La qualité de la viande vendue sur le marché de Niakara dégage une odeur d’essence.

CIVOX.NET
Dimanche 2 Avril 2017 - 20:34


 

Des ménagères de la ville de       Niakara (Centre-nord, région du Hambol) qui se sont confiées à l'AIP samedi, ont exprimé leur courroux relativement à la qualité de la viande vendue ce jour par l'unique boucherie locale arguant cette marchandise « est impropre à la consommation car dégageant à la cuisson ou à la dégustation, une pestilentielle odeur d'essence ».

Selon des témoignages concordants de plusieurs ménagères, dont celui de dame Awa Ballo (29 ans), ménagère à Niakara, la viande de bœuf proposée à la vente par le boucher de service ce samedi matin « a été sûrement imbibée d'un produit dangereux, une substance indétectable lors de la manipulation ».

« C'est seulement lorsque ma sauce était en ébullition sur le feu qu'une forte odeur d'essence a envahi ma cuisine », a-t-elle fait savoir. Un témoignage corroboré par des pères de famille, qui ont affirmé « n'avoir constaté cette pestilentielle odeur d'essence que pendant la dégustation ».

Tous mettent en cause la qualité de la viande vendue par les bouchers de la localité, et surtout le silence du service vétérinaire, structure locale en charge de la certification d'animaux à quatre pattes issus d'élevage avant toute consommation privée ou toute vente et ce, après l'abattage.

Le représentant local du Ministère des ressources animales et halieutiques (MIRAH), Sahin Dibo Thimotée, contacté par l'AIP, a soutenu que ses services ont procédé au contrôle de la viande incriminée avant la mise en vente.

Cependant, une source proche des acteurs de la commercialisation du bétail entre les pays limitrophes et Abidjan a révélé que « parfois lorsqu'un bœuf est mal en point lors du trajet, des convoyeurs véreux le vendent juste après lui avoir fait inhaler de l'eau au savon ou de l'essence, la bête, alors revigorée et excitée, s'agite, conservant ainsi sa valeur marchande.

(AIP)





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