La guerre de l'eau entre l'Afrique et l'Europe. Par Jean-Paul Pougala

Mercredi 4 Septembre 2013 - 07:58


Fleuve Congo
Fleuve Congo
Il existe une carte d’Afrique qu’ont sur leur table presque tous les dirigeants politiques européens. Et cette carte, presqu’aucun dirigeant africain n’est au courant de son existence.
Cette carte est aussi très probablement le théâtre des futures guerres africaines. Ce sont des zones dont les dirigeants seront bientôt investis par les medias occidentaux de « dictateur » et leurs gouvernements deviendront des « régimes »  comme refrain de la bouche des mêmes journalistes et pseudo-experts de l’Afrique, depuis un bureau parisien ou londonien. Cette carte est la cartographie des réserves souterraines d’eau douce en Afrique.

La question de la pénurie d’eau potable est un sujet Top-Secret en Europe. Parce que ce dossier est même pire que la désertification industrielle en cours et qui met tellement de monde au chômage, parce que c’est tout au plus un problème cyclique. Surtout qu’en économie, aucun pays, aucun continent ne peut être sinistré à l’infini. Il arrivera un moment où la misère deviendra un atout pour arracher son avantage comparatif aux autres nations, aux autres continents. Donc, l’Europe est plus inquiète de la pénurie d’eau potable que du chômage, parce que plus les années passent et plus ce problème s’empire sans qu’on sache trop bien comment le résoudre.

Voilà pourquoi l’Afrique a été prise comme cible. Il est prévu que des citernes d’eau douce seront chargées quotidiennement des ports africains pour alimenter la vie en Europe, de l’eau pour la cuisine, à celle pour boire en passant par l’eau pour se laver, pour laver la vaisselle, les habits etc… Les entrainements ont déjà débuté.
Les stratégies pour tromper l'Afrique

L’Europe se prépare à importer des bateaux d’eau d’Afrique, oui, mais gratuitement, sans payer. Pour y parvenir, depuis des décennies, plusieurs stratégies sont mises en place et elles marchent plutôt bien.

1-    Faire taire les informations sur la situation calamiteuse du manque d’eau en Europe. Selon l’OMS, 40 enfants meurent chaque jour en Europe de diarrhée à cause de manque d’eau ou de la mauvaise qualité de l’eau.

2-    Matraquage médiatique sur le réchauffement climatique et les conséquences catastrophiques pour l’Afrique.  Il arrive que souvent, même des professeurs d’universités africaines, en bonne foi,  participent à cette mascarade, allant jusqu’à organiser des départements pour le réchauffement climatique, ou alors les conférences sur le thème. Et comme on pouvait l’attendre, ces initiatives sont généreusement financées par les gouvernants européens et les ONG qui les accompagnent dans cette initiative de manipulation des cerveaux.  Ainsi, selon cette propagande, l’Afrique serait le continent qui souffrirait le plus du prétendu réchauffement climatique, où ses cours d’eau vont sécher, les lacs vont disparaitre et comme conséquence, les Africains vont tout simplement disparaitre.
Tout ceci est faux, bien évidemment, parce que l’eau dont les Africains ont besoin est souterraine, bien à l’abri de tout changement climatique et il manque juste des moyens financiers pour aller la chercher à la distribuer dans toutes les maisons.  Et le changement climatique est un mensonge gros comme un éléphant et tous le savent, parce que lorsqu’on observe le monde passé sur une période de plusieurs millions d’années, on se rend compte que même la Bible qui n’est pas un document historique parle d’un déluge non prévu. La disparition subite des dinosaures montre que notre monde est changeant et qu’à chaque époque corresponde des dominants sans que cela remette en cause la survie même de la planète.

3-    Convaincre les Africains de manquer d’eau. Avec l’entremise des ONG complices, il est distillé une information fausse dans la tête des Africains selon laquelle l’Afrique manque d’eau, les Africains meurent par millions à cause du manque d’eau etc… Et mêmes les Nations Unies font partie de la mascarade en multipliant des pseudo-conférences sur ce sujet.

4-    Créer des pseudo-projets pour soi-disant aider les africains à disposer de l’eau qui leur manque. Comme j’ai déjà eu à le dénoncer dans mon livre « In Fuga dalle tenebre »  Einaudi 2007, j’ai procédé moi-même à faire analyser les eaux provenant des multiples fontaines installées avec les financements des missions dites de coopération avec les pays européens. Et le résultat était accablant où plus de la moitié des puis étaient contaminés, c’est-à-dire que l’eau qui y sortait était polluée, devenant un vrai poison.
Au début, j’avais conclu pour de l’amateurisme où l’incompétence de ces philanthropes d’un nouveau genre. Avant de comprendre des années après que c’était voulu, parce qu’il vaut mieux que les Africains consomment de l’eau polluée que de s’attaquer la réserve d’eau qui servira demain à l’Europe.  Voici la situation. Le problème que ces géostratèges européens bien aguerris mettent dans leur catalogue et bilan est que les Africains font trop de kilomètres pour aller chercher l’eau potable. Et donc, on met un puits au village. Ce qu’ils font semblant de ne pas comprendre est que les ancêtres des Africains qui faisait un tel long parcours étaient conscients depuis la nuit des temps, qu’ils n’avaient pas, contrairement aux Romains par exemple, trouver la solution aux problèmes sanitaires des eaux usées, encore moins à celui des excréments humains.
Et c’est dans l’impossibilité de solutionner ces 2 épineux problèmes sanitaires qu’à l’origine les Africains parcouraient des kilomètres pour aller chercher l’eau potable. Avec l’installation des puits au cœur du village, on empoisonne la population, car avec des toilettes creusées  dans la terre, on a à la fin que le puits est un gros trou au centre d’un ensemble de petits trous où les habitants déposent leurs excréments. Et avec le système de vase communiquant entre les centaines de petits trous d’excréments et le puits au centre, l’eau qui est puisée est pleine de micro–organismes qui ont eu le temps de se cultiver dans les petits trous avec une température qui peut atteindre 40°C et les mouches sont suffisamment nombreuses pour donner leur contribution à l’Union Européenne dans son œuvre d’empoisonner la population.

Le tabou du manque d'eau potable en Europe

Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), 1 Européen sur 5 n’a pas d’eau potable. C’est-à-dire que 100 millions d’Européens souffrent au quotidien du manque d’eau potable avec les maladies qui s’en suivent. En 2006, l’OMS avait ainsi dénombré dans l’espace européen environ 170 000 cas de maladies d’origine hydrique : diarrhées, hépatite A, fièvre typhoïde...
C’est ce qui va expliquer qu’en janvier 2007, à Genève, les représentants des pays européens vont se rencontrer pour lancer finalement le protocole sur l’eau et la santé. Alors que le sujet était resté tabou jusqu’alors, ce protocole sera le tout premier traité visant à réduire le nombre de décès et de maladies liées à l’eau en Europe. Après le cri d’alarme de l’OMS, ils étaient tous conscients du manque d’enjeu des engagements pris deux ans plus tôt, c’est-à-dire en 2005, pour la seconde Décennie de l’eau, pour la période 2005-2015. Mais ce nouveau protocole plus ambitieux a-t-il amélioré le quotidien des Européens en matière de la disponibilité en eau potable ? Et la situation en Amérique du Nord ? Nous allons y voir plus clair dans les lignes qui suivent.

Poisson toxique

Lorsque vous allez en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique, évitez de boire de l’eau du robinet, parce que même si elle est jugée potable, c’est-à-dire selon la législation, force est de constater que cette dernière  est plutôt très laxiste et tolérante par rapport à certains résidus de pesticides et un taux de plomb très élevé. Evitez de manger du poisson, parce que dans des Etats comme la Floride, il est certifié que les poissons vendus aux consommateurs sont toxiques.

En Occident, les mers, les rivières, les fleuves et les bordures d’océans sont à tel point pollués que les poissons qui sont servis au quotidien sur ces marchés sont de véritables poisons, sont impropres à la consommation humaine.  Et pourquoi ne l’interdit-on pas ? Parce qu’en démocratie avancée, il faut tenir compte d’abord du poids de ceux qui votent. Ainsi, les pêcheurs doivent être ménagés pour ne pas faire perdre des voix aux prochaines élections locales ou nationales.

D’après un communiqué de l'Agence française de sécurité alimentaire (Anses), publié le 5 juillet 2013, dit qu’à cause de la contamination des poissons vendus en France au mercure et au PCB, l’Agence recommande de réduire sa consommation et ne manger le poisson que deux fois par semaine. Au-delà, vous risquez de mourir.  Le communiqué rendu public par l’AFP va plus loin pour les poissons des rivières et des lacs, appelés « eau douce » et récite ceci :

« La consommation des poissons d'eau douce dits bio-accumulateurs, comme l'anguille, le barbeau, la brème, la carpe ou le silure doit être limitée à deux fois par mois et à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes. Les enfants de moins de trois ans, les petites filles et les adolescentes sont aussi concernés par ces recommandations. Pour ce dernier groupe de population, il est interdit de manger les poissons prédateurs sauvages comme la lotte, le bar, la bonite, l'anguille, le grenadier, le flétan, le brochet, la dorade, la raie, le sabre ou le thon. L'espadon, le marlin, le siki en raison d'un risque de contamination au mercure. »

Le drame est bien celui-là : si on ne peut pas manger le poisson qui vient d’une rivière, parce que malgré les dépurateurs et divers contrôles, le niveau de pollution est aux étoiles, comment peut-on ensuite appeler POTABLE et conseiller de boire dans les maisons de l’eau du robinet vient de cette même rivière ?

Comme si ça ne suffisait pas...

Selon la directive européenne sur l’eau (EU Water Framework Directive), à partir de 2015, on dira qu’une eau est potable dans l’Union Européenne, sur la base de l’état chimique de 33 polluants dits prioritaires. Oui, mais voilà, le choix de ces 33 produits répond plus à une logique des pressions des lobbies des industries chimiques qu’à un réel besoin de santé publique.

