La responsabilité de l'ONU dans les graves violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire.

Jeudi 10 Mai 2012 - 00:18


La responsabilité de l'ONU dans les graves violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire.
Nous avons tous le regard tourné vers la présidentielle française, mais nous n’avons pas oublié qu’il y a plus d’un an la nôtre se dénouait à coup de bombardement. Je me remémore encore ce moment parce qu’avant-hier, pendant qu’on savourait la trêve électorale, mon jeune frère est venu me rendre visite. Il était 20 h et il était pressé de rentrer chez lui. « Grand frère, il faut que je rentre. Nous qui sommes à la lisière d’Abobo, nous continuons de vivre les affres de la guerre. Tous ceux qui ont été armés durant L’avènement du commando invisible à Abobo, n’ayant pas été désarmés et n’ayant rien reçu en retour de leur activisme ont décidé du “pay yourself” Depuis quelque temps ils font des incursions nocturnes dans notre quartier pour dévaliser les résidents. Hier nous avons eu droit à plus de quatre heures de tirs entre minuit et cinq heures du matin à l’alentour. » Sur le coup, il m’est revenu que l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire avait envoyé une demande de couverture aujourd’hui pour un séminaire sur le désarmement. La rédaction avait trouvé cette invitation curieuse. Un an après avoir installé son poulain au pouvoir, l’ONU n’avait toujours pas régler le problème du désarmement en Cote d’Ivoire. Avec tout ce qui se passe dans les rues et avec tous les braquages à armes quelquefois lourdes, on se demande si elle a même commencé ce travail. Les faits sont d’autant plus graves qu’après avoir fait un tapage médiatique autour de la « mort de 7 femmes » dans une commune annexée par un commando dit invisible pour renverser un pouvoir qui a toujours réclamé le désarmement pour éviter de tels accidents, l’ONU ferme désormais les yeux sur l’insécurité et la mort en silence de la population civile sur toute l’étendue du territoire ivoirien. L’indice de sécurité n’a jamais été aussi alarmant en Côte d’Ivoire. Dans le même temps, l’ONUCI n’a jamais été autant invisible. Les diplomates qui étaient en première ligne pour brocarder le régime du président Laurent Gbagbo rasent aujourd’hui les murs pour susurrer aux oreilles de leurs compatriotes de rester prudents et  de ne circuler dans le pays qu’entre 6 et 19 h. Pour une fois, j’ai du mal à pointer du doigt la gouvernance de Dramane Ouattara. Il voulait être chef d’Etat, c’est tout. Le reste le concerne de très loin. C’est d’ailleurs de bonne guerre. Qui n’aimerait pas être à sa place. Et il a le droit de penser de façon machiavélique que la fin justifie les moyens. La grande déception nous vient de cette organisation de nations créée au lendemain de la seconde guerre mondiale pour préserver le monde de la guerre et veiller à la promotion de la dignité humaine. Tout porte à croire qu’elle est entre les mains des forces du mal et elle se porte mieux là ou sa charte est constamment déchirée.


Joseph Marat

 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !