La Côte d'Ivoire sur la voie de "l'Enervence" .

Mardi 15 Mars 2016 - 18:32


Nul n’ignore dans quelles conditions le régime de Ouattara est parvenu au pouvoir. Une fois investi selon les accords de la communauté internationale, le nouveau locataire du palais d’Abidjan déroule le programme dicté par ceux qui l’ont installé.
Sans état d’âme, M. Alassane Ouattara jette M. Laurent Gbagbo et ses partisans en prison au mépris des droits de l’homme et décrète par la suite l’émergence de la Côte-d’Ivoire. Chose curieuse, l’émergence ne se décrète pas. C’est un travail de fond qui se fait discrètement, car nous sommes dans un monde de compétition. Aucune puissance ne permettra pas à un pays africain de sortir la tête de l’eau. Les africains constituent une société de consommation pour ces soi-disant puissances. Il faut donc les maintenir dans la dépendance afin de les manipuler.
    M. Ouattara ayant mordu à l’hameçon du néocolonialisme, il ne peut que bénéficier de leur apport  : construction de routes, de ponts et autres infrastructures à des prix exorbitants. Faisant ainsi croire que la Côte-d’Ivoire émerge alors que l’émergence n’est pas seulement infrastructurelle mais elle est aussi le bien-être des populations. La pauvreté qui sévit sous ce régime n’est plus à démontrer. La fracture sociale va en crescendo au point où la réconciliation  ne se fera jamais tant que ce régime machiavélique sera au pouvoir.
    Les faits de l’actualité font frémir plus d’un ivoirien. Les procès de la honte qui se déroulent à La HAYE et en Côte d’Ivoire nous confortent dans notre position pour dire que le pays est au bord de l’abîme. Tous les témoins à charge contre Gbagbo se mélangent les pinceaux. L’un d’eux, Sam L’Africain, sans ambages, a innocenté le président Laurent Gbagbo et a accusé la France et Alassane Ouattara d’être les semeurs de troubles sur cette terre d’éburnie. «  Ce monsieur n’est pas un criminel  », a-t-il dit de Gbagbo. Ces procès politiques, destinés à discréditer l’homme politique Gbagbo,  sont en train de montrer la face hideuse de M. Ouattara, pion de la Françafrique.  Il est difficile d’étouffer pendant longtemps les faits réels.  Vu les contrevérités dites sur l’histoire récente de notre pays, les ivoiriens s’énervent et menacent. Il est inconcevable que les victimes deviennent les bourreaux. C’est véritablement le monde à l’envers. Des  gens au pouvoir attaqués et qui se défendent sont considérés comme des bourreaux et humiliés par une certaine communauté internationale. Depuis l’intrusion de M. Alassane Ouattara dans la vie politique en Côte d’Ivoire, rien ne va. Tout est construit sur du sable mouvant et sur du faux. Pour preuve, le recensement de la population a été un échec patent. Les pro-Gbagbo ne se sont pas fait recenser. A notre grande surprise, la Côte-d’Ivoire compte à ce jour 24 millions d’habitants. La liste électorale a été modifiée en faveur du régime Ouattara. Le PDCI, l’allié du RDR de Ouattara, commence à perdre à patience car sachant le complot ourdi contre Gbagbo, le vrai Vainqueur des élections présidentielles de 2010. Pour des raisons politiques et poussé par la France de Nicolas Sarkozy, ce parti a dû signer le pacte avec le diable. Voilà que le diable veut se montrer plus malin en voulant à lui seul confisquer le pouvoir. Il se taille la part du lion en laissant son allié dans le désarroi. Les voies discordantes se font entendre de plus en plus. L’implosion de l’alliance n’est plus loin. L’émergence prend ainsi un plomb dans l’aile et nous nous dirigeons sur la voie de  «   l’énervence  »
 En plus, ce qui irrite plus les ivoiriens c’est que Ouattara vient de Naturaliser Blaise Compaoré, l’ex-président Burkinabé, afin que ce dernier échappe à la justice de son pays. Du coup il se fait complice d’un dictateur notoire et d’un présumé criminel. Pendant ce temps l’homme fort du moment s’acharne sur les pro-gbagbo les traitant de criminels et les jetant en prison. Deux poids deux mesures. Les vrais ivoiriens innocents sont malmenés chez eux alors que la Côte-d’Ivoire devient un dépotoir de criminels venus d’ailleurs. Tout le monde sait le rôle négatif joué par Compaoré pendant la crise ivoirienne contre Le président Laurent Gbagbo. Il a servi de base arrière à la rébellion de Ouattara qui a attaqué notre pays. Le président de la Côte-d’Ivoire, selon la communauté internationale, qui a juré sur tous les toits qu’il n’y aura pas d’impunité dans ce pays, vient de donner une prime à l’assassin de Thomas Sankara. L’ivoirien nouveau est né. Il se nomme Blaise compaoré. Pendant combien de temps les ivoiriens supporteront encore cette injure à leur faite  ?
    Les derniers développements de l’actualité montrent que les djihadistes ont attaqué la ville de Grand-Bassam. On dénombre plusieurs morts. Nous nous inclinons devant la mémoire des morts et souhaitons prompt rétablissement aux blessés. Mais on est en droit de se poser cette question. Doit-on faire confiance à ces dirigeants qui nous chantent à longueur de journée que la sécurité des ivoiriens est garantie  ? Aujourd’hui, pour des besoins politiques les djihadistes sont devenus des boucs émissaires. Pour nous détourner de l’avantage que Gbagbo prend au cours du procès de La Haye, on nous fait un coup politique en tuant des innocents. Ecoutez nos dirigeants. Ils se perdent en conjecture. Rien n’est cohérent dans leurs propos. Comment comprendre qu’un président de la république se rende sur le lieu de l’attaque immédiatement alors que l’endroit est infecté de terroristes  ? N’est-ce pas là de la propagande politique  ? Tout sent le mensonge.
A cette allure, au lieu de parler d’émergence, parlons plutôt «  d’énervence  ». La Côte-d’Ivoire se trouve dans un imbroglio. Peut-on parler de terrorisme sous l’ère Ouattara  ? Et ce qui s’est passé sous Gbagbo en 2002  ? Arrêtez de vous moquer des ivoiriens. Depuis quand des terroristes attaques et attendent les forces de l’ordre pour se faire tuer  ? Tout cela pue une orchestration pour relancer une classe politique en perte de vitesse.  Souvenez-vous de l’attaque terroriste en France tout dernièrement. Cet acte odieux a permis à  François Hollande qui était au plus bas des sondages de remonter la pente. Les hommes politiques ivoiriens, arrêtez d’énerver le peuple. Nous voulons voir clair dans le procès de Gbagbo et Blé Goudé. Cette distraction ne passera pas.

                                                                                     
     G. OURA Kouakou
                                                                                                    
  ourandrin@yahoo.fr  
    




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