La CPI veut la tête de Simone Gbagbo: Un acharnement scandaleux!

Vendredi 23 Novembre 2012 - 06:40


La CPI veut la tête de Simone Gbagbo: Un acharnement scandaleux!

« Aujourd’hui, le 22 novembre 2012, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a levé les scellés sur un mandat d’arrêt émis à l’encontre de Simone Gbagbo pour quatre chefs de crimes contre l’humanité. Selon le mandat d’arrêt, initialement délivré sous scellés le 29 février 2012, Mme Gbagbo serait pénalement responsable, au sens de l'article 25-3-a du Statut de Rome, de crimes contre l'humanité ayant pris la forme de meurtres, de viols et d'autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d'actes de persécution, commis sur le territoire de la Côte d'Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.» C’est propos émanent d’un communiqué de presse de la Cour pénale internationale daté du 22 novembre 2012. Dans une autre déclaration signée par le Bureau du procureur, les autorités ivoiriennes sont exhortées à continuer de coopérer avec le Bureau du procureur et à «remettre Simone Gbagbo à la Cour». Après le «mandat d’arrêt» contre Gbagbo, qui a causé son transfèrement à la CPI le 30 novembre dernier, cette Cour de justice internationale a décidé de poursuivre son acharnement contre tous ceux qui ont dit non à l’imposture en Côte d’Ivoire et aux appétits voraces de l‘impérialisme occidental. Simone Gbagbo est désormais la cible de cette Cour politique internationale (CPI). Elle l’accuse de quatre chefs de crimes contre l’humanité, notamment «de meurtres, de viols et d'autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d'actes de persécution».


Simone Gbagbo, selon l’article 25-3-a du Statut de Rome, est accusée d’avoir commis un crime, soit individuellement, soit conjointement avec une personne, soit par l’intermédiaire d’une autre personne. Cette grotesque accusation mérite réflexion. Dans l’hypothèse que Simone Gbagbo ait commis un crime par l’intermédiaire d’une autre personne, qui est cette personne? Pourquoi n’est-elle pas nommément désignée et ne fait-elle pas l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI? Ces mêmes interrogations restent valables dans l’hypothèse que Simone Gbagbo ait commis les crimes conjointement avec une autre personne. Qui est cette personne conjointe? Pourquoi n’est-elle pas nommément désignée? Pourquoi n’est-elle inquiétée par aucun mandat d’arrêt de la CPI? Dans l’hypothèse qu’elle ait commis individuellement les crimes qui lui sont chargés, peut-on accorder du crédit à une telle accusation? Il est évident que nul ne peut en toute honnêteté témoigner avoir vu ou détenir des preuves contre Simone Gbagbo au sujet d‘un crimes qu‘elle aurait individuellement commis. Dans ce cas, l’accusation de la CPI contre elle s’exprime dans l’une des deux dernières hypothèses: Soit Simone Gbagbo aurait commis conjointement avec une autre personne des crimes, soit les aurait commis par l’intermédiaire d’une autre personne. Mais ce conjoint ou cet intermédiaire du crime présumé n’intéresse pas la CPI, alors qu’il tombe sous le coup de la loi si les faits dont on l’accuse sont avérés. La CPI est plutôt exclusivement intéressée par Simone Gbagbo. C’est bien à ce niveau que se trouve l’acharnement. Un acharnement scandaleux! Pour un crime supposé être le fait de deux complices, l’un fait l’objet de poursuite, pendant que l’autre, véritable arlésienne, n’est inquiété de rien. A contrario, si le complice (conjoint ou intermédiaire) de Simone Gbagbo n’est pas désigné, cela signifierait qu’elle n’en n’a pas. Or si elle n’a pas de complice, il faudra en déduire qu’elle a commis individuellement les crimes dont la Procureur la charge. Et là encore une fois, les preuves que Simone Gbagbo est une criminelle devront être produites pour convaincre le monde entier que cette intellectuelle et chrétienne est capable de commettre de tels crimes. Dans cette Cour politique, tout pourra être inventé pour accuser Simone Gbagbo de tous les maux. Mais qui se laissera abuser par pareille mensonge?


La CPI poursuit sa logique de justice sélective. Aucun criminel du camp Ouattara n’est inquiété par cette Cour, jusqu’à ce jour. La CPI a perdu de sa crédibilité. Mais en avait-elle réellement. Loin de fonder son action en droit, loin de faire œuvre de justice, cette cour semble résolument engagé dans la politique. Elle s’illustre de plus en plus comme un instrument de l’impérialisme occidental. Les États africains encore membres de cette institution gagneront à réviser leur adhésion.


«Les dirigeants doivent comprendre que le Statut de Rome a établi un cadre juridique visant à protéger les victimes et à prévenir la commission de crimes à grande échelle. Les personnes qui seraient tentées de recourir à la violence afin d’accéder au pouvoir ou de s’y maintenir doivent bien comprendre qu’elles ne pourront pas se soustraire à la justice.», selon la déclaration du Bureau du Procureur. Il brandit l’épouvantail des poursuites judiciaires pour faire peur, n’ont pas à ceux qui gouvernent, car les crimes de leur camp, jusqu’à ce jour, jouissent d’une impunité délirante, mais à ceux à qui Ouattara ne laisse aucune alternative démocratique, et qui seraient pour cette raison enclin à recourir à la force pour renverser une situation qu’ils jugent injuste et inadmissible. Servir la paix en Côte d’Ivoire est un alibi pour la CPI. Son vrai but est la protection du régime d’Alassane Ouattara par des menaces et intimidations. Tout cela est dégoûtant et nauséeux! Quand la balance, allégorie de la justice, est déséquilibrée de la sorte, nous cessons d’être dans une cour de justice pour nous retrouver dans une cour de règlement de compte où le droit et la raison font place aux penchants irrationnels.






ZEKA TOGUI.






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