La naturalisation de Blaise Compaoré par Ouattara: Une persistance dans l'irrespect des normes, la falsification tous azimuts et la prostitution de la République.

Mercredi 24 Février 2016 - 20:08


Blaise Compaoré, Ex-président du Burkina Fasso
Blaise Compaoré, Ex-président du Burkina Fasso
Les personnes qui accordaient des intentions positives, intentions motivées par de nobles sentiments, au régime installé au pouvoir en Côte d’Ivoire dans le sang et le crime, devraient se raviser. En tout cas, au moins depuis le déroulement de la grotesque mise en scène politico médiatique qui a cours à La Haye au Pays-Bas, sous la dénomination de «  procès de Laurent Gbagbo  ». Certes, il n’y a pas plus sourd que celui qui refuse d’entendre, ni plus aveugle que celui qui s’obstine à refuser de voir  ; mais, dans cette vie où le hasard n’est que la manifestation de ce qu’on n’a pas eu la possibilité de voir venir, les faits que même le plus grand falsificateur ne peut cacher, devraient faire sauter les écailles des yeux de ceux qui ne veulent pas voir la vérité dans le régime ivoirien actuel dont les maîtres semblent abonné au mal .
L’homme que la France et l’ONU ont imposé aux Ivoiriens sans lésiner sur aucun crime est viscéralement opposé au respect des normes, à commencer par la norme légale. Comme certaines théories sociologiques, qui proclament qu’un enfant adultérin finit toujours par être lui-même adultère, on en arriverait à penser que Monsieur Alassane Dramane Ouattara dit ADO est définitivement réfractaire au respect des normes et des lois, parce qu’il est arrivé sur la scène politique ivoirienne par effraction, par l’irrespect des lois. En effet, au début des années 1990, lorsque Félix Houphouët-Boigny est contraint, par la Finance internationale, de confier des responsabilités gouvernementales à cet homme, jusqu’à le nommer Premier Ministre, nous nous trouvions dans une logique absolument illégale, la Constitution ivoirienne ne prévoyant pas le poste de Premier Ministre. Houphouët, qui gérait ce pays comme un royaume où la loi, c’était ce qu’il décidait, a donc nommé ADO au poste de Premier Ministre, en dehors de toute considération légale ou constitutionnelle. Inutile de revenir sur les péripéties de l’action émaillée de mépris des normes et de la loi du Premier Ministre d’Houphouët. Cela lui réussit tant qu’à la mort du premier président ivoirien, ADO piétina la disposition constitutionnelle en vigueur et voulut s’installer dans le fauteuil de président de la république. Évidemment, l’appétit venant en mangeant, cet homme issu de l’illégalité ne voulait plus se donner la moindre limite. Et ce ne fut pas la résistance temporaire qui l’emmena à se retirer du pays quelques temps qui le ramènera à la raison. Il fit, impunément, des déclarations de lèse république, du genre «  je rendrai ce pays ingouvernable  », proféra toutes sortes de méchants mensonges contre la Côte d’Ivoire et ses dirigeants, brandit du faux sur sa nationalité, jusqu’à lever une rébellion sanguinaire qui défigura totalement le pays, pour finalement, avec les actions militaires et diplomatiques de la France et de l’ONU, se faire octroyer, dans le faux et le crime, une victoire électorale des plus improbables. La suite, c’est une Côte d’Ivoire exsangue, où l’insécurité est reine, la gabegie est la norme, le faux est au centre de tout. À La Haye au Pays-Bas, on organise une parodie de procès dont l’objectif est clairement de condamner, à tout prix, le président Laurent Gbagbo.
Avec Alassane Dramane Ouattara, tout baigne dans l’irrespect des normes et des lois depuis toujours. Et la naturalisation de l’ex dirigeant Burkinabé, Blaise Compaoré, pour le mettre à l’abri des lois de son pays, n’est que la logique dans laquelle Ouattara est arrivé en Côte d’Ivoire, et dans laquelle il a été installé au sommet de l’Etat, un Etat dont il ne se croit astreint au respect de la moindre norme ni légale, ni d’aucune sorte. Car, Blaise Compaoré ne remplit aucune condition pour être éligible à la naturalisation ivoirienne. Les dispositions réglementaires pour bénéficier de la nationalité ivoirienne ne peuvent permettre à cet homme, sous le coup d’une poursuite judiciaire dans son pays d’origine, un homme qui est soupçonné de crimes graves,  qui ne peut rien apporter de positif à la nation ivoirienne, de devenir Ivoirien  ; même s’il est depuis toujours le mari de notre sœur Chantal Terrasson, qui est d’ailleurs aujourd’hui plus autre chose qu’Ivoirienne. Ce ne sont pas les hors-la-loi qu’on naturalise dans les pays  ! C’est vrai que cette Côte d’Ivoire qui a accueilli toutes sortes de malfrats à la faveur de la rébellion, est aujourd’hui sans repère et tout s’y trouve sous le sceau de la falsification!  Mais, tout de même, n’y a-t-il aucune limite à l’usage du faux, au mépris de tout, pour cet homme dans ce pays  ? À ce propos, «  les peuples n’ayant que les dirigeants qu’ils méritent  », on peut comprendre que les Ivoiriens méritent ce qui leur arrive, à savoir, le manque total de considération à leur égard de la part de celui qui les dirige  ! Mais les Burkinabés, eux qui n’ont pas pour dirigeant cet homme qui ne respecte aucune norme, méritent-ils qu’on use de faux, de falsification et d’illégalité avérée, pour faire obstacle à la justice dans leur pays  ? Et puis, en considérant que Compaoré soit effectivement devenu Ivoirien, son protecteur actuel se croit-t-il éternel, pour éternellement le couvrir avec le faux  ? Par ailleurs, Blaise Compaoré est-t-il certain d’être à l’abri de toute élursuite dans ce pays appelé la Côte d’Ivoire  ?  Il faut savoir que demain, c’est la secret le mieux gardé…
Nous attendons de voir  !

            

       NDA ADJOUA SUZANNE
                                                                                     
 




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