La soif de changement qui vient du Faso et gronde dans toute l'Afrique

Jeudi 30 Octobre 2014 - 08:54


Les révisions constitutionnelles sont devenues monnaie courante à l’Afrique dans son ensemble et sur une carte du continent, il n’apparaît que quelques pays qui font exception !
Dans tous les pays du continent mère de l’humanité, tout le monde reconnaît que de profonds changements sont nécessaires, urgents et inévitables à court terme – y compris les dirigeants…
En ce 28 octobre 2014, le courage des jeunes gens qui se révoltent et luttent au Burkina Faso pour leurs droits politiques et économiques, et finalement pour leur dignité, recueille depuis ce matin l’admiration générale de nombreux internautes et des peuples partout dans le monde entier.
Les changements ont été introduits en Afrique dès les années 2000, changements qui venaient bouleverser un contrat politique entre l’Etat et ses institutions, ceux qui l’incarnent et le peuple. En effet, dès les années 90, les populations africaines dans leur immense majorité, prenant exemple sur le Bénin de Mathieu Kérékou ont choisi de se démocratiser en offrant une porte de sortie honorable et une place honorifique à ceux qui hier les ont dépouillées, ce consensus fut pris sous l’arbre à palabres et cet exercice fut dans la plupart des pays nommé « Conférence Nationale ». Mais petit à petit, de leur propre chef, les présidents ont jugé bon, pour leur propre intérêt de tout chambouler, de lacérer le peuple, de l’humilier, de ne point le consulter, de lui donner la mort sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit.
Le peuple Burkinabè donne en se levant comme un seul homme, le signal que rien n’est plus comme avant, qu’aujourd’hui tout change. Ce peuple donne à la jeunesse africaine la plus nombreuse dans la masse de la population avec les femmes, le plus précieux des biens qui puisse exister : la liberté de s’exprimer, de décider de son devenir !
Les jeunes de Bobo-Dioulasso ont pris le temps de dessoucher la statue du président Blaise Comparé ; la majorité de ces jeunes n’ont pas connu Thomas Sankara mort il y a 27 ans, mais tout au long de la journée ils ont scandé son nom et ont crié « la patrie ou la mort nous vaincrons ». On les voit mobilisés et déterminés. Ils constatent que ce à quoi ils sont parvenus aujourd’hui est certes remarquable, mais loin d’avoir définitivement abouti. Compaoré doit partir ! Beaucoup d’entre eux, sans doute la majorité, comprennent que le régime et le règne de Compaoré sont révolus. Ils se disent que c’est entre leurs mains, au bout de leur énergie que naît le nouveau régime, ils savent aussi qu’il aura du mal à s’instaurer, à prendre racine. Lire la suite




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