La gendarmerie de Divo libère le violeur d’un garçon de 4 ans

Lundi 23 Mai 2016 - 10:17


Illustration: Image d'archives- Gendarmerie ivoirienne.
Illustration: Image d'archives- Gendarmerie ivoirienne.
Un anonyme du village de Dagrom, village de la commune de Divo (Côte d’Ivoire) vient de nous faire part de son dégoût relativement à la gendarmerie et au tribunal de Divo. En effet, il y a trois semaines, ce village paisible se séparait d’un de ses dignes fils du nom de Doukouré Jean Badé. Dagrom accueillait cette nuit tous ceux venus prendre part aux cérémonies coutumières et religieuses. Le fils  du défunt et sa femme étaient ce soir-là très occupés pour veiller adéquatement sur leur progéniture. Leur enfant de 4 ans qui jouait avec ses amis disparaît dans la pénombre ; les recherches silencieuses entreprises sont infructueuses. La famille angoissée mais digne, décide de s’occuper des convives et assurer les différentes articulations de la veillée. Le lendemain matin après l’inhumation, l’enfant (petit fils du défunt) visiblement fatigué s’approche de la maison familiale. Des questions lui sont posées pour savoir où il a passé la nuit. Il décrit physiquement celui qui l’a soustrait du regard de ses parents, les conditions dans lesquelles cela s’est produit et ce qu’il a subi. Un coup d’œil dans ses parties intimes met en évidence un viol. La rumeur se répand dans le village. Un jeune homme, allogène de  moins de trente ans est appréhendé et proprement lynché. Les parents interviennent pour ne pas être responsable du meurtre du suspect. Mis à l’abri et interrogé par certains cadres du village, il passe à table et reconnaît ce qui lui est reproché. La gendarmerie de Divo alertée arrive et embarque le suspect. Après un interrogatoire serré, il reconnaît son forfait. Les gendarmes en informent immédiatement les parents qui retournent à Dagrom en attendant la comparution du coupable devant les tribunaux. Moins d’une semaine plus tard, le violeur est libéré sans que les parents de l’enfant n’en soient avertis. Une libération qui a proprement énervé tout le monde. La gendarmerie et le tribunal de Divo en interaction très serrée viennent de donner raison à leurs nombreux détracteurs. Accusés de monnayer systématiquement leurs interventions et procédures, ils sont plus qu’à la risée de la population. Le plus désagréable dans cette affaire, c’est que ce violeur est retourné à Dagrom, mais en aurait été chassé aux dernières nouvelles. La frénétique quête financière qui s’est emparée de certains fonctionnaires est hautement nauséeuse. La population est agressée en permanence par ceux qui ont pour obligation de la protéger. Que gagne-t-on à couvrir un violeur qui à tout moment peut récidiver sur n’importe quel enfant ? Nous sommes là au seuil de la protection systématique des allogènes et allochtones face aux autochtones très en vogue dans cette Côte d’Ivoire mélangée qui fait l’apologie de l’ivoirien nouveau. Pour nous, l’ivoirien nouveau, c’est l’ivoirien ancien. Il ne saurait en être autrement car ce à quoi on assiste actuellement et qui fait le lit des microbes et violeurs, ne peut faire partie de nos saines projections. L’ivoirien de demain est nécessairement en symbiose avec la fine éducation ancestrale, celle qui dans nos contrées fait la part belle au respect des indications éthiques. Que les institutions ivoiriennes et surtout celles de Divo se mettent à la hauteur de nos dignes attentes. Il n’est jamais bon de vouloir s’enrichir au mépris des balises déontologiques ou morales les plus assermentées.


Dr Oyissé, Suisse
 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !