Laurent Akoun : « Tant que Gbagbo ne sera pas libéré et la CEI dissoute, il n’y aura pas d’élection dans ce pays »

Combien étaient-ils samedi dernier, les militants et sympatisants qui ont effectué nombreux le déplacement pour le deuxième meeting de la coalition nationale pour le changement (Cnc) qui a eu lieu à la place Inch Allah de Koumassi, après celui de Ficgayo à Yopougon ? En tout cas devant eux, le FPI a vite mis les pieds dans le plat en affirmant que tant que le Président Gbagbo ne sera pas libéré et la CEI dissoute, il n’y aura pas d’élection le 30 octobre 2015.

Mardi 30 Juin 2015 - 01:34


Les partisans de la coalition nationale pour le changement (CNC) sont en effet venus de toutes les communes du district d’Abidjan et même de Dabou, Sikensi et  autres localités, à leurs propres frais, pour communier avec leurs leaders.  Ils étaient  deux fois plus nombreux que la population de la place Ficgayo moins spacieuse que l’espace In’challah. Et ce grand rassemblement qui présage d’un déferlement humain le 8 juillet prochain, à la place de la République au Plateau, va faire taire les détracteurs de la CNC et tous ceux qui lui avaient prédit une mort prématurée à sa naissance. On a également enregistré le retour des banderoles et des pancartes très présentes avec des slogans moins évocateurs de l’état d’esprit des milliers de militants : « ouvres grands les oreilles et les yeux, Gbagbo arrive » ou « La Haye, ce n’est pas chez le président Gbagbo » ou encore  « Non à la pensée unique en Côte d’Ivoire, Non au totalitarisme du régime, Oui au droit à la différence »...  Et comme à la place Ficgayo, les foules arboraient des tee-shirts à l’éfigie du président Laurent Gbagbo, dansant et chantant comme au bon vieux temps des meetings animés par celui-ci. Il est 10H45 lorsque les premières personnalités font leur entrée.
C’est d’abord Marie-Odette Laurougnon avec toute la délégation du FPI. Les autres suivent à intervalles réguliers. Et à chaque annonce de l’entrée des leaders, c’est une ruée des militants vers l’entrée. Ceux-ci s’attroupent autour de lui  en scandant son nom puis en l’accompagnant pour le tour d’honneur avant de regagner sa place sous la bâche réservée aux VIP.  Lorsque le député de Port-Bouet Bertin Kouadio Konan fait son entrée, la cérémonie avait déjà commencé mais le maître de cérémonie a dû interrompre l’allocution du président du comité d’organisation Gnaoulé Oupoh afin de lui permettre de prendre son bain de foule. A la tribune, les différents leaders se succèdent. Tous appellent le gouvernement à ouvrir un cadre de concertation avec la coalition afin de créer les conditions d’une élection apaisée. Chacun épingle également le bilan de Ouattara et termine par son inéligibilité au regard de l’article 35 la loi fondamentale. Chaque leader appelle en effet au respect scrupuleux de la constitution. Chaque intervenant insiste aussi le sujet qui donne le plus droit aux applications : la libération du Président Gbagbo. Lorsque Laurent Akoun prend la parole, il attaque aussitôt pied au plancher la question. « La première condition pour aller aux élections c’est la réconciliation. Et pour qu’il y ait la réconciliation afin d’aller à des élections apaisées, il faut la libération du Président Laurent Gbagbo, celle de tous les prisonniers politiques ainsi que le retour de tous les prisonniers politiques (…) Qu’est-ce des cadres importants de ce pays font en prison alors qu’ils n’ont pas été jugés coupables ? Qu’est-ce que Koua fait au camp pénal alors qu’il n’est même pas condamné ? » Ce discours et sa tonalité, bien loin de celle de Yopougon, met les militants en transe.


Source: Aujourd’hui / N°919




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