La Haye et la reconquête de nos libertés

Samedi 23 Mars 2013 - 07:12


Image d'archives: marche des patriotes ivoiriens le 19 février 2013 à La Haye
Image d'archives: marche des patriotes ivoiriens le 19 février 2013 à La Haye
La déportation et l´embastillement du Président Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale (CPI) à la Haye, cette petite ville des Pays-Bas devient, comme nous l´avons dit dans la première partie de notre réflexion, aussi bien un lieu privilégié de pèlerinage et de lamentations pour les Ivoiriens et leurs compatriotes Africains. En plus de cela, nous devons  désormais d´une part inclure La Haye dans toutes les perspectives de repositionnement de notre pays et d´autre part en tenir compte dans toutes les voies et autres issues de cette lutte pour la reconquête de nos libertés, confisquées et bafouées par la France et l´Onu. Comme seule voie de recours pour restaurer de la démocratie et l´état de droit en côte d´ivoire, l’insurrection populaire s´impose à nous pour nous éviter des voies de compromissions.
À l´étape actuelle de la crise sociopolitique de notre pays, il nous faut éviter toute autre voie de fait qui fait persister le spectre de la défragmentation de son tissu social, de la division pour emprunter le seul chemin de la révolte populaire au terme de laquelle le peuple Ivoirien transformera son quotidien selon qu´il ne veut plus être contrôlé, guidé dans le choix de ses dirigeants et autres gouvernants. Mais surtout selon que sa volonté est de ne plus revivre les soubresauts de l´ingérence extérieure pour lui imposer des choix qui ne sont pas les siens alors que son désir d´autodétermination, de dignité et de paix ne saurait-être négocié.  L´aboutissement de la révolte populaire en Côte d´Ivoire remet automatiquement à l´ordre du jour la réflexion sur la réorganisation de l´arène politique ivoirienne en vue d´exiger les états généraux de notre indépendance tout en consolidant les principes fondateurs de la Nation Ivoirienne. Il nous faut impérativement mais surtout obligatoirement sortir de la cacophonie française pour aller à la rencontre d´un monde meilleur.
Un monde dont la réalisation tient compte de la diversité et la mosaïque Ivoiriennes et donne à chacune des composantes de cette diversité la reconnaissance méritée pour son implication absolue dans la construction de la Nation Ivoirienne. Cette Nation ivoirienne dont la consolidation passe forcément par la redéfinition d´un nouveau contrat social entre les Ivoiriens pour une coexistence pacifique en Côte d´Ivoire. Ce nouveau contrat social, à n´en point douter, sera la clé qui nous ouvre les portes du véritable processus de réconciliation  nationale soutenue par des conventions sociales.

De la réorganisation/restauration de l´arène politique Ivoirienne


La réorganisation ou la restauration de l´échiquier politique en Côte d´Ivoire est plus que jamais une nécessité pour non seulement redonner espoir aux populations ivoiriennes mais surtout pour permettre au pays de connaître une autre façon de faire de la politique. Depuis 1960, date à laquelle notre pays a accédé à l´indépendance politique, le spectre des hommes incontournables continue d´influencer son quotidien.
Notre pays est malheureusement l’otage d´une pensée conservatrice qui ne lui permet pas non plus d´innover en matière de profondes réformes politiques. Tous les hommes sans exception aucune qui ont eu la charge de donner une impulsion nouvelle au  vécu quotidien des Ivoiriens sont toujours sortis de l´ école française, qui elle n´a jamais constitué une réelle source d´autonomie et de fierté. Notre combat pour la reconquête de nos libertés est constamment contrarié par les velléités impérialistes de la France. Et le modèle politique pratiqué en France est tout aussi non conforme aux ambitions multiformes de la Côte d´Ivoire au 21ème siècle. Plusieurs tentatives de construire un modèle calqué sur l´héritage colonial français ayant montré ses limites, notre bonheur se trouve pour ainsi dire dans un procédé autre que celui pratiqué jusque-là.
Quitter ce mode de concentration ou centralisation du pouvoir tant politique qu´administratif, nous conduit à rapprocher le centre de décisions des populations rurales pour les impliquer davantage dans le processus de développement de proximité, de production et de société ou collectivité de participation. La centralisation ou la concentration du pouvoir décisionnel en un lieu est pour nous l´évidence que notre pays si sa volonté est d´embraser le développement économico structurel de proximité doit faire une mue fondamentale à commencer par la mentalité politique qui continue d´influencer la vie de nos concitoyens en Côte d´Ivoire.  Et le système et les hommes dont il se sert pour matérialiser cette transformation continue sont pour nous une réelle exigence à laquelle les Ivoiriens doivent impérativement donner satisfaction pour le repositionnement certain de notre pays.
La refondation ou la décentralisation politique proposée par le FPI est  à point nommé d’utilité publique. Car, en conférant aux nouveaux espaces administratifs les pouvoirs de gérer et de conduire eux-mêmes les perspectives de leur développement, c´est automatiquement qu´une nouvelle mentalité apparait parmi les hommes pour susciter davantage leur curiosité et leur intérêt pour leur cadre immédiat de vie dont la transformation et l´amélioration dépendent de leurs seules forces en toute première disposition.  Certes, les partis politiques existent en Côte d´Ivoire, à l´exception de quelques rares, tous les autres sont des caisses de résonnance horrible pour torpiller la volonté de réelle indépendance du peuple Ivoirien. C´est pourquoi, il est plus qu´opportun de reconstituer l´arène politique dans notre pays en donnant la priorité aux hommes et femmes qui se battent pour le respect et la dignité des Africains. On ne crée pas un parti politique pour la promotion personnelle et celle de son clan mais plus tôt pour incarner et promouvoir des valeurs dont l´aboutissement font la fierté nationale et peut-être internationale.
Dans la possibilité d´un monde meilleur, où la mondialisation devient de plus en plus un enjeu pour tous, il est évident que ceux qui n´auront pas pris les dispositions requises pour mieux se faire entendre, n´auront jamais droit à la parole, car ils auront choisi délibérément de se faire phagocyter par les plus puissants. Alors que notre volonté est de compter parmi les plus puissants, il nous faut agir dans le renforcement de nos capacités intérieures. Notre pays regorge autant de compétences que ne pas lui donner la possibilité de compter parmi ceux qui dessinent les perspectives d´avenir du monde au 21ème siècle serait faire un tort irréparable à ceux d´entre-nous qui pour des raisons de diversités mais évidentes ont choisi de faire l´apprentissage d´autres modèles de développement et institutionnels.  De par notre histoire, nous avons la pratique et la considération françaises dans l´exercice du pouvoir politique. Plus de 60 ans après les indépendances les résultats d´une telle pratique laissent à désirer et sont généralement très maigres pour ne pas dire nuls. Notre pays ne devrait pas être l´otage de la pensée française parce que celle-ci a montré sur le terrain de sa matérialisation ses carences.
À l´orée des années 90, avec l´avènement du multipartisme et la répression qui a suivi les manifestations de protestation, de nombreux Ivoiriens sont sortis. La majorité de ceux-ci a minutieusement évité d´aller en France pour découvrir sous d´autres cieux la pratique de la vie au quotidien et apprendre le sens réel à donner à une humanité au-delà du savoir purement français. C´est cette confrontation de savoir qu´il nous faut synthétiser pour donner un nouveau souffle à la vie politique en Côte d´Ivoire. À la vérité, le cafouillage sociopolitique florissant à grande échelle dans notre pays n´est rien d´autre qu´un héritage de la colonisation française. En France, il y règne un capharnaüm indescriptible à telle enseigne que l´on se rend automatiquement compte que nos pays sont victimes d´un système qui ne repose pas sur du sérieux et de l´honnêteté. En France, tout se fait dans le cafouillage et le désordre. Il nous faut donner la possibilité à notre pays de mettre fin à cette fin programmée par la pratique d´un système et d´une mentalité inspirés du faux et de la malhonnêteté. Les français sont reconnus par tous en occident pour être des paresseux-roublards à la grande gueule qui n´ont de salut que dans la manipulation et le mensonge.  

 
La diversification régionale


Au moment de l’indépendance, le développement économique de la Côte d´Ivoire était fortement concentré dans une seule région: la région d´Abidjan en particulier et le sud côtier en général. Ce déséquilibre s'est accentué avec le renforcement des capacités économiques, structurelles et sociales de cette zone, devenue inévitablement un pôle d´attraction et d´influence. Ce qui justifie constamment l´exode des masses populaires vers ce pôle. Les grandes villes de l´intérieur sont à peine dotées de structures et d´infrastructures capables de désengorger le surpeuplement de la seule ville d´Abidjan. Aussi, cela se justifie dans l´application du système centralisé que pratique notre pays et qui est malheureusement à la base de l´accentuation de la misère des populations. Une telle évolution non seulement est défavorable à la grande majorité de la population, mais compromet à long terme le développement de tout le pays. Cette situation est malheureusement à la base du déficit constaté dans la répartition des ressources nationales en Côte d´Ivoire. Il nous faut aller au-delà de cette politique préconisée par la colonisation française dont l´intérêt se fixe essentiellement autour de l´émergence d´un seul pôle d´attraction qui facilite l´exploitation abuse et l´exportation sans difficultés majeures des produits rançonnés. Plutôt que cela, nous devons dorénavant opter pour un modèle économique de développement qui facilite et la juste répartition des ressources nationales et l´accès de tous au bienfait du progrès social pour que le bien-être des populations ivoiriennes soit une réalité. Notre pays connaitra ainsi un désenclavement pour réellement prendre le chemin de son autorégulation. Un développement harmonieux décentralisé pour désenclaver l’ensemble du territoire national.
Un tel modèle de développement appelle inévitablement l´émergence des structures inhérentes et la construction d´infrastructures nécessaires. Cette vision jette ainsi les bases d´une industrialisation adaptées aux exigences des différentes régions Ivoiriennes et concède une grande place de choix à l´entreprenariat privé en vue de créer de petites et moyennes entreprises qui pourraient davantage tirer profit de leurs investissements et  multiplier les sources et la provenance du revenu national Ivoirien complétant de façons complétives les ressources naturelles de la Côte d´Ivoire (agricoles, forestières, minières et autres) et créer progressivement un tissu industriel favorable aux échanges inter-régionaux et intéressés. Une telle évolution peut fournir des emplois non-agricoles aux jeunes des milieux ruraux et urbains de l’intérieur du pays et constituer un frein à l’exode rural et à l’hypertrophie des grands centres urbains.


De la nécessité de nouvelles institutions Ivoiriennes


Le développement économique de proximité que nous proposons  à notre pays pour sortir du registre infernal du sous-développement et de la politique de la main éternellement tendue appelle la création de structures adéquates et adaptées pour sa matérialisation. Pour l´exécution pratique d´une telle politique en côte d´ivoire, en plus du renouvellement de l´arène politique, il faut de nouvelles institutions réellement indépendantes et conscientes de leur autonomie pour ne pas non seulement interférer dans le fonctionnement du ressort d´autres parties mais surtout pour user avec témérité de tout le pouvoir qui leur est dévolu.
La création de ces nouvelles Institutions républicaines est donc un appel au renforcement des capacités de celles qui existent déjà sur le terrain. Ces institutions de l´état dont l´objectif principal est de renforcer les initiatives d´entreprenariat et du partenariat égalitaire pour le développement de proximité, le progrès social et bien-être de tous dans notre pays, seront à l´image de l´organisation du territoire et des pouvoirs publics issus du nouvel ordre adopté. Toutefois, vu la propension démesurée de la corruption dans notre pays, la priorité sera de procéder à la création d´organisme de régulation pour lutter efficacement contre cette tare dans notre pays. Ainsi, un Haut Conseil National pour la Lutte contre la Corruption (HCFLC) sera mis en place pour accompagner toutes ces initiatives salutaires et nécessaires à l´émergence de la Côte d´Ivoire. Cette institution comme son nom l´indique sera chargée de lutter efficacement contre la corruption et elle doit être dotée des moyens efficaces nécessaires pour mener à bien la mission à elle dévolue.  À côte de cette structure, et pour endiguer le processus de développement économique de proximité dans notre pays, il faut créer des structures à caractère régional qui cumule la fonction de régulation et de prospection (la faisabilité d´études techniques pour l´identification des zones et des matières à y  produire). Une chambre fédérale de l´Industrie, du Commerce, l´Artisanat et des métiers (CFICAM) sera créée pour suppléer ou remplacer l´ordinaire chambre du commerce et d´industrie. Alors que notre pays est à vocation agricole, cette chambre du commerce et d´industrie n´a jamais fonctionné dans le sens à accompagner la Côte d´Ivoire dans la recherche de son modèle convenable de développement. Généralement, cette chambre qui devrait booster le processus de développement économique de proximité en proposant des formations de premières nécessités s´est abusivement donnée le caractère d´une institution bureaucratisée et dont les animateurs ignorent dans bien des cas le rôle qui est le leur dans la vie de la Nation en construction. Le CFICAM qui vient remplacer l´actuelle chambre de l´industrie et du commerce aura pour objectif d´accompagner cette volonté manifeste de professionnaliser et d´industrialiser le secteur agricole et artisanal en côte d´Ivoire. De ce processus naîtra inexorablement une classe moyenne sur laquelle repose en grande partie le développement économique de la Côte d´Ivoire.

L'indépendance et le besoin de disposer de soi


L'indépendance est relative disait récemment le Président Gbagbo, faisant allusion à la complexité des relations internationales, souvent leur dénouement aussi. Mais cette relativité doit être conditionnée par notre volonté de prendre nous-mêmes en mains notre destin. Nous voulons être autonomes dans nos choix pour en assumer pleinement les conséquences.  Et rien d´autre. Avoir le libre choix dans la recherche de nos partenaires pour définir nous-mêmes avec eux les clauses des accords qui nous lient à eux sans toutefois attendre le feu vert de la France comme c'est malheureusement encore le cas aujourd'hui au 21ème siècle.
L´indépendance que nous réclamons n´est pas synonyme de repli sur soi pour nous isoler du reste du monde, mais plutôt la possibilité pour d´être reconnus par les autres. Elle est l´affirmation de notre liberté et de notre dignité pour savoir prendre en main  notre destin et l´assumer selon notre convenance. Le dénouement malheureux de l´élection présidentielle de 2010 dans notre pays remet avec acuité la question de notre indépendance sur la table de discussions. Parce que pour pouvoir travailler pour notre pays et pour son peuple selon notre vision politique et notre projet de société, il s´impose à nous d´avoir la liberté de nos engagements sans craindre une quelconque attitude de l´ancienne puissance colonisatrice. Pourtant, nous avons tous vu comment la France impérialiste a manipulé l´opinion nationale et internationale pour bouter Laurent Gbagbo.
Laurent Gbagbo pour son amour de son pays et pour avoir respecté la constitution de son pays est aujourd´hui enfermé dans la prison impérialiste de l´occident pour mettre fin brutalement au rêve des Ivoiriens de pouvoir jouir des richesses de leur pays. Alors que la constitution Ivoirienne, votée en juillet 2000 à plus de 86% des Ivoiriens, donne tout pouvoir au conseil constitutionnel pour investir le président élu que la communauté internationale pour des raisons d´intérêts économiques français a tripatouillé contre la volonté du peuple en installant à la tête de notre pays une marionnette maniable, manipulable et façonnable. Cette situation pour qu´elle ne se répète plus dans notre pays, il importe pour les Ivoiriens d´exiger à cette France impérialiste la redéfinition du contenu de la supposée indépendance qu’elle a bien voulue nous accordée en 1960.
Cette situation en plus de ce qu´elle pose avec acuité la problématique des états généraux de notre indépendance elle contient les germes d´une instabilité perpétuelle en Côte d´Ivoire. Car les vaincus d´aujourd´hui se donneront les moyens pour laver l´affront et le tort qu´ils subissent actuellement. Les reformes pour lesquelles les Ivoiriens ont bien voulu accorder leurs voix à Laurent Gbagbo sont stoppées et bloquées et le processus de développement économique de proximité qui soutient cette ambition politique ne peut plus avoir droit de cité en Côte d´Ivoire. Pendant ce temps les mesures d´ ajustements structurels et la politique d´austérité réapparaissent dans le quotidien de nos concitoyens au pays. Sur les marchés publics les prix des denrées alimentaires et les produits de premières nécessités ne cessent de connaitre des augmentations vertigineuses. L´implication dans les affaires intérieures de la côte d'ivoire de la Banque mondiale et du FMI se fait désormais contre la volonté des Ivoiriens de travailler pour améliorer leur condition sociale. Ces institutions internationales font dorénavant obligation au peuple Ivoirien sur des questions liées à sa souveraineté nationale pour avoir perdu la guerre contre la France et l’ONU. Mais la question est de savoir pour combien de temps  ?
L´autre faux prétexte derrière lequel se cachent les occidentaux pour confiner nos pays dans la misère est bien la pseudo bonne gouvernance. Ce concept flou et polémique à bien d´égards sert de manivelle de combat aux occidentaux pour maintenir nos pays dans la misère et la politique de la main éternellement tendue. Nous le savons tous désormais que toute cette manipulation répond à un seul besoin créer des déséquilibres sociaux dans  nos pays au gré de leurs programmes d'ajustement structurel en vue de perpétuer le fossé toujours grandissant entre les riches et les pauvres comme c´est malheureusement dans les pays occidentaux. Très incompatibles à la réalité structurelle de nos états, ces politiques des organisations internationales pratiquées dans nos pays sont la preuve indiscutable de ce que les occidentaux sont engagés dans le mépris de la dignité des peuples africains et la banalisation de la souveraineté de nos nations, considérées d'ailleurs comme des sous-états. Non satisfaits de l´état de délabrement des populations dans les pays africains mais surtout s´ayant aperçu de ce que leur mode opératoire est dévoyé, ces occidentaux toujours ingénieux dans l´invention des conceptions de leur domination, conçoivent la mondialisation pour pérenniser leur civilisation mais surtout pour contrôler autrement les pays du monde sans pour autant susciter une quelconque curiosité et un quelconque mécontentement des populations désabusées.
La mondialisation n´est donc rien d´autre qu´une domination subtile des pays dits développes sur ceux considérés en voie de développement ou tiers-monde. Les accords coloniaux de défense imposés par la France à la Côte d´Ivoire sont prorogés selon la volonté de l´état dans ses relations avec son ancienne colonie. Ces accords sont tout aussi interprétés selon la convenance de la France selon que l´enjeu consiste à protéger et à défendre ses intérêts impérialistes dans un pays pompeusement dit indépendant. L'armée française est toujours présente à  Abidjan pour nous rappeler que nous bénéficions que de la bienséance française qui selon ses humeurs se réserve le droit d´interrompre brutalement tout le processus d´autonomie engagé depuis plusieurs décennies maintenant. La présence militaire française dans notre pays obéit donc à seule logique que notre statut de colonisés ne peut varier avec les ambitions toujours grandissantes et multiformes de la France. Ces accords de défense, qui au moment de leur signature présageaient des lendemains meilleurs pour les anciens colonisés se sont vites transformés en cauchemar pour finalement se constituer en un obstacle majeur sur la voie de la reconquête de nos libertés. Une façon pour la France d´infiltrer notre système de défense pour mieux se mettre au centre de toute démarche de consolidation de notre souveraineté et nous affaiblir.
C´est ce schéma qui a été appliqué dans notre pays depuis septembre 2002 et qui a connu son apothéose le 11 avril 2011. Alors que notre volonté est de vivre selon notre propre convenance mais surtout vu que depuis les années 60 jusqu´à ce jour rien de significatif n´a véritablement changé de le quotidien des africains, il nous faut exiger à la France les états généraux de nos indépendances tout leur donnant un contenu qui nous évite dans le futur des interventions militaires tous azimuts de la France dans les problèmes internes. Nous ne sommes pas faits pas pour justifier la suprématie militaire et la volonté de grande puissance économique de la France. Il nous faut prendre le monde à témoin en exigeant de la France un nouveau contenu de notre indépendance qui devra engager sa responsabilité publique internationale mais aussi sa signature. C´est seulement de cette  manière que nous arriverons à coups sûrs à nous débarrasser progressivement de notre passé qui lie viscéralement nos pays avec la France. Par son système francophonie, la France a réussi à ériger des canevas politiques non pas pour le mieux-être des peuples d’Afrique francophone encore moins pour les aider dans leurs luttes quotidiennes de reconnaissance mais bien au contraire ces canevas majestueusement entretenus et les porte-voix locaux de la puissance colonisatrice, la France garantit son hégémonie tout en abusant de notre légendaire hospitalité africaine.

Jean-Marie Dekpai, l'auteur de l'article
Jean-Marie Dekpai, l'auteur de l'article
Des états généraux de notre indépendance


Depuis l´accession de notre pays à l´indépendance politique, la France n´a jamais cessé d´être l´initiateur de résolutions dont dépendent et l´avenir de la Côte d´Ivoire et le quotidien des Ivoiriens. Cette situation nous contraint à nous demander quel était le réel contenu de cette indépendance. Est-ce une trouvaille pour la France d´agir de façon indirecte dans la vie de ses anciennes colonies pour ne pas être le responsable direct de l´état de délabrement avancé qui gangrène la vie de ces pays  ? Le constat est clair et indéniable. Des liens historiques unissent notre pays à la France. Sans toutefois remettre complètement tous ces liens en cause, la Côte d´Ivoire du 21ème siècle se doit d´instaurer une nouvelle politique dans les rapports qui la lient à la France. Cette politique doit être désormais fondée sur le libre partenariat dénudé de tout trafic d´influence et le respect mutuel entre la Côte d´Ivoire et ce pays ami. Nous pensons que, et cela pour des raisons de son développement économique de proximité, la Côte d´Ivoire se doit de diversifier ses relations commerciales sans rendre compte de ses choix.
La Côte d´Ivoire ayant proclamée son indépendance politique depuis le 07 Août 1960, son peuple se réserve tout le droit de conduire selon ses priorités et ses urgences le programme de développement défini par ses responsables pour répondre aux défis y référents. Si dans notre volonté de diversifier nos relations commerciales et économiques, les dirigeants et autres représentants du peuple Ivoirien pensent qu´ils leur faut regarder vers d´autres horizons cela ne devrait pas être une raison suffisante pour l´ancienne puissance colonisatrice pour provoquer des rébellions et arrêter le fonctionnement constitutionnel de notre pays tout en le replongeant dans un cycle de guerre civile dont les ramifications sont imprévisibles.
L´expérience de la crise que vit notre pays depuis le mois de septembre 2002 nous démontre que l´engagement de la France au côté des déstabilisateurs ne fait l´ombre d´aucun doute. D´ailleurs et ce n´est un secret de polichinelle que c´est l´armée française aidée de l´armée de l´Onu qui a fait le travail pour installer Dramane Ouattara à la tête de notre pays à coups de canon de guerre. Comme la Côte d´Ivoire est appelé à survivre aux soubresauts contextuels des dirigeants actuels de la France, nous interpellons l´état français et ses dirigeants d´observer à l´avenir une attitude de neutralité de sorte à faciliter l´expression et l´avènement d´un nouveau type de relations entre nos deux pays. C´est seulement par cette attitude des autorités françaises que les responsables ivoiriens trouveront les moyens à éduquer leurs compatriotes au respect des intérêts de la France dans notre pays.
Ce faisant, il est plus qu´impératif de redéfinir les accords coloniaux qui unissent la France à la Côte d´Ivoire et dont le contenu n´est plus adapté aux réalités ivoiriennes encore moins aux ambitions nouvelles du peuple ivoirien. La réécriture des accords de partenariat dans les relations qui lient la Côte d´Ivoire à la France étant d´une extrême nécessité, les autorités Ivoiriennes issues de l´insurrection populaire se réservent le droit de saisir qui de droit pour faire valoir leurs velléités d´autonomie conséquente. Ici, nous voulons que devant le monde entier la France nous dise exactement quels types de rapports voudrait-elle avoir avec ces pays qui étaient sous sa domination hier  ?
Aujourd´hui plus de 60 ans après la proclamation de l´indépendance politique de la Côte d´Ivoire, nous comprenons difficilement que cette France soit toujours là en train de tirer les ficelles pour nous mettre les bâtons dans les roues. En plus, les Ivoiriens comme moi qui sont nés après les indépendances n´ont aucunement rien avoir avec ce passé. Pourquoi donc vouloir ramener dans les références de l´histoire de notre pays à ce passé sans gloire. Cette époque nous l´avons pas vécue et nous ne la connaissons pas, elle ne devrait pas en rien du tout influencer notre mode de vie.  De même que tous les français nés après l´occupation de la France par les nazis ne veulent rien avoir avec cette époque et ses implications de même les Ivoiriens nés après cette tragique époque dans la construction de l´humanité des hommes ne se sentent pas concernés et par ce passé et par ses implications. Il nous faut construire un monde nouveau non pas sur la base de préjugés disqualifiant et méprisant mais bien sur des bases de considération mutuellement réciproque. Dans le seul et unique besoin de redorer le blason de l´humanité des hommes. Sommes-nous condamnés à vivre ce passé sans gloire  ?
Alors que nous appelons à la mise en commun des forces vives de la terre pour la construction d´un monde meilleur. Là se trouve toute la question de bon sens à laquelle l´état français et ses dirigeants successifs doivent apporter des réponses urgentes pour mettre le monde en confiance. Pendant qu´ils empêchent les autres de disposer de bombe atomique ou d´armements nucléaires pour défendre leur souveraineté en cas d´agression extérieure, ils en font abusivement usage pour maintenir leur prépondérance. Un deux poids deux mesures inadmissible qui ne saurait faire long feu. Parce qu´à trop vouloir mépriser, dominer et subordonner les autres, ils s´inventent les moyens de leur délivrance. Que l´état français le comprenne une fois pour toutes. Certes les états ont des intérêts à défendre mais quand ces intérêts se trouvent être des intérêts lointains dans des contrées appartenant à d´autres, on n´y va pas avec la pression des canons de guerre pour obliger les autres à ce respect recherché.
La dignité humaine est intangible et cette intangibilité n´est pas soumise à des contextes précis et déterminés dans le temps. Partout dans les chartes qui unissent les nations et les peuples du monde, il est fait mention spéciale afin de donner une  priorité au respect des droits humains et d´accorder plus d´intérêts aux plus faibles et aux minorités. D´où vient alors cette volonté des autorités française à ne pas accorder d´importance à cette maxime qui semble être une invention de l´état français dans sa démarche de donner du contenu à visage humain à la convention de Genève  ?   
Alors quand on n´a rien chez soi et dans son sous-sol, on ne va pas chez les autres avec sa force létale de destruction massive pour avoir ce qu´on veut. On ne crée pas non plus des guerres civiles pour détourner l´opinion internationale sur les réels enjeux de sa propre survie. L´intelligence nous recommande de procéder par négociation, par arrangements et autres accords de partenariat qui profitent à tous.
C´est tout le sens qu´il importe de donner à une possible consultation pour éviter l´immixtion tous azimuts de la France dans les affaires intérieures de nos pays. Hier en Algérie, en Lybie, en Côte d´Ivoire et aujourd´hui en Syrie et au Mali. Mais combien de temps encore la France va continuer à utiliser ses armes de guerre sur le continent Africain pour les besoins de son économie  ? Une chose semble pourtant évidente. Sa démarche a fini par convaincre les Africains que leur salut se trouve dans l´équilibre de la terreur et des forces. Et ils se donneront les moyens pour y arriver. C´est sûrement une question de temps.
Déjà que les misères et les nombreuses souffrances occasionnées par la démarche impérialiste française nous empêchent considérablement de trouver depuis des siècles le remède propice à la transformation efficiente de l´environnement économique Africain, ces nouvelles guerres sont complètement de nature à mettre fin définitivement au rêve africain de s´octroyer dans la réflexion la paternité de mesure endogène de précaution pour l´émergence d´une collectivité participative dans nos pays. C´est pourquoi nous devons exiger de l´état français tout en prenant le monde à témoin un contenu qu´il voudrait bien donner aux indépendances qu´il nous a octroyées mais dont nous ne profitons pas exclusivement.  
 Ce procédé aura le bénéfice de donner un sens réel à l´indépendance tant politique qu´économique de notre pays. Car, la France ayant pris l´engagement de s´en tenir au nouveau contrat qui la lie et qui engage sa signature, elle ne saura s´en détourner ou elle ne pourra le contourner sans qu´elle ne court le risque d´être dévoyée et exposée à l´esprit de sanctions qui en résultent. C´est seulement en moment que tous les processus et autres bouleversements sociaux qui interviendront dans nos pays peuvent aller à leur terme sans que la France se sente contrainte d´intervenir militairement pour arrêter la volonté du peuple à se donner de nouvelles institutions républicaines. Cela dans l´intérêt bien compris des deux pays.
Les Français et les entreprises françaises présents en Côte d´Ivoire  doivent être ouverts aux contacts humains et au dialogue. Ils se doivent de contribuer à un climat de paix social en Côte d´Ivoire tout en se démarquant de toutes postures compromettantes pour leur quiétude et leur sécurité. Parce que quand l´état français rame à contre-courant pour s´imposer par les canons de guerre ou en suscitant des rébellions armées, il y a nul doute qu´ils en paient en premier les pots cassés d´une telle ambition impérialiste. De même que l´état français exige des Ivoiriens le respect et la sauvegarde de ses intérêts et de ses citoyens en Côte d´Ivoire de même ces derniers doivent aider à promouvoir et soutenir toutes initiatives qui facilitent leur intégration dans tout le processus mis en œuvre. C´est seulement par ce contact renforcé, par la connaissance mutuelle et réciproque de nos différentes cultures que les relations entre nos deux pays et leurs peuples respectifs reposeront sur des bases solides du respect mutuel.  

D´un enseignement fondamentalement Ivoirien


Un enseignement réellement national qui s´inspire de notre histoire doit être inculqué à nos jeunes. Leur apprendre les étapes de la constitution de la Nation Ivoirienne. Leur permettre de connaitre les différents aussi douloureux que citoyens qui ont émaillé la vie de notre pays aux fins de consolider l’esprit civique, le sens du devoir et de la responsabilité envers la patrie. Créer par l´enseignement patriotique l´engouement autour de valeurs telles que la fraternité,  la solidarité entre concitoyens, la tolérance, le respect d’autrui et l´amour du prochain.
Favoriser par ce civisme l’esprit de sacrifice pour le triomphe de l’intérêt général. La Côte d´Ivoire nouvelle assortie de la révolte du peuple doit mettre également l’accent sur l’éducation politique des jeunes et la formation de la conscience nationale afin que la gestion du pouvoir soit l´affaire des hommes et femmes intègres et rompus.
Plutôt que la politique soit un tremplin ou un raccourcis pour certains de connaître une promotion sociale déméritée dans cette nouvelle Côte d´Ivoire, l´accent sera mis de façon particulière sur l´égalité des chances pour tous. Dans cette nouvelle Côte d´Ivoire l´école et le service militaire seront obligatoires. L´école obligatoire sera gratuite jusqu´à la classe de 3ème parce qu´à cet âge l´enfant ou l´adolescent devient mature pour savoir faire des choix qui engagent la suite de son avenir. Le service militaire sera obligatoire pour tous et toutes jusqu´à l´âge de 35 ans, parce qu´à cet âge l´homme et la femme sont encore dans les prédispositions naturelles de contenir les effets de l´effort fourni.
Pour les besoins du développement économique de proximité dans cette nouvelle côte d´Ivoire, la création et la revalorisation d´établissements d’enseignement technique et professionnel dans toutes les villes et autres centres urbains sera particulièrement encouragée pour renforcer les Lycées professionnels déjà existant.  En outre, il faudra étendre l´enseignement supérieur et universitaire aux différentes régions pour faciliter le désengorgement les universités et autres instituts d’enseignement supérieur qui sont déjà opérationnels. Cette politique aura le bénéfice d´identifier clairement les capacités de production économique de chacune de nos régions en dispensant dans les Universités, les grandes écoles et autres instituts le savoir et la connaissance indispensables à leur éclosion économique.  
À chacune des régions du pays, il sera confié avec pleins pouvoirs toutes les initiatives de son développement économico structurel de proximité. C´est seulement en renfort pour consolider ces initiatives que l´état viendra en appui. Sinon, l´état central doit disparaitre progressivement du quotidien des ivoiriens pour les rapprocher de leur milieu naturel. Certainement que nous parviendrons non seulement à éradiquer le phénomène de l´exode rural pour maintenir les populations dans leurs zones de prédilection tout en désengorgeant les grands pôles urbains d´attraction. Aussi, ce type de développement favorise une concurrence patriotique entre les régions et participe d´un essor économique national certain.  Dans notre pays et cela frappe à première vue, la  formation des adultes n´a jamais été la priorité. Cela doit prendre fin dans la nouvelle côte d´ivoire héritage de notre volonté de nous prendre en charge. Il va pouvoir donner la possibilité aux gens de pouvoir avoir accès à la formation peu importe leur âge et leur statut social.
Pour cela, il faut instaurer des cours de formation générale et professionnelle pour adultes mais aussi l´enseignement à distance pour donner la chance à tous et à toutes de se former continuellement indépendamment de leurs activités professionnelles. La décolonisation de l’enseignement requiert la production au pays de manuels scolaires élaborés par des pédagogues nationaux et illustrés de spécificités nationales. Ces programmes scolaires qui s’inspirent des valeurs traditionnelles Ivoiriennes et du mode de vie dans les milieux urbains. Qui connaît son histoire peut s´armer de courage et de moyens requis pour affronter son présent et garantir son avenir. C´est pourquoi, la formation initiale des ivoiriens doit se faire sur la base de notre histoire, qu´elle soit ancienne ou moderne. L´objectif étant de comprendre les différentes initiatives sociopolitiques jusque-là entreprises par les fils et les filles de la côte d´ivoire pour tracer sereinement les sillons élévateurs de notre conscience nationale pour un développement économique prospère de notre pays.


De la consolidation de la Nation Ivoirienne


Avec plus de 70 ethnies éparpillées sur l´ensemble du territoire Ivoirien, il est évident que nos intérêts divergent selon que nos tribus dans leur constitution première n´avaient absolument rien de commun. Ces tribus, qui hier se sont combattues pour affirmer tels leur suprématie et le besoin de conquête ou tout simplement pour se défendre contre des incursions de voisins redoutés, sont contraintes à mettre ensemble leurs intelligences pour constituer un seul block conscient des enjeux que cette union. Voici le défi lié à la construction de la nation ivoirienne. Comment aller à la définition d´un facteur unitaire de nos entités sans que cela ne porte en soi les germes d´autodestruction dont les conséquences peuvent enterrer définitivement ce rêve de vouloir donner un sens à notre identité et notre communauté de bien.

Les masses laborieuses


Le travail est source de bonheur pour tous. Il rend libre et indépendant. L’avenir du pays dépend de l’ardeur au travail et de la qualité de celui-ci. Reconnaitre à nos braves travailleurs la valeur de leurs efforts est le tout acte qui participe à consolider notre nation. Car si sur tout l´ensemble du territoire ivoirien la récompense du travail se fait sans discrimination ni préférences particulières, nous aurons ainsi levé le premier obstacle pour que chaque ivoirien se sente chez lui partout en Côte d´Ivoire. Ouvrir et promouvoir les mêmes objectifs pour le développement économique de proximité dans chaque région de notre pays susciteront chez nos concitoyens l´envie de s´installer là où leurs affaires peuvent connaitre un succès franc et indiscutable.
Alors que la tendance générale enregistrée au cours de ces dernières décades, à cause de la guerre et la prolifération de nouveaux impairs caractériels de la présence de l´Onu, accuse une nette régression et un relâchement inquiétant de l’effort de la production, notre nation sera en péril si nous n´en prenons pas conscience pour stopper ici et maintenant le mal que nous avons tous pu diagnostiquer. Parmi les causes du recul de la productivité, citons entre autres le relâchement de la discipline, la pérennisation de la crise, l´emprisonnement, la torture, les massacres de nos populations, la peur des ivoiriens pour leur soutien au Président Gbagbo, l´exil, le rattrapage ethnique, la baisse du niveau de l' enseignement due notamment aux irruptions et interventions intempestives du pouvoir dans le fonctionnement du système éducatif et des établissements d' enseignement, la corruption, le recrutement des personnes pas suffisamment qualifiées pour des raisons d' ordre politique ou tribal, l' absence d' une politique salariale susceptible de stimuler l' enthousiasme au travail, le manque de la conscience professionnelle de probité, la léthargie, le pourrissement des valeurs morales et à la fuite des cerveaux.
Ces maux identifiés comme la source de la régression de la société Ivoirienne, il nous faut trouver des remèdes approprier en vue de leur éradication afin de revaloriser le travail en mettant chaque personne à sa place, en instaurant une politique salariale susceptible de favoriser la promotion et l´éclosion sociales du travailleur, le mérite et le progrès social.  Favoriser un enseignement l’enseignement professionnel et la formation continue pour répondre aux attentes qui interviennent dans chacun des domaines de production. C´est pourquoi, nous avons l´impératif devoir de mettre un point d´honneur au travail artisanal, manuel et la paysannerie. Notre pays étant à vocation agricole, c´est le travail de nos paysans qui soutiendra notre politique de développement économique de proximité et le progrès social. Il faut donc réorganiser le travail agricole et lui permettre de jouer sa partition et retrouver sa place dans le développement national. Le moderniser pour un besoin de plus d´efficacité et de rendement productif nous contraint à lui attribuer une nouvelle vocation plus pragmatique et opérationnelle. Pour y parvenir, notre pays doit créer de nouvelles structures dans son secteur agricole en leur assignant de nouvelles attributions et priorités. La modernisation et la réorganisation des groupements à vocation coopérative (GVC) et autres coopératives d’achat et de vente des produits agricoles rendront ce secteur plus indépendant pour permettre à nos paysans de profiter du fruit de leur labeur.
Procéder à l’instauration d’un plan permettant la création d’emplois, notamment la promotion des petites et moyennes entreprises et l’accroissement des investissements publics, surtout dans les régions. Favoriser un traitement particulier pour ceux de nos cadres moyens, techniques et spécialistes qui s’installent à l’intérieur du pays. L’État a l’obligation de donner tous les moyens à ces agents du développement qui méritent tous les égards de la nation. Cette politique aura pour conséquence logique le désengorgement des centres urbains et l’arrêt de l’exode rural. Encourager et subventionner certaines catégories de citoyens regroupés dans des organisations en vue de contribuer au développement du pays. Pour un besoin de progrès social dans notre pays, l´état ivoirien doit motiver tout citoyen en participant au processus de formation et d´installation. Consacrer des stimulations dont l´objectif démontrera les succès et les progrès réalisés dans chaque domaine de la vie publique de sorte que chacun se sente associé à l´amorce du processus de développement économique.  C’est notamment le cas des associations professionnelles ou philanthropiques dont on ne peut mettre en doute ni la compétence, ni le dévouement ou l’intégrité morale. Tout en respectant leur organisation interne et leur autonomie, l' état de Côte d´Ivoire entend faire appel à leur patriotisme et à leur dynamisme en vue de prendre une part active dans le combat pour le développement socio-économique et culturel du pays. Cette participation est davantage souhaitée dans les milieux ruraux.

La question de la redistribution des ressources (richesses) en Côte d´Ivoire


Généralement sources de pauvreté et de misère avancées dans nos états, la question de la  juste répartition du revenu national et la redistribution des richesses en Afrique restent un cas d´école contemporaine. «  Un ventre creux n´a point d´oreilles  » dit-on chez nous en Côte d´Ivoire pour illustrer l´importance de cette thématique qui en économie politique comme sociale fait depuis des siècles objet de thèses de discussions inlassables. C´est quand on arrive en Côte d´Ivoire que l´on sent l´existence physique de la misère humaine. Et tous les grands maux dont souffre notre société prennent leur source dans le manque de débouchés et de perspectives sur le marché de l´emploi, le manque de l´innovation et de grands projets capables d´enrôler les milliers de citoyens livrés à eux-mêmes dans la recherche de solutions adéquates à leurs problèmes de tout ordre. La Côte d´Ivoire, est considérée comme un pays riche en ressources minières, pétrolières, halieutiques et agricoles pourtant ses citoyens comptent parmi les plus pauvres de la planète. Comment peut-on expliquer ce contraste ? Il y a que depuis que notre pays a accédé à l´indépendance depuis 1960, les différentes autorités qui ont présidé à sa destinée se sont muées, se sont converties dans une course à l´enrichissement illicite sur le dos de leurs concitoyens dont le quotidien ne connaît guère d´amélioration depuis cette date jusqu´à maintenant.
En plus de cet état indiscutable de faits, il y a que dans notre pays l´on applique un modèle de développement conçu pour d´autres régions. Aucun effort n´est fourni pour adapter ces techniques à la réalité du terrain dans l´espoir qu´elles apportent des réponses inhérentes à notre statut de pays africain. Ce copier-coller a montré ses limites en la matière et le système éducatif dont se vante notre pays est dépassé par sa réalité sociale quotidienne. Rien de significatif n’a changé en la matière. Pis, le fossé social entre riche et pauvre s´agrandit. Les riches deviennent encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Aujourd´hui, il est un tabou absolu que de parler du nombre de milliardaires que compte notre pays. Eux tous sans exception entassent leurs riches dans des comptes bancaires soit en occident soit dans les nouveaux oasis financiers de la planète. Créant ainsi un déséquilibre dans le fonctionnement de leur propre société. Avec ces riches amoncelées et stockées ailleurs dans les banques ils créent des emplois pour développer les pays des autres.
Dans un pays où la confiance fait défaut, il est difficile de développement un système bancaire pour rendre fluide l´économie de rente. Ainsi assiste-t-on en côte d´ivoire à la conservation des avoirs encore dans les domiciles privés. Ce système généralement appelé « Horten=Thésauriser » tue l´épargne et empêche les banques de disposer de la liquidité pour faire face aux exigences de la circulation monétaire. Dramane Ouattara et son «  l´argent ne circule pas, il travaille  » arrange moins les choses renforçant ainsi la méfiance que les Ivoiriens ont vis-à-vis des banques et leur système en Côte d´Ivoire. Pourtant la base de fonctionnement de tout système bancaire repose sur ce principe minimal de l´épargne. Tellement les malversations sont légion chez nous au pays, les hommes qui disposent de l´argent liquide se refusent de le mettre en banque avec une très forte propension du manque de confiance et de stabilité dans le système. Le manque de la juste redistribution des biens appelle nécessairement l´émergence de grands fléaux de société tels les vols à mains armées, les coupeurs de routes, le gangstérisme à grand tarif. En tout la dislocation du tissu social Ivoirien. Le coût de la vie étant devenu très cher avec les prix des denrées de premières nécessités qui grimpent, les Ivoiriens voient leur situation comme un sort inguérissable jeté sur eux par le ciel. Pour y remédier, ils s´adonnent à toute pratique capable de les sortir de situation. La prostitution et la mendicité sont monnaie courante dans le quotidien de nos concitoyens à tel point que la morale n´a plus de fondements solides dans notre entourage immédiat.
Vu la gravité de la situation socio-économique de notre pays, il est plus qu´urgent de procéder au nettoyage et à la purification à tous les niveaux. Les hommes politiques actuels, pour s´être fixés eux tous un objectif commun : celui de devenir président de la république de côte d´ivoire au même moment, se sont eux-mêmes disqualifiés. L´arène politique ivoirienne traine depuis plusieurs décennies les mêmes casseroles pourtant incapables de proposer un sérieux projet de société et de développement regorgeant des perspectives qui tiennent compte et satisfont les aspirations du peuple de côte d´ivoire. Il faut y mettre fin tout en donnant la possibilité aux générations actuelles pour se mettre en évidence dans cette lutte de bien-être social et de progrès économique. Ces nouvelles générations qui placent au centre de toutes leurs démarches et autres initiatives politiques l´intérêt supérieur de la nation ivoirienne et son peuple. Notre génération doit cesser de se considérer comme une quelconque relève dans un besoin tout simple de mettre les Ivoiriens en confiance, car les milices et les dozos-frci du pouvoir actuel ne pourront jamais arrêter la courbe prescrite de l´histoire de modernisation de notre pays.  
La résistance patriotique qui depuis bientôt trois ans est constamment dans la rue pour exiger justice et réparation du tort causé à la nation ivoirienne doit comprendre que la seule issue pour elle d´atteindre ses objectifs, c´est de s´assumer pleinement pour mieux appréhender sa responsabilité politique en toute lucidité et en toute indépendance. Parce que personne d´autre ne pourra nous insuffler le dénouement de notre engagement patriotique pour le bonheur des nôtres et la résurrection de la Nation Ivoirienne. Croire en nos propres capacités de faire changer les choses dans la vie publique et politique de notre pays est avant tout la fibre qui alimente notre détermination et personne ne peut le nous nier. C´est pourquoi, j´invite chacun et chacune des résistants dès à présent de prendre au sérieux tout ce travail pour savoir gagner la confiance de nos compatriotes. Fiers Ivoiriens le devoir mais aussi le pays nous appellent et nous n´avons pas le droit de faillir à notre tâche : celle de ressusciter la Côte d´Ivoire qui faute de repères véritables va actuellement à la perdition.  Mais aussi et surtout celle de redonner vie et confiance à l´ivoirien abandonné sur les tarifaires des ambitions politiques connues. Et ce projet mérite un engagement sur fonds de la conviction politique réelle.

Du contrat social pour une coexistence pacifique entre Ivoiriens


Le nouveau contrat social qui doit désormais régir la vie publique dans notre pays, la Côte d´Ivoire, doit proposer aux Ivoiriens et aux habitants de ce pays d´abord et avant tout la confiance réciproque et une réelle volonté de vivre ensemble tout en partant la notion de communauté de biens. Définir le type de société pour une côte d'ivoire nouvelle, plus dynamique et intègre appelle irréversiblement le conditionnement de l'ivoirien tout court. Ce conditionnement passe absolument par la reconversion des mentalités rétrogrades et fixées sur l'extérieur. Pour ainsi dire la reconversion des mentalités est le nœud et la clef de voute pour pénétrer l'ivoirien en vue de sa réorientation. Sans la réalisation de mentalités nouvelles en côte d'ivoire, il sera illusoire et utopique de faire comprendre à l'ivoirien son état premier. Mais aussi, il sera difficile de lui faire comprendre la nécessite de mutation de son être pour vivre selon sa propre conception de la vie et non selon ce que l´on lui dit et dicte.


Le problème de la mentalité en côte d’ivoire


 La traite négrière et l'esclavage ajoutes à l'empêchement permanent de l'émergence de l'homme noir constituent des facteurs facilitateurs qui dans leur avènement ont participé de la fragilité de l'homme africain en général et de l'ivoirien en particulier. Nos dirigeants politiques, dans un besoin de détourner leurs concitoyens de leur mauvaise gestion mais aussi dans un besoin de les maitriser et de les endoctriner pour la fausse propagande, ont développé toutes sortes théories et de systèmes politiques. Cet homme, surveillé dans ses mouvements tout comme dans ses actions, n'a ni la liberté d'indépendance encore moins la volonté de croire en ses propres capacités. Des l'accession de la côte d'ivoire à l'indépendance, Houphouët Boigny, instaure cette politique. Connaissant la volonté de ses concitoyens du gain facile mais aussi leur volonté de circonscrire tout à leur petite personne, il n'a pas eu trop de difficultés pour réussir le culte de sa personne. L'administration ivoirienne est prise en otage. Des pratiques déshonnêtes et déshonorantes tels la corruption, le clanisme, le favoritisme, l'ethnocentrisme, le tribalisme ont cours pour obliger les uns et les autres à adhérer à son projet. Une classe de dirigeants fébriles et véreux se constitue sur cette base et le pays dans son ensemble est à son image. Les pauvres n'ont pas de place dans cette société. Jamais ils n'auront eu cette chance de percer le mystère de la promotion sociale ou du succès tant qu'ils ne s'abaissent pas. Tant qu'ils ne font pas la courbette et finalement devenir des lèse-majestés. Cette image d'un Houphouët immortel puis demiurge commence à prendre de l'ampleur avec l'aide de ces hommes et de ces femmes qui ont volontairement abandonné leur propre être pour se réclamer et se reconnaitre que dans celui de leur dieu vivant.
De génération en génération, cette aliénation connait une ascension flatteuse rapide à tel point que Houphouët lui-même se considérait comme un ayant droit de mort ou de vie sur les ivoiriens qui le vénèrent. Toutes sortes d’organisations et autres clubs de soutien sont mis sur pieds. Des actions politiques pour mieux véhiculer le message de la doctrine et de la fausse propagande prennent de plus en plus de l'ampleur au sein de la population qui n'a d'autres repères que cette seule classe d'individus à la botte d'un chef corrompu. En exemple, il faut seulement citer les manifestations populaires qui se déroulaient à Yamoussoukro chaque année pour non seulement fêter mais aussi et surtout danser à l'honneur du chef. Ces manifestations, étaient une occasion pour Houphouët de se rassurer de ce que le message d'endoctrinement a atteint son objectif. Plutôt que de concevoir des programmes scolaires donnant sa Chance à chaque enfant de la côte d'ivoire de connaitre un véritable succès à l'école, c'est plutôt l'hymne au PDCI-RDA qu'on y enseigne. J'en veux pour preuve les rencontres des délègues et autres secrétaires généraux du MEECI, rencontres prévues à la fin de chaque année scolaire à Yamoussoukro. Ces retrouvailles annuelles s´organisaient pour s'imprégner des nouvelles méthodes à adopter pour la rentrée scolaire prochaine. De facto, les élèves et étudiants de la côte d'ivoire étaient tous considères comme des militants du PDCI-RDA ou comme du bétail électoral pour son compte.
Le MEECI était ainsi devenu selon la volonté des gouvernants la courroie de transmission pour embrigader les masses en milieux scolaire et universitaire en côte d'ivoire. Chaque année, le congrès de ce mouvement est organisé non pas dans les lieux prédestinés à cela, que non, c'est encore à Yamoussoukro que tous les congressistes et autres délégations gouvernementales se retrouvent pour faire le bilan des activités menées au cours de l'année scolaire qui s´est écoulée. Des cars sont mis gratuitement à la disposition des élèves et des étudiants pour venir remplir les salles de l'hôtel le Président mis lui aussi gratuitement à la disposition de cette manifestation. Ce MEECI a servi de tremplin au Balla Keita, Vlei Bernard, Djedje Mady et compagnie à leur sortie de l'Université ou des grandes écoles du pays pour occuper directement des responsabilités au sommet de l'état en guise de récompense pour Service rendu. Ce sont ces gens qui sont aujourd'hui l'avant-garde du Système politique qui s'applique encore chez nous en côte d'ivoire.
Nos hommes politiques actuels sont tous sortis des mêmes rangs. Partant leur avènement ne peut nullement participer à la revalorisation de la mentalité dangereusement extrovertie et de l´ivoirien en vue de lui donner une autre assertion sociale. D'abord pour fausser le départ comme si cela pouvait résister au temps, l'on a pris soin d'occulter l'histoire de la côte d'ivoire pour la circonscrire à l'épopée et à la bravoure d'une certaine reine Abla Pokou. Le tissu social a été reconstitue à la demande expresse du soi-disant père de la nation. II s'en suit inévitablement la prostitution et la dépravation de nos valeurs sociales et culturelles. C'est le philosophe allemand Friedrich Hegel qui dans son œuvre «la raison dans l'histoire » le dit si bien, pour relever la suprématie du langage sur la culture. C'est en ces termes, au chapitre de langage et culture, qu'il exprime ce fait et je cite: «  Le langage pratique la culture et lui sert de véhicule  ». Etant les seuls à décider du quotidien de l'ivoirien, Houphouët et ses sbires ont rendu les ivoiriens fortement dépendants de leurs actions politiques et sociales. Des décennies et des générations durant, l'ivoirien a été infantilisé, lui faisant croire qu'il est immature pour chercher son autonomie et son indépendance en dehors de ce qui lui est proposé selon la volonté du chef. À Chaque Journal, sa pensée du jour. Mais surtout la pensée du jour du despote dictateur au pouvoir. Cette société, retardée puis embrigadée, a la fâcheuse conséquence de se porter exagérément et surtout exclusivement sur l'extérieur. La dépendance de l´extérieur trop exacerbée que vivent les ivoiriens dans leur propre pays tire sa substance dans l'abandon et la négligence de son être pour seulement trouver reconnaissance et affirmation que dans ce qui vient d’ailleurs. Finalement, personne n´est Ivoirien tout le monde vient d´ailleurs. Ils ont beau définir des programmes entiers pour camoufler les effets néfastes de cette politique, il est toujours d'actualité que l'ivoirien préfère ce qui vient de l'étranger au détriment de la production nationale.
Consommer ivoirien dit-on. Mais pour y arriver, il fallait identifier les causes de ce phénomène pour que nos compatriotes comprennent les vraies raisons de l´implication politique des étrangers vivant dans notre pays dans sa vie publique. Besoin de ne pas faire les choses de façon partielle. Tant pis, cette œuvre est restée vaine, l'ivoirien continue sous des formes plus subtiles à subir la désorientation et la désintégration de son être dans son quotidien. Cette même Situation ce constate chez nos dirigeants. Dans leur conduite des affaires de l'état, ils confondent la notion du bien public et la propriété privée. En conséquence c'est à l'étranger qu'ils investissent le fruit du labeur des pauvres populations ivoiriennes. Les détournements illicites, la gabegie et enrichissement sauvage deviennent alors des faits courants dans cette société. Et pourtant ils exigent du contribuable ivoirien de serrer la ceinture pour éponger les dépenses publiques ou en vue de répondre des engagements nationaux comme internationaux de l'état Ivoirien.
Dans le fonctionnement de la structure de l'état, aucun Organe de prévention et de contrôle n’existe pour auditer leur gestion. Dans l'accomplissement de leur tâche au sommet de l'état, plutôt que d'agir selon la volonté du peuple en vue de le satisfaire et le mettre en confiance face aux exigences récurrentes de son quotidien, Ces hommes participent à la pérennisation de la politique de la main tendue par laquelle l´occident nous confine dans l´abîme de la domination et la dépendance. Transformer en valets des puissances impérialistes, nos dirigeants deviennent à la fin des sujets de ces dernières. Nous tous nous avons vu le dénouement de la crise post-électorale dans notre pays. Aujourd´hui Dramane Ouattara est parachuté à la tête de notre avec les bombes de la France et de l´Onu. Nul besoin de rappeler que ces occidentaux seront les premiers à tirer les ficelles si Dramane Ouattara abhorre les intrusions intempestives de ses commanditaires. Ils n'ont de conscience seulement que pour ne réaliser que le très fétide dessein de leurs maitres de maintenir les populations ivoiriennes dans la misère et la souffrance. Ces maitres néo-colonialistes et impérialistes, toutefois que nos dirigeants ivoiriens agissent contre leurs politiques pour s´engager sur la voie de la souveraineté et le progrès économique de leur pays, ils sont automatiquement traités d´être de mauvais dirigeants qui ne respectent pas les règles du jeu démocratiques et finalement sont apostrophés du label de dictateur.

La Haye et la reconquête de nos libertés
De la nécessite d’une mentalité nouvelle en côte d’ivoire

Le philosophe allemand Friedrich Hegel dans son œuvre «la Phénoménologie de l'esprit» disait ceci et je cite:  «La vie est l'école de l'apprentissage. II n'y a pas d'âge pour apprendre  ». L'apprentissage est un processus qui ne peut se boucler tant que nous vivons. II est donc clair que nous sommes appelés à apprendre si nous voulons vivre. Apprendre c'est savoir s'adapter. Savoir s'adapter à notre environnement. L´homme à tendance à considérer l'ordre de naturel en revanche il croit généralement que cet ordre immuable par conséquent il ne doit pas connaitre de mutation. Que tout ce qui se réfère à cet ordre est naturel, même les hommes qui y exercent le pouvoir politique et son influence sont divins. Ce pouvoir pour la majorité est éternité, sa remise en cause est impensable et irrecevable. La conséquence directe de cet état de fait est le conflit permanent en soi et avec soi pour un quelconque dépassement. Pour une mutation progressive certaine, la seule solution qui s'impose est de reconvertir notre façon de considérer le pouvoir et ceux qui l´exercent en notre nom. Démythifier cet ordre préétabli dans l´espoir de se rapprocher du partage communautaire tout en facilitant les démarches qui participent à la construction de la nation. Parce que les hommes passent mais la république demeure, il donner à chaque citoyen ivoirien la possibilité de comprendre son engagement individuel dans l´échelonnement de la vie publique de notre pays. Cette vision de la gestion du pouvoir d´état a fait naitre entre le Président Laurent Gbagbo et la majorité de ses concitoyens Ivoiriens une complicité insondable à telle enseigne que même emprisonnement lopin du pays, son esprit continue d´influencer et le processus de réconciliation et la vie de la nation Ivoirienne en Côte d´Ivoire.  Pour sceller de nouveaux rapports de coexistence entre les Ivoiriens, il faut leur concéder la possibilité de se fixer les normes positives du dénouement de leur aspiration. Ce citoyen Ivoirien pendant longtemps torpillé, manipulé et embrigadé n'est plus accessible et sa raison d'être trouve son expression dans l'avilissement et l'abandon mais aussi dans la réduction de sa conscience. Cette conscience demeurée pendant longtemps passive, appelle une réminiscence pour la réajuster et la réorienter. II importe donc de raisonner l'ivoirien. Commencer là où il importe de commencer c'est-ä-dire à l'école pour enseigner  l'ivoirien sa vraie histoire qui lui a été occultée pour des raisons politiques. Démontrer que l’histoire de la côte d'ivoire ne commence pas par l'épopée de la reine Pokou mais que bien avant elle, des peuples ont existé et vécu sur ce territoire. Permettre à l'ivoirien de connaitre son histoire suscitera en lui son attachement indéfectible à sa patrie pour consolider en lui sa conscience de patriote.
II faut donc sans ambages faire l'histoire du peuplement de la côte d'ivoire pour savoir comment ils se sont opérés. Cela permettra de mettre fin aux théories suicidaires qui veulent que tous les peuples ivoiriens sont venus d'ailleurs avant de se rencontrer sur ce territoire. Le mal de cette dévaluation de l'ivoirien à la conséquence désastreuse du bicéphalisme au sein de la nation. C'est ici qu'il faut comprendre que la volonté de nos hommes politiques n'était pas de travailler à l'unité de la nation ivoirienne mais plutôt, ils travaillaient à  la dislocation, à l'effritement et à la disparition de la nation ivoirienne. Par leurs actions belliqueuses empruntes de germes de la scission du pays, ils ont réussi à consolider l'idée d'une cote d'ivoire du sud et du nord dans l'esprit de tous à tel point que les ressortissants du nord du pays se croient quotidiennement objets de frustrations, de marginalisation et d´actes déshonorant pour eux et leurs progénitures. Il nous faudra donc opposer à cette malsaine volonté de diviser la nation ivoirienne, la réalité de son peuplement pour comprendre que la guerre des héritiers qui a emporté l´altruisme de nombreux Ivoiriens ne l´est pas pour la cause du peuple ivoirien mais plutôt pour la satisfaction de leurs égoïstes intérêts individuels. Opposer les ivoiriens dans des théories sociales conçues ailleurs pour mieux les manipuler puis les désorienter est la seule et valable conclusion que nous pouvons en tirer. La division et le manque de repères pour conduire le peuple vers une destinée prodige empêchent les Ivoiriens d´avoir un regard sur la gestion de l´intérêt public dans notre pays. Et c´est naturellement que ces hommes politiques véreux se félicitent d´avoir réussi leur mission de saccader et brocarder les légendaires valeurs sociales ivoiriennes qui ont fait la fierté de notre pays. Des l'instant où des hommes abandonnent leurs convictions et agissent seulement pour l'accomplissement de leurs ambitions personnelles, il y a forcément déviation du sens de la lutte pour l'émancipation. La reconnaissance et l'affirmation de soi pour notre autodétermination doivent constamment nous accompagner et nous enseigner pour ne pas faillir dans notre volonté de de constituer un ensemble hétérogène agissant à la construction d´une entité nationale. Ainsi, nous avons l´avantage de rapidement déceler le mal qui peut faire ressurgir le spectre de certains pans sombres de notre passé récent en vue de travailler à son éradication.
Le peuple se définissant comme celui qui a conscience de son fait de vivre, il lui faut constamment remettre en cause sa société chaque fois que besoin sera, non pas pour la bravoure des vainqueurs mais tout simplement pour son épanouissement et son affranchissement. Ce peuple, vu sous cet angle, aura l'avantage de demeurer lucide pendant les graves crises de l'histoire de la nation. Les évènements que notre pays connait ces derniers temps nous réconfortent dans ces analyses, c'est pourquoi le besoin d'un nouveau type de société en côte d'ivoire doit se faire sans pour autant écorcher une quelconque sensibilité, parce que ce qui est en jeu est plus important que tout autre chose que nous ne saurons gérer les humeurs et autres clameurs publiques. L'ivoirien tiraillé de partout n'a de souhait que de voir sa volonté et son choix s'accomplir. Les vecteurs unificateurs de la nation Ivoirienne sont disloqués par nos bourreaux, toutefois nous avons l´immenses responsabilité de léguer aux générations futures un environnement saint et favorable l´émergence d´une société dynamique et forte. C´est pourquoi nous proposons aux Ivoiriens de plutôt se pencher sur les projets à eux soumis que de regarder les visages de ceux qui leur proposent lesdits projets. Notre pays s´en sortira avec certitude du suivisme ethno régionaliste  politique. La confiance réciproque est la condition sine qua none d´une solidarité entre les Ivoiriens d´une part et entre les Ivoiriens et les tous autres habitants de la Côte d´Ivoire. Sans solidarité, ni fraternité et compassion il sera impossible pour nous après cette grave crise d´admettre une vie nouvelle dans le partage des engagements et autres défis de notre nation. L´ethnie et le lien familial sont certes des moteurs à l´éclosion social individuelle mais elles ne devraient plus avoir de pesant dans la perspective de la construction d´une nation qui doit demeurer en héritage pour les générations d´après. Les hommes passent la république demeure. Tel doit être le leitmotiv qui conditionne tout Ivoirien dans sa démarche quotidienne pour ne pas empiéter sur le bon fonctionnement de notre société.  
La tolérance fondement du pardon doit redevenir un principe sacrosaint dans la formulation de notre volonté de construire une communauté de biens. Ayant fait la somme de notre expérience de toutes ces années de dégénérescence sociale, nous réalisons que les germes de la division ont pu avoir raison de nous parce que personne n´a pris le soin de comprendre l´enjeu de la volonté des hommes, surtout quand ceux-ci sont porteurs d´un faux discours pour assouvir leurs propres desseins au détriment de la cohésion et de l´union entre des concitoyens.  
Des théories regrettables ont pu opposer les Ivoiriens par le passé mais il leur appartient d´en tirer les leçons pour ne plus permettre à ces velléités d´avoir droit de cité parmi eux. Notre pays est si important et si riche que nous devons nous donner le temps de nous consacrer aux vraies perspectives de son repositionnement. Mais cela ne peut être possible que dans un environnement débarrasser du doute et de la méfiance. Se regarder en chiens de faïence ne participe pas à la construction de notre pays. Au contraire ça nous maintient dans la peur et la défiance collectives. Seuls ceux qui répondent des ordres de mains occultes ne peuvent que se satisfaire d´une telle atmosphère pour exploiter illicitement les ressources de notre pays sans aucune possibilité de contrôle.  La réplétion dit-on est pédagogique, pour ce faire, nous pensons qu'il est plus que nécessaire de rétablir l'histoire culturelle des peuples ivoiriens mais aussi celle de peuplement de la côte d'ivoire pour renforcer les liens de coexistence entre eux, seule valeur qui puisse garantir à la nation l'esprit de cohésion mais aussi celui d'avoir la même destinée. Enseigner aux ivoiriens leur histoire, c'est leur permettre de savoir d'où ils viennent. Ensemble ils agiront pour une nation unie et solidaire. Et toute action qu’elle soit politique, culturelle ou sociale le besoin de serrer les liens autour de l'unité nationale devrait motiver tout citoyen  pour permettre à la nation ivoirienne de jeter définitivement les bases de son essor économique et l´éclosion du processus de développement économique de proximité avec une redistribution juste du revenu national. Les Ivoiriens connaitront ainsi un pays prospère ou chacun de ses citoyens à accès au bien-être social pour atténuer les difficultés de son quotidien.
Toutefois, pour que les clauses du contrat social entre Ivoiriens soient une réalité dans leur vie de tous les jours, il leur faut connaître le volume des responsabilités et le rôle  de chacun mais aussi de chacune des institutions qui composent la nomenclature fonctionnelle de l´état. Ainsi, les responsabilités et le rôle de l´armée sont de maintenir l´ordre et assurer aux citoyens leur sécurité et leur sérénité. L´armée ne doit pas être un épouvantail effroyable pour les habitants de notre pays comme c´est actuellement le cas sous le régime dictatorial de Dramane Ouattara. L´armée pour son rôle régalien, en plus de ce qu´elle doit garantir à l´état le plein exercice de sa souveraineté, elle ne doit pas être au service de quelques hommes politiques qu´ils soient tout en servant des chapelles qui ne découlent des principes fondateurs de sa mission.   Pour le bien fondé des actions politiques engageant tout le monde à quelque niveau que ce soit, il va falloir poser les bases d’une constitution qui sera au-dessus de tous pour incarner la référence de tous. Dans le souci de démocratisation de notre pays, il faut canaliser toute perspective pour le bien-être social en vue d'assurer dans la durée l'équilibre de la nation. Chaque citoyen a l´obligation de s´en tenir à l´esprit de la loi fondamentale et tout citoyen dans sa démarche quotidienne doit poser des actes qui n´écorchent pas la volonté du peuple à vivre dans la quiétude et la paix. Car, à la lecture du bilan de cette violente crise que nous traversons, il y a et c´est sans équivoque une volonté manifeste de grandeur et de puissance qui a concouru à l´effritement du tissu social ivoirien. Il faut construire des garde-fous dans la perspective de ne point donner la chance à ceux qui pour des questions de destinée personnelle seront tentés d´utiliser des fragments d´un passé sans gloire pour asservir le peuple et parvenir à leur fin.  Susciter l'intérêt général dans l'accomplissement des actions politiques pour non seulement échapper à la régionalisation du débat mais aussi pour réussir la restructuration de l’arène politique. Le patriotisme étant la lumière du citoyen, il va falloir lui inculquer la notion de nation, du bien public en vue de prévenir les détournements illicites de deniers publics. Cela aura le bénéfice non seulement de prévenir des frustrations qui sont souvent à la base d'agissements mettant à mal l'harmonie de la nation mais aussi cela permettra de dégager des voies de différenciation entre le bien public et la propriété privée. Parce que souvent par manque de volonté de différenciation de ces notions, nos dirigeants se mettent au-dessus de nos propres lois. Dans bien des cas en Afrique, nos dirigeants suspendent leur projet quoi qu'ils aient bataillé durement pour accéder au pouvoir d'état, seulement parce que le courage nécessaire pour résister aux caprices du pouvoir.
En prélude donc à la redynamisation de la démocratie pour une nation ivoirienne unie et solide dans ses fondamentaux, il est nécessaire de voter des conventions nationales dont la finalité dépasse la seule éradication de la pauvreté pour endiguer la mentalité d´un idéal chez chacun des Ivoiriens. Car, notre espérance de vivre dans des conditions meilleures doit de fonder sur la prospérité contenue dans les projets de société que chaque parti politique nous propose. Notre devoir sera donc de redresser ce tort pour sauver la condition existentielle de l'ivoirien tout court. Pour réussir ce compromis, il sera créé un cadre d'insertion de la jeunesse, une dynamique dans la continuité de la nation. Coordonner ce qui engage et fait bouger la nation dans son ensemble, même dans la diversité de l'opinion politique, doit se considérer comme l'essentiel par les acteurs politiques pour minimiser les risques d´isolement mais aussi pour prévenir les fuites de cerveaux, nécessaires à la construction de la Côte d´Ivoire version génération pour la troisième république.
Inciter les couches sociales ä participé activement à  la réalisation des actions politiques à mener, consiste en la consolidation des valeurs républicaines pour proscrire les abus de pouvoir dans notre pays. Conscientiser chacun sur le danger que comporte la prise des armes, doit se faire dans la mesure du possible pour sauvegarder la vie communautaire dans une nation une et indivisible. Cela aussi aura l'avantage que chacun dans cette société connaitra sa place et saura agir en fonction des libertés à lui concédées. Automatiquement le besoin pour chacun de servir à tous les niveaux la nation en vue d´'engager le pays sur la voie du progrès social et du développement durable, devient une réalité pour tous. Et chacun connaîtra ainsi le sens de son devoir envers la nation pour espérer en attendre des droits.
La conscience du devoir envers la nation nous assure, par enseignement de nos valeurs cardinales, la pérennité de son équilibrer. Dans la définition des objectifs de l'armée, il nous faut éviter de lui prêter des arguments qui l'amèneront à se servir des armes pour prendre le pouvoir. Ici, il se pose la nécessite d'éviter de nouer des relations qui à la longue peuvent négativement influencer nos actions dans l’accomplissement de notre projet que nous entendons mettre en œuvre pour le bien-être et le progrès social. C'est pourquoi, nous avons l'obligation dans notre quotidien de poser des actes qui doivent avoir un caractère de référence. Ceci nous aidera davantage à canaliser les velléités de certains de nos concitoyens qui seraient tentés de gérer les destinées de notre pays. Si nous ne nous mettons pas sur cette voie, il en aura toujours qui prendront le chemin du hors-la-loi pour parvenir à leur dessein.    
Dans la conduite des affaires de l'Etat, le rapprochement doit se faire sur la base des bords politiques. Toutefois, et si le contexte social l'exige, il faut mettre l'intérêt de la nation au-dessus de tout autre. Tout rapprochement politique doit se faire d'abord et avant tout sur la base de l'Idéologie et cela nous aidera à sceller des clauses nationales irréversibles. Ici, tout parti politique qui se réclame de la gauche, doit d'abord œuvrer à la consultation de la gauche plurielle quand cela s'avère inévitable comme l'exigeait le contexte politique de notre pays l´exigeait au lendemain du coup de force de décembre 1999 des jeunes gens en treillis.
Plutôt que d'achever cette phase primordiale pour donner à la Côte-d’Ivoire les structures capables de la remettre sur la voie de la démocratisation et garantir à son peuple des conditions de vie et de travail améliorées, que non , nos pseudo-hommes politiques, nonobstant l'otage dont les ivoiriens sont objet, se sont jetés dans la course au portefeuille ministériel. Plutôt que de poser les bases du vrai débat de la transition politique avec les questions de son comment et avec qui l'engager, ces soi-disant hommes politiques ivoiriens ont détruit par méchanceté et égoïsmes tout espoir de croire en la résurrection de la côte d'ivoire.  C´est inévitablement que nous sommes allés tout droit dans ce que nous sommes en train de vivre aujourd´hui. Toute alliance contre-nature ne peut produire que des contre-performances pour bloquer toutes volontés d´aller à l´accomplissement d´un projet de société aussi cohérent et nécessaire soit-il. Une nation qui se veut moderne pour valoir de modèle doit rompre d'avec ces pratiques qui ne n´honorent pas. L'homme étant le centre d'intérêt de tout développement, il faut désormais poser les bases réelles de sa promotion et de son Intégration sociale pour éviter de susciter en lui toute démarche contra productive.  Cet homme-là pourra avoir la conscience libérée dans l'accomplissement de ses devoirs. Agir pour la nation sera son gage à apporter pour la réalisation du bonheur de tous. Encore une fois, le pays sombre dans le ridicule et les tensions ethniques. En fonds de débat, il revient la question de Nord-Sud créée par les mêmes hommes politiques. Le courage nous impose de reconnaitre qu'en côte d'ivoire il y a un peuple ivoirien et des ressortissants d’autres nations tiers,  qui dans un besoin de coexistence et de fraternité doivent se respecter et s'accepter mutuellement.
L'acharnement que vivent aujourd'hui certaines populations ivoiriennes est le résultat de la mauvaise politique d' Houphouët. Politique initiée dans la seule intention de contrôler tous les secteurs de la vie politique et économique. Mais aussi pour la seule besogne de contraindre au silence toute contestation de son pouvoir. Des théories ont été développées volontairement pour donner à chacune des composantes de la nation ivoirienne une origine autre que celle ivoirienne. Alors, notre tâche sera de rétablir scientifiquement la vérité sur les mouvements de peuplement de notre pays. II s'agira d'engager des recherches scientifiques sur certains peuples ivoiriens aux fins de démontrer leur constance sur les territoires par eux occupes bien avant l'arrivée du colon. Démontrer par exemple que les peuples originaires de l'ouest de la côte d'ivoire et ceux de l´est du Liberia ont toujours habité les portions de territoires qu'ils occupent aujourd'hui fort longtemps avant l'arrivée du colon. Encore que le Libera a été constitue pour accueillir les esclaves noirs qui étaient en Amérique. C'est seulement après le partage de l’Afrique fait à Berlin en 1884 dans le dos des africains que les frontières actuelles ont été imposées à ces peuples. Nulle part ailleurs, des deux côtes sur l'étendue de ces deux pays, sauf en cas d'exode moderne à la recherche de quoi améliorer leurs conditions de vie et de travail, l'on ne trouvera encore ces peuples. Le seul et vrai problème de la côte d'ivoire sont ces populations nomades. Ces populations urbaines fuyant la misère et la privauté dans leur pays d'origine se retrouvent éparpillées sur l'ensemble du territoire ivoirien à la recherche de leur bonheur. Ces populations, plutôt que de reconnaitre ce fait en vue de faciliter leur Intégration sociale, se font manipuler par des hommes dans l'accomplissement de leurs ambitions politiques. Et le résultat de cette manipulation à souhait est que l'ivoirien est traité de xénophobe et partisan de l'exclusion. Ces populations attirées par la prospérité ivoirienne ont vécu pour certaines d'elles plusieurs décennies en côte d'ivoire sans jamais se préoccuper de leur Intégration sociale capable de faire d'eux des ivoiriens. Aujourd'hui, avec les difficultés économiques, les ivoiriens à l´instar des autres peuples du monde, pensent d'abord à la satisfaction de leurs conditions sociales. Et cela passe obligatoirement par des mesures contraignantes. Aussi, il faut savoir que l'Etat comme institution ne court pas derrière les gens pour leur octroyer sa citoyenneté. En même temps, il faut reconnaitre que ces populations ont été brusquées par ces mesures contraignantes, provoquant du coup un vilain sentiment en elles. II aurait fallu faire un appel d'offre à la nationalité ivoirienne suivie de campagnes de sensibilisation et d'explication afin de permettre à ceux qui le souhaitent de devenir ivoirien. La corruption et la mauvaise politique administrative aidant et cela au détriment de la procédure administrative normale, nombreux de ces gens ont acquiert frauduleusement la nationalité. Et cela pose énormément problème. Maintenant et avec la volonté de vivre ensemble, nous devons envisager la realpolitik pour savoir sortir notre pays du bicéphalisme qui le guette. Cette realpolitik nous impose donc de savoir négocier notre engagement. Nul n'est contre la présence quelconque des étrangers en côte d'ivoire, mais si par manipulations et par promesses irréalistes, ces demies créent les troubles dans le pays, il importe de leur montrer leur place et leur demander de se garder de jouer les agents facilitateurs des causes erronées. Toute action que nous entreprenons, doit l'être en fonction de nos ambitions pour notre pays, partant le patriotisme et l'intérêt du peuple devraient donc commander à leur réalisation. Si le pays arrivait un jour à disparaitre, alors quel sera le sens de toute cette lutte que nous menons en vue de contribuer à son édification.    
Pour l'émergence de cette mentalité nouvelle, il faut surtout avoir le courage et la volonté de situer les responsabilités qui ont engagé le pays sur la voie du péril. Dans cette société où chacun connaitra sa place et ses devoirs, le compromis ou encore le consensus politiques ne seront possibles que sur la base de l'intérêt national. Si chacun des citoyens se sent réellement lié à la patrie, c'est en ce moment seulement que nous arriverons à une sorte de conventions nationales. II faut le dire tout net et courage que la situation économique qui a fait du pays le centre de toutes les convoitises sont la source de son malheur actuel. Ces convoitises qui prennent maintenant l'allure d'une reconquête impérialiste. Toutefois que dans nos pays africains, l'aveugle envie et la Jalousie ne seront pas contenues pour faciliter leurs coopérations bilatérales, il reste en prélude que les guerres intestines précéderont à leur bon voisinage et cela va empêcher l'expression de la fraternité et de la solidarité légendaires africaines. Ces tentatives répétées de coup d'état montrent bien la fragilité de notre société et partant la désorganisation de sa composante. Un pays dans lequel des populations soutiennent facilement les faiseurs pris dans le feu de l'action déstabilisatrice du pouvoir en place, il s´y pose nécessairement la problématique de l'intérêt national et du patriotisme qui devraient pourtant mobiliser chacun d'entre nous.
Une société soudée et dans laquelle l'on ne laisse transparaitre des velléités que nous voyons aujourd'hui, est aussi le gage à la dynamique et au sursaut national. La nécessite pour nous de ne pas oublier que notre pays est fragile et est au centre de toutes les guerres d’influence que se livrent les occidentaux dans leur conquête contemporaine, devrait nous éduquer et nous contraindre à la solidarité et à la cohésion nationale. L'exploitation abusive des ressources (matières premières minérales, énergétiques et agricoles) de nos pays, non pas pour les aider à se développer, guide les puissances coloniales à développer des théories et autres stratégies dont l'objectif est de nous opposer les uns aux autres pour nous diviser. La fracture dans la société ivoirienne est telle que personne ne doit se voiler la face. Chaque Ivoirien a certainement une part de culpabilité dans l'enlisement actuel du pays. Se considérant comme avant-gardistes de la lutte pour l'émancipation, notre démarche devrait consister à sauvegarder l'harmonie et la concorde sociale entre nos concitoyens en côte d'ivoire. Parce que les Ivoiriens se sont laisses enrôler dans le labyrinthe de la haine que nous sommes là aujourd´hui à la recherche des voies qui nous préservent d´une telle aventure à la ´avenir.  Chaque fois que l'instabilité et l'insécurité inquièteront le quotidien de l'ivoirien, jamais il aura le temps et l´esprit tranquille pour se concentrer sur des questions essentielles pour sa vie. Cette volonté de sauvegarder la côte d'ivoire exige de tous à tous les niveaux de la vie publique et politique, le sens d'abord de se sentir lie à cette nation. La politique étant la courroie de transmission par laquelle les hommes investissent leurs savoirs et leurs énergies pour les bonnes causes, il serait inacceptable que pour des causes individuelles, des personnes mal inspirées en la matière prostituent le bien-fondé de la vie communautaire. Les théories de nord-sud en côte d'ivoire ne favorisent pas du tout l'établissement de règles consensuelles et tous les hommes qui ont favorisé une telle segmentation de notre pays ne devraient plus avoir droit à la parole sur la vie publique de notre pour espérer que nous avons fait le deuil de la division en montrant des prédispositions réceptives du dépassement pour consolider la communauté de biens dans notre pays.
Pour le progrès de la nation Ivoirienne, l’arène politique doit se définir comme l'apanage de bonnes volontés agissantes. Le développement se fait sur de longues années dans la confrontation des idées positives. Pour cela seul, nous devons avoir en esprit la positivité pour ne pas donner l'image d´une nation incapable de se restaurer. Pour ne pas donner l'image de nation incapable de gérer son autonomie et sa souveraineté. Notre devoir et notre obligation résident ainsi dans l´innovation pour savoir apporter aux Ivoiriens une issue de crise susceptible de leur redonner espoir pour réapprendre à se connaitre tout se donnant la main dans la reconstruction de leur nation. C´est ainsi qu´ils parviendront à prévenir toute manipulation et se détacher de toute action politique dont la finalité sera de les opposer les uns aux autres. Cette volonté participe du renforcement des liens nationaux et pérennise dans le peuple les valeurs qui unissent.  

