout prix prendre part aux prochaines échéances électorales?

Qui représentera cette opposition lors des prochaines élections présidentielles en Côte d'Ivoire?

Telles sont les problématiques essentielles auxquelles le Cri-Panafricain tente de répondre dans un document de plus de 20 pages, dont nous publions ce jour, un extrait.

...

Cela fait près de quatre ans que l’opposition ivoirienne malgré le soutien d'une bonne partie des Ivoiriens se perd en conjectures. Quatre ans qu’elle est plongée dans des querelles de chapelle sur fond d’ego et d’ambitions personnelles.

Au moment où les atteintes aux libertés individuelles et au respect des principes démocratiques se multiplient, l'opposition ivoirienne est de plus en plus inaudible.

Des alliances et coalitions coexistent sans jamais défendre les mêmes objectifs. Certains partis politiques sont regroupés en Alliance des forces démocratiques (AFD). Une plateforme de plusieurs partis politiques qui tente sans succès visible au sein du Cadre Permanent de Dialogue (CPD) de briser le mur de défiance entre l'opposition et le régime en place. Enfin, d'autres partis politiques forment l'Alliance ACD-troisième voie (Alliance pour le Changement Démocratique), etc.

Réunir ces différents regroupements, en y ajoutant d’autres partis, au sein d'une Alliance large de l'opposition serait l’acte fondateur d’une plateforme unitaire de l’opposition. Une plateforme qui permettrait de se présenter face au gouvernement en rangs serrés.

Parce qu'en Côte d'Ivoire les élites politiques ont failli et conduit le pays tout entier dans les méandres de la rébellion, la division et la guerre, intégrer les Ivoiriens au cœur des décisions est un devoir pour tous.

L'Alliance qui se dessine ne saurait par conséquent être exclusivement politique. Elle doit être aussi Civile pour permettre à la Société Civile ivoirienne d’apporter sa pierre à l'édifice de la Nouvelle Côte d'Ivoire qu'il est temps de mettre sur pieds.

La Diaspora ivoirienne qui joue un rôle actif depuis ces dernières années ne doit pas être en reste. Les Ivoiriens de Paris, Bordeaux, Toulouse, New-York, Bruxelles, Londres etc. doivent avoir voix au chapitre.

C'est la raison pour laquelle, le CRI-Panafricain propose un grand Congrès qui sera organisé en Côte d'Ivoire au printemps prochain pour lancer la plateforme de l'Alliance de L'Opposition Politique et Civile Ivoirienne.

Parler d’une seule et même voix pour garantir une Côte d’Ivoire unie, est l’objectif principal de cette jeune coalition politique. La Côte d'Ivoire, notre très cher pays, va mal. Ce constat, chacun d'entre nous le fait, tellement les effets de la crise politique, économique, sociale et culturelle, la plus grave de notre histoire moderne, se font durement ressentir dans chacun de nos foyers. Cette situation inquiète les uns et attise chez d’autres un sentiment d’insécurité.

La persistance de certains crimes ne peut augurer de lendemains sereins pour le pays car rien n’est fait pour décrisper le climat délétère actuel. Bien au contraire. Dans la mesure où les commanditaires de ces crimes appartiennent au pouvoir établi, la justice, dite des vainqueurs et aux ordres, installe insidieusement l’impunité des responsables.

Au moment où le président Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé sont déportés à La Haye. Là où des milliers de prisonniers politiques croupissent sans jugement dans les geôles ivoiriennes pour certains et pour d’autres des condamnations spectaculaire leur sont affligées. Et où des centaines de milliers d'Ivoiriens sont contraints à l'exil, un silence assourdissant reste affiché face aux massacres commis dans l'ouest du pays.

Notre pays se trouve dans une situation d’une extrême gravité qui interpelle, sans exclusive, toutes les Ivoiriennes et tous les Ivoiriens. Notre responsabilité à tous, celle de chacun de nous, est de nous lever comme un seul homme en 2015, pour faire échec à ce chaos déjà perceptible. Nous le devons à notre pays. Nous le devons à nos enfants, à nos petits-enfants et à nos arrière-petits-enfants. Cela relève désormais de l’urgence et du sursaut patriotique. Pour cela, notre priorité, à compter de ce jour, est de rassembler les Ivoiriens autour de valeurs communes pour fléchir ensemble au développement et à la modernisation de notre pays.

Le salut de la Côte d'Ivoire ne viendra pas d’ailleurs. Il viendra de vous, de nous, de nous tous. Il viendra de dirigeants avertis ayant l’amour de la Nation et le sens de la liberté et de la Justice, en phase avec les populations.

Aujourd’hui, il est urgent de réconcilier le Citoyen avec ses devoirs en lui redonnant la pleine jouissance de ses droits. C’est dans son bien-être qu’il puisera les ressources pour se mettre au service de son pays et de son développement. La définition d’une nouvelle stratégie de lutte s’impose d’autant plus que chacun de nous pressent que la prochaine élection présidentielle, normalement prévue pour 2015, sera mal organisée et aura pour seul objectif d’assurer le maintien au pouvoir d'Alassane Dramane Ouattara.

Comment ne pas le croire quand les hommes et les femmes placés à la tête des institutions telles que le Conseil Constitutionnel et la CEI (qui n'a d'indépendance que le nom) sont entièrement au service du régime. La preuve est donc faite que la composition et le fonctionnement actuels de ces institutions sont une injure à la démocratie et à l’Etat de droit. Il est incontestable que le dispositif électoral ivoirien ne peut dans ces conditions permettre l’organisation d’une élection libre, crédible, transparente et sincère.

Si l’élection avait lieu ce jour, avec les conditions d'organisation actuelles, il est certain que tout candidat à une telle élection n'aurait pour seule fonction que d'apporter la légitimité que le régime actuel recherche depuis son accession brutale au pouvoir. L'opposant qui acceptera, dès lors, d'aller aux élections fera preuve d'une extrême irresponsabilité, de trahison envers les populations ivoiriennes et sera rendu coresponsable des violences qui découleront nécessairement d'un processus électoral vicié.

Forts de tout ce qui précède, et en raison de l’impérieuse nécessité d’unir nos forces pour parvenir à l’Alternance, nous proposons ce jour, à mettre en commun nos Intelligences et nos Energies, pour définir ensemble les voies d’une Côte d'Ivoire Nouvelle. Nous proposons ainsi la mise en place de l'Alliance de L'Opposition Politique et Civile Ivoirienne (A.O.P.C.I), autour des personnalités de la Société Civile et des partis politiques de l’Opposition et de tous ceux qui, membres actuelle de la coalition au pouvoir, prennent officiellement et publiquement leurs distances.

Face à l'hyperprésidence, il faut opposer une hyper-opposition. Devant l'hyper-candidat Ouattara, il faudra opposer un hyper-candidat de l'opposition.

Mais avant d'évoquer les modalités de désignation du candidat de l'opposition, encore faut-il s'interroger sur la nécessité d'une participation de l’opposition aux futures échéances présidentielles.

Unie, l'opposition aura plus de force dans les actions visant à permettre des élections libres et transparentes. Le principal intérêt de l'Alliance est de permettre à l'opposition de revendiquer point par point et en position de force, les conditions d'une élection libre, transparente et ouverte à tous en Côte d'Ivoire. Et, si l'opposition unie au sein de l'ALLIANCE parvient à obtenir des avancées significatives permettant l'organisation d'élections libres et transparentes, il sera dès lors temps de tenir un second Congrès en été 2015 afin d'organiser les modalités de désignation d’un candidat unique ou de plusieurs candidats cautionnés par l'ALLIANCE lors de l'élection présidentielle de 2015.

Une Charte de l'Alliance de L'Opposition Politique et Civile Ivoirienne (A.O.P.C.I), et des principes généraux de désignation du ou des candidats de l'opposition seront rédigés.

L'idée novatrice ici serait avec l’accord de tous, d'introduire pour la première fois en Côte d'Ivoire, une primaire présidentielle, populaire ou interne de toute l'opposition au sein de l’alliance. Populaire car il est question de permettre aux sympathisants y compris les membres de la Société Civile et non aux seuls adhérents d'un ou plusieurs partis politiques de choisir leur candidat.

En définitive, la Côte d'Ivoire attend et désespère de l'opposition. Une opposition en miettes, des leaders emprisonnés ou divisés, incapables de s'entendre sur un programme commun.

Il suffit de voir les conditions dans lesquelles le LIDER est sorti des entrailles du FPI. Il suffit de regarder le FPI s’entre-déchirer entre partisans du 1er ministre, Affi N'Guessan, et du président Laurent Gbagbo pour constater que tout est à reconstruire aujourd'hui.

Le salut de l'opposition relève d'un sursaut démocratique.

L'écart entre l'unité, certes de façade, au sein du RHDP qui s'achemine vers une candidature unique imposée dès le 1er tour des élections de 2015 et les divisions de l'opposition est un obstacle à toute forme de succès.

L'ALLIANCE contient une obligation de se mettre au service et à l'écoute des Ivoiriens.

Les Ivoiriens, dans leur grande majorité, rêvent de Réconciliation Nationale et de changement. C'est ce rêve que l'Alliance de L'Opposition Politique et Civile Ivoirienne (A.O.P.C.I) doit réaliser avec la société civile ivoirienne, la totalité des partis de l'opposition et tous ceux qui ne se reconnaissent plus en ce régime actuel.

Ensemble, tout est permis. Unis, tout est possible. C'est cet appel, citoyen, que lance le Cri-Panafricain en prônant la création de l'ALLIANCE.

 

 Abel Naki

Président-Fondateur Du Cri-Panafricain





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