La résistance africaine - Etats généraux pour la paix et le respect des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire

Mardi 19 Mars 2013 - 09:40


La résistance africaine - Etats généraux pour la paix et le respect des droits de l’Homme  en Côte d’Ivoire
Justification des états généraux sur la Côte d’Ivoire


Le 19 septembre 2002, les institutions démocratiques ivoiriennes ont connu une tentative de coup d’Etat. Nous pouvons constater que le mode de règlement du conflit qui s’en est suivi, n’a pas été à la hauteur qui convenait pour apaiser les tensions. Huit années plus tard (soit le 28 novembre 2010), des élections présidentielles censées apporter la paix se sont transformées en cauchemar pour les Ivoiriens et leurs amis. Mais plus grave, la solidarité autour de la Constitution qui devait être systématique, a été fragilisée parce que des ingérences externes ont dispersé la compréhension des enjeux. Ironie du sort, la tentative de coup d’Etat (19 septembre 2002) qui consacre la crise est légitimée par de grands pays qui disent promouvoir la démocratie. Aujourd’hui, on pourrait dire quel gâchis ! On pourrait également noter que l’exemple de la Côte d’Ivoire est pluriel en Afrique. Combien de temps, l’obscurantisme sécrété par des élites occidentales devra continuer de régner en maître au mépris des intérêts légitimes des peuples africains ?  
En Côte d’Ivoire en particulier – mais ces cas sont nombreux en d’autres endroits en Afrique – parce que des populations innocentes (certaines abusées par des rhétoriques clientélistes, d’autres victimes d’effets collatéraux) souffrent les martyres à des degrés divers, la Diaspora ivoirienne, en lien avec des démocrates locaux et autres d’horizons divers, qui se sont mobilisés pour appeler à la raison et demander justice, reste continuellement engagée. Il importe de retenir que les Ivoiriens ont besoin de la paix pour vivre dans la quiétude. Le Président Gbagbo, qui prône toujours le dialogue et qui privilégie la discussion a encore envoyé le 28 février à La Haye, un signal pour la réconciliation mais une réconciliation viable. Dans son adresse, le Président Gbagbo a insisté sur le respect des règles notamment démocratiques. Après des rencontres avec les mouvements associatifs et politiques – et des réunions préparatoires qui se succèdent –, il ressort que notre lutte ne pourra impacter que si nous convergeons vers une vision commune et si nous mutualisons par conséquent nos potentialités (talents, expériences, compétences, …). Les états généraux du 30 mars vont être la manifestation de notre volonté de travailler au retour de la paix et au respect des droits de l’homme, en Côte d’Ivoire avec pour référence les normes légales dans nos pays. Ce sera également une étape d’évaluation des différents actes posés depuis plusieurs mois. Pendant qu’il est encore temps pour aider ce pays à se relever, nous invitons tous ceux qui peuvent nous aider à faire la paix en vue d’une reconstruction, à se mobiliser. Mais ces assises sont aussi réputées à lever les contradictions qui freinent par moments notre élan à bien faire. Ainsi, en plus ou à côté des questions qui sont déclinées dans la partie « plénière 1 » du programme (ci-dessous), il faudrait répondre dans vos contributions aux questions qui seront traitées dans les ateliers. Ce sont les trois sous-thèmes : 1) Etat des lieux de la résistance après presque deux ans de lutte (Commission I) ; 2) Objectifs, stratégies et moyens de lutte

(Commission II) ; 3) Instruments et cadre de lutte (Commission III). Les contributions sont attendues à etatsgeneraux30mars@yahoo.fr.
Lieu : Espace Matières Grises : 4, Rue Olivier Metra 75020 Paris ; Accès : Métro Jourdain
ou Place des Fêtes (Ligne 11) ; En voiture Porte des Lilas, Porte du Pré Saint Gervais et Porte de Bagnolet ; En Bus le N° 60

Programme des états généraux

Modération du Comité scientifique

12h30 – 13h00 : Accueil du public ;

Séance plénière 1 : (13h00 – 15h50)  

13h00 – 13h10 : Présentation de délégations et personnalités présentes ;

13h10 – 13h30 : Allocution d’ouverture qui décline l’esprit des états généraux ;

13h30 – 13h50 : Intervention d’Alain Cappeau, Conseiller Spécial du Président Gbagbo « Après la CPI quel avenir pour Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, et au delà, en Afrique ? » ;

13h50 – 15h50 : Exposés de propositions et de contributions des mouvements de résistance et autres personnes de la lutte (et/ou invitées), autour des thèmes : Quel bilan après plus de 23 mois de lutte (résistance) ? Quel objectif, quelles stratégies et avec quels moyens dans la résistance ? Quel cadre paraît le mieux approprié en vue de la mutualisation des forces (expériences, compétences, ...) ?
Travaux en ateliers : (15h50 – 17h00)

15h50 – 17h00 : Travaux en ateliers ;

17h00 – 17h25 : Pause café - collation ;

Séance plénière 2 : (17h25 – 19h05)

17h25 – 18h30 : Restitutions des travaux et débats ;

18h30 – 18h40 : Présentation de l’organigramme (équipes de travail de la Diaspora) ;

18h40 – 19h05 : Discours de clôture !

19h05 – 19h45 : Agapes !!!

Contacts : 06 26 07 13 47 / 06 51 23 51 12 / 06 09 43 03 98 / etatsgeneraux30mars@yahoo.fr



La résistance africaine - Etats généraux pour la paix et le respect des droits de l’Homme  en Côte d’Ivoire
  1. CONTEXTE DES ETATS GENERAUX

Depuis le 11 avril 2011, qu’une certaine communauté internationale impérialiste coalisée, a eu raison du pouvoir constitutionnel d’Abidjan, la Côte d’Ivoire est aux mains d’un pouvoir illégitime installé dans le sang, et vomi par les Ivoiriens dans leur majorité. Le Président constitutionnel Laurent GBAGBO, lui, a été enlevé puis déporté à la Haye où il est détenu injustement en captivité depuis presque deux ans.

Comme un seul homme, partout dans le monde, les Ivoiriens, amis de la Côte d’Ivoire et toutes les personnes éprises de justice se sont levées pour exprimer leur indignation face à cette injustice. Particulièrement, la diaspora ivoirienne en France a été des plus actives dans cette lutte contre l’imposture en Côte d’ Ivoire. Contre vents et marées, dans l’émotion, dans la colère, et de façon spontanée, elle s’est mobilisée, elle a donné de la voix, elle a manifesté, elle a occupé les rues et beaucoup parmi les manifestants ont été battus, humiliés etc.

Comme résultat face à l’adversité, des avancées ont été obtenus par la mobilisation, des lignes ont bougée en notre faveur. Beaucoup a donc été fait, et le Président Laurent GBAGBO n’a pas manqué de le souligner lors de son audience du 19 au 28 février 2013. Mais, comme on peut le constater, le Président Laurent GBAGBO n’est pas libre, et incidemment tous les autres prisonniers détenus de façon arbitraire ; et tant que la restauration de l'Etat de droit dans notre pays n’est pas effectif, l’objectif n’est pas atteint. Face donc à ces défis immédiats, mais aussi à ceux à venir, la diaspora doit complètement intégrer les enjeux et leur taille. Pour cela elle doit s’organiser, car l’organisation est le point central de toute activité humaine.

L’idée des états généraux est pour recentrer la résistance après bientôt deux ans de lutte, menée par des braves garçons, filles, hommes, femmes, jeunes, moins jeunes. Il s’agit là, de marquer un point d’honneur sur les actes de tous ceux qui à un moment où à un autre de cette lutte ont donné de leur temps, de leur énergie et les moyens, puis saluer et féliciter tous les résistants.

L’idée des états généraux est aussi le temps des bilans. Cela commande de revisiter tout ce que nous avons fait afin d’adapter les méthodes de notre combat. C'est-à-dire évaluer nos forces et faiblesses, de donner de l’espérance à nos concitoyens, identifier des éléments pour renforcer les capacités de la résistance aux fins de la rendre plus efficiente, ....


 

Le choix des thèmes à discuter se justifie par le contexte de redéfinition des stratégies de luttes, d’établir l’ordre des priorités, d’observer la solidarité et la discipline, d’intégrer la division du travail et la reconnaissance des mérites de l’autre. L’humilité et la tolérance doivent nous guider. Tout cela doit se traduire dans les faits par notre volonté de mener des actions plus efficaces, ayant plus d’impacts et tenant comptes des nouveaux enjeux démocratie et de liberté des peuples.

L’organisation de ces états généraux devra permettre une série de réflexions que la diaspora qui résiste devra mener sur les questions cruciales et actuelles, notamment :

  1. Quel bilan après plus de 23 mois de lutte (résistance) ?

  2. Quelles insuffisances, s’il en existe, faut-il corriger ?

  3. Quel cadre paraît le mieux approprié en vue de la mutualisation des forces (expériences, compétences, ...) ?

  4. Quel objectif et quelles stratégies pour quels moyens dans la résistance ?

Une méthodologie claire guidera toutes les démarches et l’organisation de ces états généraux.


