La CEI aux ordres de l’Exécutif: Le nouveau bureau passe de 6 à 9 membres

Mardi 7 Octobre 2014 - 05:43


Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante
Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante
A l'issue du conseil des ministres extraordinaire du 26 septembre 2014, présidé par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, le bureau de la Commission électorale indé- pendante (CEI) est passé, (signe que cette institution est aux ordres du pouvoir Exécutif), de 6 à 9 membres avec la création d'un autre poste de vice-président et de deux autres postes de secrétaire général adjoint. Selon le porte parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, il y a un 4è poste de Vice-président ainsi que deux postes de secrétaires adjoints qui ont été crées à la Commission électorale indépendante (CEI) par décret. Pour certaine- ment contenter le Front populaire ivoirien (FPI) et ses alliés de l'Alliance des Forces démocratiques (AFD, coalition de 12 partis politiques de l'opposition) qui avaient « claqué la porte » lors de la mise en place du bureau de l'organe chargé d'organiser les élections générales de 2015, estimant que «le consensus » n'était pas de mise. Quant à la Commission centrale de l'institution, elle reste toujours composée de 17 membres, a-t-il précisé. Même si Ouattara se plait à dire que la présence de la société ci- vile, notamment des religieux au sein de la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), est un "gage d'ouverture" et une "garantie de sagesse", force est de reconnaitre que cette CEI est plus que jamais dépendante de l’Exécutif. Ces nouveaux postes sont certainement un leurre et ont pour objectif d’attirer Affi N’Guessan à qui son secrétariat exécutif demandé de poursuivre le dialogue avec le pouvoir en vue de trouver le consensus tant réclamé nonobstant la décision de retrait, de cette commission, du comité central du FPI. En effet, réunit en session ordinaire le 13 septembre dernier, pour décider de la participation du Fpi à la commission électorale chargée d’organiser la présidentielle de 2015 en Côte d’Ivoire, le comité central du FPI,  au terme de cette rencontre, avec 138  voix contre129, avait décidé du retrait purement et simplement du parti de Laurent Gbagbo de cette com- mission. Parce que  populaire ivoirien (FPI) avait estimé que "Youssouf Bakayoko n’est pas crédible et il a une grande responsabilité" dans la crise postélectorale de 2010. Et que "cette CEI n’est pas de nature à garantir des élections transparentes ni la paix" dans le pays. Notons que le porte-parole de l’Alliance des forces démocratique de Côte d’Ivoire, Danièle Boni Claverie, a indiqué récemment que ce regroupement politique est prêt à reprendre le dialogue avec le pouvoir. "Nous sommes tous animés par la volonté de paix. C’est ce processus qui doit nous amener aux échéances de 2015. En ce qui nous concerne, nous allons revenir à la table de négociations pour trouver un terrain d’entente", a assuré Mme Boni Claverie. On est toujours à se demander en quoi, obtenir la présidence ou être membre du bureau de la CEI garantie l’indépendance de l’institution, donc signifie le consensus ?

MYrIAM BAKAYOKO

Source: Aujourd’hui / N°740 du 06 octobre 2014




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