Le 1er Mai 2011, dans la revue Science Direct apparait le résultat d’une étude très sérieuse réalisée par 10 chercheurs de plusieurs pays européens réunis autour du Centre Helmholtz de recherche environnementale (UFZ), étude réalisée sur les plus importants fleuves en Europe, avec le titre :

Total Environment: A new risk assessment approach for the prioritization of 500 classical and emerging organic micro contaminants as potential river basin specific pollutants under the European Water Framework Directive.

Ces scientifiques ont recherché les polluants présents dans l’eau des bassins de l’Elbe (République Tchèque / Allemagne), du Danube (fleuve qui traverse 10 pays européens), de l’Escaut (Belgique) et des rivières de Llobregat (Espagne). Et ce, à travers 750 analyses sur 5 millions de prélèvements. Les résultats sont époustouflants. D’abord, les 2/3 des polluants sont des pesticides. Or, ces pesticides ne font pas partie des 33 polluants que l’UE demande de rechercher. C’est-à-dire que lorsque le consommateur européen boit un verre d’eau jugée potable selon la directive européenne, cette eau contient en effet des poisons que l’UE a décidé de ne pas classer sur les 33 polluants. Pas parce qu’ils sont moins toxiques, mais juste parce que ce sont les parents pauvres de la filière chimique qui, parce que comptant peu économiquement, ont eu la malchance d’être choisie pour faire partie des 33 polluants.

Ainsi, un des scientifiques qui ont mené l'enquête, le Dr Peter von der Ohe, chercheur à l’UFZ, déclare :

"Aucun de ces pesticides n’est sur la liste des 33 polluants prioritaires, qui doivent être surveillés par les autorités dans toute l’UE (…). La terbuthylazine est un composé structurellement lié aux polluants simazine et atrazine, dont l’usage est interdit. Aujourd’hui, la majorité des substances présentes n’est pas répertoriée, alors que des produits chimiques ont été interdits et ne sont plus utilisés. La Directive Cadre européenne sur l’Eau devrait s’assurer à l’avenir, non seulement de répertorier les substances chimiques présentes, mais aussi de surveiller leurs effets. Les autorités européennes portent étrangement trop peu d’attention aux pesticides alors qu’ils sont plus toxiques et dangereux. Voilà pourquoi la liste des polluants prioritaires doit être révisée».

En d’autres termes, il y a des produits chimiques qui sont interdits dans l’Union Européenne pour leur dangerosité, mais qui se retrouvent étrangement dans l’eau qu’on va boire, parce que l’UE interdit, oui, mais ne va plus contrôler si ce produit rentre dans la composition d’autres produits ou non.

Durant leurs recherches sur les 500 polluants,  le plus présent, était le diéthylhexyl phtalate (DEHP), un polluant très toxique considéré comme un perturbateur endocrinien. Les perturbateurs endocriniens (PE) sont « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement de toutes les glandes à sécrétion interne.

Drapeau rouge = excréments humains sur les plages

En Europe, afin d’assurer la santé et la sécurité des baigneurs et des touristes, il existe des drapeaux pour indiquer l’état du danger. Si vous vous posez la question de savoir ce que signifie le « drapeau rouge » des plages, on va vous répondre : « baignade interdite». Mais en tant que géostratège, vous ne pouvez pas vous arrêter à cette première question. Autre question : Et pourquoi on ne peut pas se baigner dans la mer, le lac ou le fleuve ? A cette simple question, vous débouchez sur un des secrets les mieux gardés des élus européens, y compris ceux qui ont basé leurs fonds de commerce politique sur les problèmes environnementaux.

Lorsque vous voyez un drapeau rouge sur une plage européenne, cela veut tout simplement signifier dans la plupart des cas, qu’il y a des excréments humains en très grande quantité et en gros morceaux sur la plage et dans l’eau où les citoyens veulent aller nager. Souvent, le drapeau n’est pas hissé très tôt et ce sont les nageurs qui se retrouvent avec des morceaux d’excréments au visage ou dans les cheveux. C’est en tout cas ce qui s’est passé le mois d’Aout 2013 dans de nombreuses plages européennes.

Par exemple, le 8 Aout 2013, c’est le journal régional français Sud-Ouest qui publie la photo des eaux d’égouts de la ville de Biarritz se déversant directement sur la plage ou dans la mer. En sachant bien que les vagues vont bientôt ramener sur les plages ces matières fécales. Plusieurs élus politiques furent interrogés par le journal pour solutionner au plus vite ce problème et quelle ne fut la surprise du journaliste d’avoir une réponse de résignation à cause du manque d’argent. Et j’ajoute, à cause aussi du manque de créativité des politiciens. Le politicien devrait être quelqu’un capable de trouver des solutions dans des situations impossibles. Au lieu de cela, ils se sont tous défilé. Un deux, un certain Peio Claverie répond tout aussi fièrement que résigné  en tenant ces propos :
« Personne n’a de solution miracle face à ce problème. Il faut rester humble mais accepter aussi avec courage de se retrousser les manches et d’investir dans le réseau sanitaire des sommes considérables, pour les générations futures, l’économie et l’environnement de Biarritz ».

Oui, vous l’avez bien compris : au moment où des ONG européennes de tout bord se bousculent en Afrique, et de surcroit, sans argent pour apporter gracieusement aux Africains des solutions au problème de l’eau, ils sont tout-à-fait incapables d’en apporter à leurs propres peuples en Europe. Et de plus, chez eux, ce sont les politiciens qui affirment qu’ils ne savent plus quoi faire pour assainir leurs eaux usées et surtout, ne plus les déverser n’importe comment dans la nature, dans la mer, sur les plages.

L'eau potable mais empoisonée à l'arsenic

L’arsenic est l’un des poisons les plus dangereux au monde. C’est celui avec lequel l’Empereur français Napoléon Ier a été assassiné. Il est aujourd’hui utilisé dans la fabrication des insecticides et des raticides, très efficace pour tuer les nuisibles. L’Organisation Mondiale de la Santé a établi qu’au-dessus de 10 microgrammes d’arsenic par litre d’eau, il devient dangereux pour la santé. Il est alors responsable de divers cancers : cancer des poumons, de la peau, de la vessie, des reins, du foie… Il est aussi responsable des maladies cardio-vasculaires. Plusieurs morts par crise cardiaque sont dues à l’arsenic. Lorsque quelqu’un est assassiné à l’arsenic, le médecin légiste, pour le savoir, étudie des terminaisons du corps de la victime comme les cheveux, car ce poison, bu généralement dans l’eau, se fixe très rapidement dans les cheveux et les ongles. Les symptômes d'intoxication à l’arsenic sont généralement les maux de tête, les douleurs abdominales, l’étourdissement et le vomissement lorsque les doses sont faibles et à très forte dose, c’est le coma et la mort qui s’en suivent immédiatement, parce que les organes vitaux du corps humain comme  le cœur, le cerveau, les reins et le foie sont  vite foudroyés.

En Europe, la plupart des eaux jugées propres à boire par les êtres humaines sont en effet empoisonnées à l’arsenic. Que ce soit l’eau du robinet que l’eau en bouteille. En France, par  exemple, pour ne pas fâcher les producteurs des eaux minérales, il n’existe aucun contrôle, aucune norme, aucune limite et donc aucune indication sur les étiquettes des eaux minérales de la présence et la quantité d’arsenic. C’est ce qui fait dire en France que l’eau du robinet est plus saine que l’eau minérale en bouteille. Oui, on le dit, sans jamais expliquer pourquoi. C’est très grave, parce que cela ne se passe pas en Corée du Nord. Et la plupart des ONG qui sont si gentilles pour s’occuper d’approvisionner les Africains en eau, tournent tous la tête ailleurs, puisque souvent, pour aller en Afrique, elles sont financées aussi et surtout par ces mêmes industries qui vendent ce poison. Le plus paradoxale est lorsque les plus grands sommets et réunions au plus haut niveau en Afrique se tiennent avec sur la table, ces bouteilles d’eau françaises à l’arsenic. Alors que les eaux africaines sont réputées être les plus pures et plus saines au monde par l’absence des industries polluantes et de l’élevage intensif. Le mensuel français 60 Millions de Consommateurs a publié le 25 mars 2013 le résultat d’une enquête menée en testant 47 bouteilles d’eau minérale prises dans le commerce. Ce résultat repris dans le numéro d’Avril 2013 est des plus surprenants, avec les marques les plus connues, pour ne pas dire la plus connue, qui y figure et résulte être contaminée surtout au pesticide, au cosmétique et aux produits pharmaceutiques.

Selon l’OMS, au-dessus de 20 milligrammes d’arsenic par litre dans l’eau du robinet ou dans la bouteille d’eau minérale, celui qui la boit mettra 10 ans pour développer le cancer des reins ou des poumons.  Et mon pari depuis toujours est que tôt ou tard, le peuple européen saura que ses politiciens le trompent et ce jour-là, les eaux minérales africaines seront recherchées comme des pépites d’or.
L'eau du robinet empoisonnée dans 128 communes italiennes selon l'UE

Le 28 Octobre 2010, la Commission Européenne à Bruxelles prend une curieuse décision avec la référence : C(2010)7605. A la lecture des premières lignes, on a l’impression de se trouver devant l’énième document ennuyeux que promulgue cette Institution. Mais plus on avance dans la lecture et plus on se rend compte qu’il  y a quelque chose qui ne va pas. L’intrigue y est dans chaque chapitre. On a l’impression de lire la préface d’un roman d’horreur. Et de découvrir ensuite, avec stupeur, que l’Europe est en train de refuser de proroger pour la troisième fois aux politiciens italiens le droit de continuer d’empoisonner leurs propres populations avec l’eau du robinet à l’arsenic.
Dans ce document de 66 pages (que vous pourrez télécharger sur le site www.pougala.org ), la Commission Européenne fait la liste de 128 communes italiennes dans lesquelles la concentration de l’arsenic dépasse souvent allègrement les 50 microgrammes par litre, comme à Velletri, aux portes de la capitale italienne, c’est-à-dire, plus de 5 fois le degré autorisé par l’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS).. Sur ces 128 municipalités, on peut compter 91 communes dans la région de Lazio (Rome), 19 en Toscane (Florence), 10 en Trentino-Alto Adige (Bolzano) et 8 communes en Lombardie (Milan),  La Commission Européenne, par cette décision, oblige l’Italie à ne plus mentir à ses citoyens, mais de leur dire la vérité, c’est-à-dire qu’ils boivent du poison, appelée eau potable du robinet, avec souvent une pensée pieuse pour les pauvres Africains qui n’ont pas la chance d’avoir l’eau à boire.

L’arsenic a empoisonné pratiquement tous les sols d’Europe, à cause de la surutilisation des pesticides pendant trop longtemps. Le pesticide qui pour être efficace et tuer le maximum d’‘insectes qui s’attaquent aux plantes, est fait à base d’arsenic. C’est ainsi qu’avec l’épandage, l’arsenic va couvrir les terres agricoles qui sont ensuite abondamment lessivées avec le ruissellement des eaux de la pluie. Et c’est comme cela que l’arsenic arrive à la nappe phréatique où on va puiser l’eau du robinet, traitée au chlore contre les micro-organismes vivants et non contre les poisons. Il est interdit dans de nombreux pays, mais pas aux USA, qui en fait un usage largement abondant et avec les conséquences dramatiques sur l’alimentation aux Etats-Unis d’Amérique.

100% du riz américain empoisonné à l'arsenic

C’est le 14 Octobre 2012 que le mensuel américain « Consumer Reports » publie le résultat d’une étude réalisée sur 32 types de riz différents et 200 échantillons de produits à base de riz. Le résultat était sans appel : tous les produits étaient contaminés à l’arsenic à des taux supérieurs à la norme consentie par la législation américaine. Tout cela est dû à une eau contaminée, utilisée pour arroser les plantations de riz.

Le magazine nous informe par la même occasion que certains types de riz étaient contaminés par l’arsenic dit "inorganique" qui est un cancérigène humain très dangereux responsable notamment des cancers de la vessie, de la peau et des poumons. Consumer Reports, conclut en nous disant qu'une portion de riz testé contenait entre 3,5 à 6,7 microgrammes d’arsenic inorganique, c'est-à-dire le décès par cancer garanti au bout d'une dizaine d'années d'absorption de ce riz.  

En Europe, les choses ne vont pas mieux. En mai 2013, le Danemark a recommandé aux parents de ne plus servir à leurs enfants le riz et les produits à base du riz comme : le lait de riz, le riz au lait, et les pâtes de riz (ici appelées: nouilles chinoises),  à cause de la présence d’une forte dose d’arsenic dans le riz cultivé au Danemark. C’est un poison qui passe facilement de l’eau aux aliments. Le petit déjeuner quotidien des petits danois à base de céréales au riz soufflé est également interdit.

Les robinets français des plus polluées au monde - Le cas de la Bretagne

Selon l’Union Européenne, 2 000 000 de Français n’ont pas accès à l’eau potable. Les autres ont de l’eau mais polluée à cause de la surutilisation des pesticides  mais aussi de l’élevage intensif. Nous allons voir le cas de la région française de la Bretagne. Cette région représente à peine 7% de la surface agricole française, mais 50% de l’élevage français de volailles, 50% des élevages de porcs et 30% des élevages de bœufs et vaches. Les excréments et urines des élevages sont d’une quantité tellement élevée qu’on ne sait quel miracle faire pour les éliminer. C’est ce qui va expliquer que la quasi-totalité des cours d’eau sont contaminés, et pire encore, même la nappe phréatique est contaminée dans bien d’endroits.

Lors d'une conférence de presse que Sylvie Pradelle, administratrice nationale de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir donne à Paris le 20 Mars 2012, on apprend que 2 750 communes françaises ont l'eau du robinet contaminée. C’est à dire non conforme à la législation française. Mais qu’est-ce que cette norme? C'est que l'eau du robinet peut contenir jusqu'à 50 mg / litre de nitrate. Et au-delà, on retient qu'elle est polluée. En comparaison, les prélèvements que nous avons réalisés dans les villages camerounais d'eau de source présentaient après analyse un résultat d'aucune trace de nitrate, donc, les eaux les plus pures au monde. Et Madame Pradelle de conclure avec tristesse : « Il y a près de deux millions de consommateurs qui paient pour de l'eau significativement polluée (…) les communes françaises qui distribuent de l’eau aux normes y arrivent parce qu’elles potabilisent l’eau grâce à des solutions essentiellement palliatives (dilution de l'eau, dépollutions ou abandon de captages)».

C’est ce qui va expliquer que le 27 février 2012, par un communiqué, la Commission Européenne de Bruxelles nous informe d’avoir traduit les politiciens français devant la Cour Européenne de Justice parce qu’ils continuent d’empoisonner leur propre peuple. Voici ce que récite l’intitulé du  communiqué :

« La Commission européenne traduit la France devant la Cour de justice de l'UE pour n'avoir pas pris les mesures efficaces contre la pollution des eaux par les nitrates (…) La Commission demande donc instamment à la France de prendre des mesures en désignant davantage de zones et en élaborant des plans appropriés pour faire face au problème (…) Mais la lenteur des progrès et l'insuffisance des changements proposés ont conduit la Commission à transférer le dossier à la Cour de justice ».

