La dictature d'Alassane Dramane Ouattara entre l'illustration du Commando de la mort et la culture d'un apartheid ethnique

Lundi 17 Août 2015 - 01:08


La Côte d'Ivoire compte plus d'une soixantaine d'ethnies. On ne le dit pas assez. Et le chef de l'Etat ivoirien ne veut pas intégrer cette réalité. Il ne prend donc évidemment pas la hauteur qui convient pour diriger ce pays. Depuis Félix Houphouët Boigny jusqu'à Laurent Gbagbo, quelles que soient les fortunes diverses que le pays ait connues, chaque citoyen pouvait entrer dans ce pays et en sortir dès lors qu'il ne fut pas frappé de mesures spéciales. Ceux qui sont dans la vengeance et dans la culture de la haine pour justifier leurs forfaits, peuvent au moins partager cette vérité avec nous.
 

Alassane Dramane Ouattara a instrumentalisé une exclusion supposée des ressortissants du nord de la Côte d'Ivoire. Dans sa propagande à l'endroit de la Communauté internationale, il a prétendu d'exercer la pratique démocratique à son accession au pouvoir. Au contraire, il dirige depuis la Côte d'Ivoire dans la terreur. Pour prendre le pouvoir, il a utilisé le « Commando invisible ». Il a ensuite éliminé le sergent IB qui en savait trop sur ses méthodes terroristes. Le Commando de la mort qui a pris le pouvoir en Côte d'Ivoire en avril 2011, enlève des opposants au régime ; les emprisonne ; tue ; viole femmes et enfants et pille les populations, après avoir dépouillé les cadres du régime précédent de leurs biens. Quatre cents prisonniers politiques croupissent dans les geôles de Ouattara. Nombre d'entre eux subissent des traitements dégradants et inhumains quand d'autres si ce ne sont les mêmes, subissent des tortures et ne peuvent pas accéder à des soins. Et les exilés sont beaucoup plus nombreux. Tout le monde est désormais convaincu que le chef du Commando de la mort utilise toutes sortes d'artifices pour diviser le peuple.
 

L'apartheid racial en Afrique du Sud a laissé des souvenirs sombres au monde entier qu'Alassane Dramane Ouattara est depuis plus de quatre ans, en train de réaliser un apartheid ethnique et tribal. Cet apartheid ethnique et tribal va à l'encontre de la restauration de la cohésion et de la réconciliation nationales. Les sévisses que les « microbes » infligent aux populations sont l'illustration parfaite du Commando de la mort. Le mercredi 12 août dernier, ces microbes ont encore tué une étudiante. Le dictateur brime son peuple ; il le harcèle ; il musèle la presse ; il est distant de son peuple. Ces différents actes que pose le dictateur sont autant d'ingrédients qui durcissent le peuple pour l'emmener à juste titre vers un soulèvement.
 

Dans un pays qui avait su surmonté sa pluralité ethnique pour la vivre comme une richesse, la politique sectaire et fasciste menée par le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara - pour rester fidèle à sa tradition de haine et de violence -, est venue tout bouleverser. Cette politique dont le Commando de la mort est le bras séculier fait des ravages. La violation constante des droits de l'homme et l'absence de liberté d'expression constituent de vrais dangers pour ce pays surtout à l'approche des élections présidentielles. Ministères ; grandes institutions ; administrations régionales et centrales ; toutes les régies financières de l'Etat pour ne citer que cela, sont aux mains des ressortissants du Nord. Quand les concours sont organisés, c'est au moins les 99% des admis qui sont des ressortissants du Nord.
 

 
 

« Rattrapage ethnique », c'est le concept que le dictateur d'Abidjan cultive au nom de la promotion des seuls « Dioulas ». On est finalement amenés à se demander s'il n'y a que les « Dioulas » en Côte d'Ivoire ? Alassane Dramane Ouattara bat campagne depuis qu'il a été placé à la tête de la Côte d'Ivoire. N'ayant pas gagné les élections de 2010, il a intégré dans son subconscient que ces élections dont il a saboté le processus, ne sont toujours pas terminées. Il se croit alors en permanence obligé de faire des promesses qu'il sait très bien ne pas pouvoir tenir. Dans le même temps, il n'accepte pas la contradiction ; il ne veut pas de manifestation de l'opposition. Les provocations sanglantes à Korhogo – nord ivoirien – et les excitations anti-démocratiques à Paris hier (15 août 2015) de ses partisans démontrent que le chef de l'Etat ivoirien est par essence un homme qui est porté sur la violence.
 

Monsieur Alassane Dramane Ouattara a monté depuis son arrivée au pouvoir une garde prétorienne, constituée de Burkinabés et autres étrangers. Il n'y a donc jamais eu de confiance entre Alassane Dramane Ouattara et le peuple. Le dictateur d'Abidjan qui dirige le pays dans le sang est l'homme d'un clan et non le chef de l'Etat des Ivoiriens. Devant une telle situation, la CNC doit tout mettre en œuvre pour sauver ce pays ; pour travailler à ce que les populations accèdent à leurs besoins vitaux au-dessus de petits intérêts nombrilistes d'une élite égoïste. En tout état de cause, comme on dit au pays, « on se connaît ». Et 2015 devra donc absolument nous rassembler et purifier les uns et les autres aux fins de relever ce pays qui souffre. Cela correspond au départ de Ouattara dont l'imposture est un danger pour ce pays.
 

 
 

Claude Koudou





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