De la possibilité d´une réconciliation nationale


La réconciliation entre les Ivoiriens interviendra à la suite d´un nouveau contrat social définissant clairement la part de responsabilités de chacun des acteurs politiques majeurs de la crise qui ronge notre pays. La tolérance source d´acceptation et de pardon de l´autre ne peut être évidente que si nous comprenons le besoin de tourner définitivement dos à la haine et à la violence inouïe. Bien de pays avant nous ont connu pires guerres que ce que nous avons vécu. Mais pour des raisons tournées vers le future et le développement économique, ces pays ont pu faire leur mea-culpa tout en identifiant le tort qui embrasé le sort de leur nation.  Ils en ont tiré les leçons et se sont désormais engagés sur la voie irréversible de la paix et la cohésion sociales, seules conditions pour envisager dans la sérénité les perspectives du progrès social et du bien-être pour tous. Animés d´une conviction insondable et d´un besoin inlassable de consolider les bases de la solidarité et la fraternité entre les ivoiriens d´une part mais surtout conscient de la fragilité de notre société ivoirienne d´autre part, nous pensons sincèrement que le salut de notre pays viendra de la reformation de son arène politique. Donner un visage politique concret mais nouveau, social et communautaire est une exigence pour les nouveaux défis qui guettent notre pays dans sa vocation de leader sous régional. C´est pourquoi, en plus des alliances coutumières qui lient les peuples en Côte d´Ivoire, nous proposons pour une réconciliation réussie une active implication franche et non partisane de la chefferie traditionnelle pour mieux rapprocher les Ivoiriens.  Cette réconciliation doit se faire dans un esprit républicain sans qu´aucune couche sociale en Côte d´Ivoire se mette en marge du processus. Pour y parvenir nous proposons aux ivoiriens un catalogue de mesures sociales et communautaires inébranlables, indéracinables quelques soient les tourbillons et les crises politiques qui secoueront le pays. Peu importe la durée dans le temps de ces catastrophes ou évènements.  Ce catalogue se présente dans sa composition comme suit : L´assistance au logement, l´aide au chômage, les assurances maladie et vie pour les travailleurs, l´aide sociale pour les plus démunis de notre société, la subvention de l´état pour les enfants et les allocations familiales, la retraite des travailleurs et les pensions allouées aux paysans une fois l´âge de la retraite atteint. Là sont les chapitres des conventions sociales qui devraient consolider les ferments de notre volonté de construire une nation Ivoirienne. À n´en point douter, ces conventions sociales donneront à chacun de nos concitoyens la garantie de croire en ses chances pour abandonner toute voie de forfaiture qui peut compromettre et la stabilité et les perspectives de développement économique de proximité dans notre pays. Le progrès social en question sera ainsi la matérialisation d´une volonté communautaire de donner un contenu et un esprit contraignant de notre grandeur et de notre souveraineté. En vue de nous attribuer le respect inhérent à notre dignité.  
 
Amoungnan

Jean-Marie Dekpai   

 




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