C’est finalement le jeudi 13 Juin 2013 que tombe la sentence de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) qui condamne la France pour infractions vis-à-vis de la directive nitrates de 1991. L’arrêté  indique une liste de 19 000 communes françaises dites « vulnérables » où les eaux du robinet sont polluées c’est-à-dire au-dessus de 50 mg / L.

Si rien n'est fait dans un délai raisonnable, cette sentence est un simple prélude à une possible amende de plusieurs dizaines de millions d’€, et même à des pénalités journalières jusqu'à 130 000 € par jour.

Voici 4 réactions de personnages publics à cette condamnation de la France :

Jean-François Piquot, porte parole de l’association Eau et Rivières de Bretagne : « Les gouvernements français ont préféré appliquer la directive a minima faisant ainsi supporter aux contribuables et aux consommateurs le milliard d’€ que coûte chaque année la pollution des eaux par les nitrates, plutôt que de faire évoluer les systèmes de production agricoles (…). Cette condamnation intervient trois jours après que l’Assemblée nationale (française) a abandonné le projet de taxation des engrais à base d’azote minéral ».

L’eurodéputée Sandrine Bélier : « l’Etat français cède depuis des décennies aux sirènes des lobbies de l’agriculture intensive et s’éloigne de son rôle de garant de l’intérêt général ».

Corinne Lepage, ancienne ministre française de l’Ecologie : « Le déni de réalité dans lequel la France s’enfonce en matière de pollution des eaux nous revient en boomerang avec une double peine : pollution de nos eaux par les nitrates avec les algues vertes, pour lesquelles la cour d’appel de Rennes vient encore de condamner l’Etat (français) et menace de très fortes sanctions pécuniaires ».

Arnaud Gossement, avocat, spécialiste du droit de l’environnement : « ce dossier est sans doute l’un des plus graves échecs pour le droit de l’environnement (…) Il révèle une carence importante du dialogue environnemental ainsi qu’une incapacité de l’Etat à exercer ses pouvoirs de police et à organiser un nouveau modèle agricole ».

L'eau du robinet polluée par les médicaments - L'exemple de l'Allemagne

Comme nous le rapporte le chercheur américain Peter Montague dans la revue scientifique "Rachels Environment and Health Weekly" n°614 du 3 septembre 1998, la première fois que des spécialistes ont mené des recherches sur la présence des médicaments dans l’eau remonte en 1976.  Les tests avaient été réalisés aux USA dans la station d'épuration des eaux de BIG BLUE RIVERS (Kansas City). Il faudra attendre 1997 pour que leurs auteurs aient le courage de révéler ce qu'ils avaient trouvé dans la revue scientifique "LIFE SCIENCE" du 15 janvier 1997. Après que ces auteurs téméraires ont été foudroyés sur la route de Damas de l’industrie pharmaceutique, c’est le silence absolu de la communauté scientifique mondiale.

Pendant ce temps, c’est en 1992 que pris dans l’euphorie de la chute du mur de Berlin et l’unification des 2 Allemagne que les chercheurs vont profiter d’une relative liberté de s’attaquer à ce problème. Ils vont ainsi trouvé dans l'eau de l'acide clofibrique (CA), contenu dans les  médicaments pour combattre le mauvais cholestérol dans le corps humain. Des études convergentes des chercheurs danois, suédois et allemands ont ainsi prouvé que la Mer du Nord est un dépotoir de cette substance qui fait que les 100% du poisson péché est contaminé, comme le stockfish séché et vendu partout en Afrique comme la Ferrari des poissons.

Selon Montague, des prélèvements de l’eau du robinet dans la ville de Berlin pendant 10 ans ont prouvé qu’elle était contaminée aux médicaments pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, tranquillisants, antalgiques puissants, produits utilisés en chimiothérapie du cancer, etc...). Il cite de nombreux chercheurs allemands qui soutiennent que : quelque soit l’échantillon d’eau prélevé dans n’importe quelle ville allemande, lorsque l’étude est bien menée, on retrouve une contamination de 30 à 40 types de médicaments différents. Mais comment est-ce possible que l’eau du robinet soit contaminée aux médicaments et aux diverses drogues comme cocaïne, crack  et Marijuana ? Tout est lié au système d’épuration des eaux usées qui sont ensuite reversées dans les rivières et fleuves qui vont approvisionner les stations de captage d’eau, et les potabiliser pour être envoyées aux robinets des maisons. Pour mieux  le comprendre, examinons le système de la centrale d’épuration d’une ville comme Montréal au Canada.
La vérité sur les centres d'épuration - Le cas de Montréal au Canada

Une station d’épuration est faite pour traiter les eaux usées provenant soit des résidences, soit des usines. Elle est faite de trois stades différents : traitement primaire où ne sont éliminés que les objets solides présents dans l’eau usée. Ensuite, vient le traitement secondaire où des micro-organismes vont s’attaquer aux matières organiques pour les digérer, et enfin le traitement tertiaire où l’eau est désinfectée. Dans la pratique, les stations d’épuration en Amérique du Nord et en Europe ne se contentent que du traitement primaire. Le pire est que même dans le traitement secondaire, les micro-organismes ne peuvent pas éliminer les médicaments, les drogues, les parfums…