 

  1. OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS

    1. OBJECTIFS

  • Faire un état des lieux de la résistance, en mettant un point d’honneur sur nos contradictions principales ;

  • Recadrer et définir de nouvelles stratégies de lutte ;

  • Recenser et recentrer nos moyens de lutte afin de les aligner aux stratégies définies ;

  • Susciter la création d’un nouveau cadre d’union adapté au type de défis auxquels nous sommes confrontés ;

  • Identifier dans les différents mouvements de lutte, les acteurs clés ou les ressources humaines susceptibles de travailler sur les chantiers disponibles ;

  • Contribuer à la valorisation de la diaspora ;


 

    1. RESULTATS ATTENDUS

Les états généraux de la résistance visent à organiser la diaspora en France et (ensuite dans le monde) et à offrir aux participants, des instruments et méthodologies nécessaires à la conception et à l’élaboration des stratégies, et la définition des moyens pour la lutte contre un système impérialiste finement organisé.


 

  1. METHODOLOGIE

Il faut distinguer ici deux niveaux dans la démarche :

  1. Niveau scientifique : le contenu et les instruments de réflexion aux états généraux.

  2. Niveau organisation pratique : ordonnancement des activités au cours des états généraux.

  1. NIVEAU SCIENTIFIQUE

Les travaux en commission

Trois sous thèmes vont faire l’objet de réflexions approfondies dans trois commissions :

Sous thème 1 : Etat des lieux de la résistance après presque deux ans de lutte.

Sous thème 2 : Objectifs, stratégies et moyens de lutte à terme.

Sous thème 3 : Instruments et cadre de lutte.

  • Commission I : Sous thème 1

  • Commission II : Sous thème 2

  • Commission III : Sous thème 3

La méthodologie au plan scientifique s’appuiera sur la confection d’un document d’information, d’orientation et de travail des participants. L’élaboration de ce document est un aspect essentiel de la préparation des états généraux.


 

Esquisse du sommaire du document technique de base

 

Pour les travaux en commissions, les présidents de commission disposeront d’un document de base comprenant :

  1. Les termes de référence des états généraux ;

  2. Les informations générales sur la résistance ;

  3. Fiches techniques d’orientation et de travail des participants dans les différentes commissions.

Rapport de commission

A la fin des travaux en commission, les présidents des commissions, devront présenter un rapport de commission qui s’articule autour des points suivants :

  1. Déroulement des travaux en atelier

  • le bureau de séance de la commission : Président, modérateur, rapporteurs

  • La liste des participants

  • La méthodologie de travail adoptée en commission

  1. Synthèse des travaux en atelier

  • La synthèse des échanges et des contributions

 

 

  1. NIVEAU ORGANISATION PRATIQUE

Un comité d’organisation a été mis en place pour l’organisation pratique des états généraux.

 

 

 

  1. PARTICIPANTS AUX TRAVAUX

 

Prendront part aux travaux :

  1. Les associations et mouvements de lutte de la diaspora ;

  2. Les partis et mouvements politiques et autres invités ;

 

  1. LIEU ET DUREE

 

Les états généraux tiendront sur une journée, le 30 mars, de 10 à 20h

Adresse : 4, Rue Olivier Metra, Paris 20ème

 

  1. CALENDRIER DE TRAVAIL

Programme des états généraux

Modération du Comité scientifique

12h30 – 13h00 : Accueil du public ;

Séance plénière 1 : (13h00 – 15h50)

13h00 – 13h10 : Présentation de délégations et personnalités présentes ;

13h10 – 13h30 : Allocution d’ouverture qui décline l’esprit des états généraux ;

13h30 – 13h50 : Intervention d’Alain Cappeau, Conseiller Spécial du Président Gbagbo « Est-on réaliste de penser que Gbagbo c’est fini ? » ;

13h50 – 15h50 : Exposés de propositions et de contributions des mouvements de résistance et autres personnes de la lutte (et/ou invitées), autour des thèmes : Quel bilan après plus de 23 mois de lutte (résistance) ? Quel objectif et quelles stratégies pour quels moyens dans la résistance ? Quel cadre paraît le mieux approprié en vue de la mutualisation des forces (expériences, compétences, ...) ?

Travaux en commissions : (15h50 – 17h00)

15h50 – 17h00 : Travaux en ateliers ;

17h00 – 17h25 : Pause café - collation ;

Séance plénière 2 : (17h25 – 19h05)

17h25 – 18h30 : Restitutions des travaux et débats ;

18h30 – 18h40 : Présentation de l’organigramme (équipes de travail de la Diaspora) ;

18h40 – 19h05 : Discours de clôture !

19h05 – 19h45 : Agapes !!!

VII. CONTACTS ET ADRESSES DES ORGANISATEURS

 

Secrétariat des états généraux :

Téléphone : 00336 26 07 13 47 / 00336 51 23 51 12 / 00336 09 43 03 98 / 00336 06 72 78 / 00337 77 34 17 21

Télécopie :

E-mail : Etatsgeneraux30mars@yahoo.fr

 





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