La solution Gbagbo à l’horizon

Mercredi 6 Juin 2012 - 05:00


La solution Gbagbo à l’horizon
Le rapport qui fait suite à la récente visite du conseil de sécurité au régime de Dramane Ouattara est déjà livré à ses commanditaires et livre déjà des secrets. A l’occasion, nous parlions du grand oral de Dramane Ouattara et nous doutions même de sa capacité à réussir. Nous n’avons pas eu tort. Les conclusions de Suzanne Rice et de ses compagnons « examinateurs » montrent nettement qu’ils ont été déçus. Leur poulain, après un an au pouvoir n’a pas été à la hauteur des défis de la crise ivoirienne. Nous nous souvenons comme si c’était hier. Nous avons vu et entendu Dramane Ouattara dire, plein d’assurance sur toutes les antennes de télévisions et radios qui s’y prêtaient, qu’il suffisait d’extirper le président Laurent Gbagbo de la présidence de la République de Côte d’Ivoire pour que ce pays, retrouve tout son éclat. Pour lui, le problème, c’était la personne du président Gbagbo. Il a réussi à convaincre toute la communauté internationale qu’il n’y avait que lui pour sortir la Côte d’Ivoire du sous développement et en faire un pays émergent. il a surtout entraîné le monde entier à ne pas écouter la voix d’un chef d’Etat qui depuis une dizaine d’année luttait contre les ‘’démons’’ de la rébellion et de la bestialité et qui voulait éviter une ultime guerre à son peuple en proposant un recomptage des voix pour donner une issue démocratique à une situation postélectorale qui était devenue apparemment explosive. Dramane Ouattara a refusé cette main tendue et convaincu la civilisation occidentale réputée rationnelle à basculer dans une folie meurtrière pour dégager Laurent Gbagbo du pouvoir. Avec du recul, faut-il penser que la communauté internationale pensait avec bonne foi que c’était lui la solution ? Non ! Elle s’en est simplement convaincue fermant les yeux sur toutes les données objectives qu’elle possédait. Certaines personnes parmi elle se sont même laissées corrompre pour semer la confusion dans tout le processus de sortie de crise. Cela fait maintenant plus d’un an que le « problème » a été extirpé du pouvoir. Il a d’abord été enfermé dans des conditions inhumaines dans un cachot à Korhogo. Comme si, cela ne suffisait pas, il a été déporté à la Haye, loin de son peuple comme si on voulait exorciser toute la Côte d’avoir été gouvernée par lui.
Le retour de l’ONU à travers son Conseil de Sécurité ne surprend personne. Ce qui est plutôt surprenant c’est la conclusion de son enquête suite à une observation attentive de la gouvernance de son poulain. La délégation du Conseil de Securité de l’ONU a été jusqu'à écrire qu’il y a une forte sympathie pour Laurent Gbagbo au sein de la population ivoirienne, que l’insécurité a atteint un point culminant et que la réconciliation que Ouattara garantissait dès son accession au pouvoir est au point zéro. Comment, en 24 heures, ont- ils pu mesurer la popularité de Laurent Gbagbo et le taux d’insécurité ? Leurs chancelleries sur place ont commencé à leur faire des vrais rapports sur l’état du pays. Vu qu’elles se sont rendues compte que depuis l’avènement du chef des armées FRCI, ce pays, jadis havre de paix, a totalement changé de visage et qu’Abidjan est devenue le Bronx, vont-ils enfin nous ramener le Woody de Mama ? Il parait qu’ils ont commencé à négocier.

Joseph Marat

 
 
 




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