Dans deux études distinctes, la première de 28 pages et la deuxième de 11 pages (copies sur le site www.pougala.org ), intitulées « Eaux Usées et Fleuve Saint-Laurent : Problèmes et solutions », les auteurs Hélène Godmaire du collectif : « Union Saint-Laurent Grands Lacs », Andréanne Demers et Edith Lacroix du collectif « Eau secours » nous parlent du bassin dénommé  Les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent qui couvrent une superficie de 766 000 km² et drainent un bassin d’environ 1 610 000 km², avec 25 millions d’habitants qui y puisent leur eau potable. Mais aussi y rejettent leurs eaux usées, avec la centrale d’épuration de Montréal supposé faire des miracles, mais qui au fond se révèle une vraie passoire, se contentant du traitement primaire, c’est-à-dire de juste retenir les objets solides dans les eaux usées pour les reverser ensuite tout aussi brutes dans le fleuve Saint Laurent.

Pour nous expliquer la gravité de cette situation, les auteurs fournissent même des chiffres : la station d’épuration de Montréal qui traite les 40% des eaux usées de toute la province du Québec déverse ces eaux traitées au premier degré dans le fleuve Saint Laurent a un débit journalier de 2,7 millions de m3 composées de détergents et divers produits nettoyants, de drogues et de médicaments qui reviennent ensuite tout aussi naturellement dans la chaine alimentaire à commencer par les poissons, les eaux potabilisées pour l’agriculture et la consommation humaine. Et c’est ainsi qu’on a comme aux USA le riz à l’arsenic.

Conclusion

Lorsqu’on décortique les informations contenues dans cette leçon, on est en droit de se demander comment est-ce possible que toutes ces populations en Occident acceptent d’être empoisonnées par leurs propres politiciens ? C’est tout simplement parce qu’ils vivent sous la dictature.

Par erreur, on croit généralement que la dictature n’est qu’une exclusivité des systèmes politiques dans tel ou tel pays. En réalité, aujourd’hui, la dictature est comme atomisée, dispersée et présente à chaque grade du pouvoir surtout économique de la société. En Occident, il y a la dictature des lobbys industriels. Et dans le cas de l’eau et des aliments contaminés qu’on sert allègrement à la population, c’est à cause de la dictature des industries agroalimentaires.

Ce que beaucoup de personnes ne savent pas c’est qu’aux Etats-Unis d’Amérique on n’est pas libre de critiquer ces industries et comme dans les régimes dictatoriaux, si vous le tentez, vous allez tout droit en prison. Dans l’Etat du Colorado par exemple, vous allez droit en prison si vous critiquez la viande aux hormones. Pire, vous allez en prison si vous photographiez et publiez la photo d’une ferme ou des animaux dans leurs cages d’élevage. Aux USA, la dictature n’est pas là où on l’attend. Elle se trouve dans votre plat de nourriture et personne n’a le droit de se poser cette petite question :
Pourquoi les Américains sont les seuls au monde à peser 200kg ? Qu’y a-t-il de si différent dans leurs plats pour arriver à de telles exagérations sur le poids des personnes ? On ne se trouve pas en Corée du Nord, mais bien au cœur de la tant vantée démocratie avancée de l’Occident. Vous êtes libre de dire tout ce que vous voulez si personne ne vous entend, mais si vous devez le dire sur une chaine de télévision, c’est la prison garantie. C’est en tout cas ce qui est arrivé à la présentatrice de télévision Oprah qui va l’apprendre à ses dépens.

En avril 1996, Oprah Winfrey, la célèbre présentatrice de Talk Show aux Etats-Unis invite Howard Lyman, un activiste végétarien de l'Human Society of the United States pour commenter  l'épidémie de vache folle qui débute en Grande Bretagne et les probables conséquences sur le consommateur américain. L’émission est regardée par 22 millions d’Américains. Le lendemain, le prix du bœuf chute de 10%. Des éleveurs texans trainent Oprah Winfrey au tribunal pour : « incitation à la peur de manger du bœuf », prétextant avoir perdu des milliards de dollars à cause d’elle.

Le procès débute en janvier 1998 et mettra 4 ans pour se conclure avec la victoire d'Oprah Winfrey  dont les avocats avaient pu prouver qu’avec les images à la télévision des vaches folles en Grande Bretagne, le prix du bœuf était déjà en train de chuter avant son émission.

A première vue, Oprah Winfrey avait gagné le procès, mais lorsqu’on regarde de plus près, c’est la dictature de l’industrie agroalimentaire qui a gagné ce procès, parce que, oui, Oprah Winfrey a évité d’aller en prison, mais elle a payé en 4 ans 1 million de dollars en frais d’avocat. Un chiffre suffisamment élevé pour décourager tout reporter, journaliste, chercheur, commentateur radio, présentateur télé ou même politicien qui aurait la malchance de vouloir s’intéresser à ce que mangent les Américains, même pas le président des Etats-Unis. Son épouse Michelle Obama est obligée de passer par un subterfuge pour traiter le sujet, en invitant tout simplement les Américains à manger des légumes et faire du sport, pas plus. Si elle tente plus, elle sait ce qui l’attend.

Quelles leçons pour l'Afrique ?

On ne peut pas opprimer tout le peuple, tout le temps, disait le président américain Lincoln. Aujourd’hui, le peuple européen et américain vit une forme de dictature des industries agroalimentaires, mais qui ne pourra pas durer à l’infini. Tôt ou tard, ces peuples trouveront les moyens de se libérer de leurs dictatures. Ce jour-là, ils voudront manger des nourritures saines et boire de l’eau saine. Ce jour-là, l’Afrique doit être prête à la lui livrer. Elle en a les disponibilités, elle en a les moyens. Il manque la volonté politique et économique pour s’organiser en vue de ce rendez-vous qui ne saura tarder. Lorsqu’avec mes collaborateurs, dans notre expérimentation dans les villages camerounais, nous posons comme objectif là où c’est possible d’embouteiller l’eau de source du village pour le marché européen, plusieurs élites nous voient comme des extraterrestres et nous rappellent souvent que l’eau minérale va de la France pour le Cameroun et que l’inverse leur semble bizarre. Ce qu’ils ne savent pas, c’est tout simplement que nous avions compris que la révolution du peuple européen pour se libérer de l’oppression d’une alimentation malsaine ne va pas tarder, et que nous préparons juste nos villages à être prêts pour ce rendez-vous.

De la même manière, les Etats doivent sécuriser leurs sources, afin d’éviter l’assaut des mêmes prédateurs qui viennent de mettre à genoux l’Occident et de garantir leur qualité. Contrairement à ce qu’on pourra imaginer, l’eau pure et saine d’Afrique va susciter de loin plus de convoitise dans les prochains 20 ans que le pétrole. Car on peut trouver des sources alternatives au pétrole, mais à ce jour, rien ne remplace l’eau. Cette eau que l’Afrique a en abondance et qui peut et doit faire son bonheur dans les prochaines années, à condition que les dirigeants politiques et économiques en comprennent la haute valeur stratégique.

Entre pays européens, aujourd’hui, ceux qui ont plus d’eau potable à disposition la vendent déjà à prix d’or à ceux qui en ont moins. Par exemple, dès 1983, Marseille livre des bateaux-citernes chargées d’eau potable à la ville espagnole de Barcelone. Et le 21 Mai 2008, on est passé à la vitesse supérieure avec des livraisons quotidiennes de 36.000 mètres cubes d’eau potable au prix de 1€/m3. Il n’est pas toujours facile d’accéder à ces informations sensibles sur la vente des bateaux-citernes d’eau en Europe. Mais selon les bilans des deux entreprises qui potabilisent de distribuent l’eau à Marseille, la Société du canal de Provence (SCP) et la Société des Eaux de Marseille (Sem), nous savons qu’entre 1989 et 1990, Marseille a livré à l’ile de Sardaigne en Italie, 1,5 millions de mètres cubes d’eau potable.

Ailleurs en Europe on vole l’eau potable. Oui, vous l’avez bien compris, l’eau potable est à ce point devenue une denrée tellement rare qu’elle est volée. C’est en tout cas, ce que l’on pouvait lire à la une du quotidien italien La Repubblica du 10 septembre 2011 avec ce titre : « Sprechi, furti, allacci abusivi : l'acqua "rubata" di Palermo », (Gaspillage, vol, connexion clandestine : l’eau volée de Parlerme). Sous la plume de deux journalistes : Sara SCARAFIA et Antonio FRASCHILLA nous découvrons que dans les 3 principales villes de l’ile de Sicile en Italie, c’est-à-dire : Palerme, Catania et Siracusa, c’est bien 50% de l’eau du robinet qui est volée en cours de chemin. A cause de la rareté de l’eau et donc, son prix élevé, des personnes s’activent toute la nuit dans l’obscurité avec de simples torches à creuser pour installer des canalisations clandestines pour voler l’eau de la ville. Et qui referme la terre avant l’aube. La ville de Palerme a dû se doter d’une brigade spéciale pour ces voleurs d’un genre nouveau et son chef, un certain Guido Catalano explique aux journalistes de La Repubblica que pour le seul mois d’Aout 2011, ils ont pu découvrir 100 canalisations clandestines pour voler l’eau de la ville.

L’Afrique doit se préparer pour ne pas subir ce banditisme international d’un nouveau genre qui risque de s’abattre sur elle tôt ou tard, habillée en « Communauté Internationale » venue aider à sauver des tribus prétendument gazées à l’arme chimique par le dictateur désigné du moment, mais s’équiper pour optimiser ses chances de tirer profit de la situation de manque d’eau potable en Europe.

Pour gagner cette future guerre de l’eau que l’Europe prépare déjà contre l’Afrique, cette dernière doit déjà être consciente de sa position de privilège dans ce domaine très stratégique et savoir se préparer non seulement pour se défendre convenablement le moment venu, mais aussi et surtout pour en tirer profit et financer sa propre prospérité.

Douala, le 03 Septembre 2013

Jean-Paul Pougala

(Ex-vendeur à la sauvette d’ananas)

Pougala dirige l’Institut d’Etudes Géostratégiques de Douala au Cameroun et enseigne « Géostratégie Africaine » à l’Institut Supérieur de Management (ISMA) de Douala.




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