L’operation ‘’BRING BACK OUR PRESIDENT GBAGBO’’: Des centaines de patriotes de la diaspora dans les rues de Paris

Mercredi 21 Mai 2014 - 13:00


A l'initiative du mouvement ‘’les Amazones pour Gbagbo’’, la place du Trocadéro à Paris a connu une ambiance toute particulaire, ce samedi 18 mai 2014, au milieu de centaines de touristes visitant les lieux. La résistance patriotique ivoirienne et panafricaine a encore une fois occupé les lieux. Ils étaient là, venus de toutes les contrées de la France et même des pays voisins, pour une manifestation toute particulière, à la différence des précédentes. La campagne d'affiches portant la mention "# BRING BACK OUR PRESIDENT GBAGBO#", débutée sur le réseau social Facebook, a été poursuivie sur la place du Tracadéro. Ils sont venus par centaines, les patriotes Ivoiriens et Africains de la diaspora, réclamer leur leader, leur président, renversée par la France le 11 avril 2011 et injustement incarcéré à la Haye depuis le 30 novembre 2011. "# Bring back our president Gbagbo#" ou "Rendez-nous notre président Gbagbo", tel était l'unique message lisible sur les affiches, les pancartes et tee-shirts de la majorité des manifestants. Parmi les intervenants, nous avons noté : Jean Moulin (nouveau Représentant du NPR en France). Il a rappelé que cette manifestation est une récupération de la compagne menée par la première dame des Etat Unis, Michelle Obama pour exiger la libération des jeunes filles kidnappée par la secte islamiste Boko Haram. Il a critiqué la politique française en Côte d'Ivoire, que jugeant cette ex-colonie française est devenue la vache à lait de la France et contribue par ce fait même à, son prestige mondial. Il a exigé la libération du président Gbagbo, de Charles Blé Goudé et de tous les prisonniers politiques. Quant à Armand Irié (journaliste), il a rappelé comment Good Lock Jonatan (le chanceux, selon la signification de son nom)  est arrivé au pouvoir par coups de chances. Il a dans un premier temps marqué sa solidarité aux jeunes filles otages des de la secte islamiste Boko Haram ainsi qu'à leurs familles. Il a également rappelé que Gbagbo avait prévenu les chefs d'Etats africains qu'ils ne seraient pas épargnés des tribulations que subirait leur régime. Sur ce fait il a qualifié Gbagbo de "prophète". Car tout ce qu'il prédit arrive. Il a souligné que les ivoiriens seront toujours dans la rue tant que le président Gbagbo sera à La Haye avant d’exhorté les manifestants à continuer le mouvement. Pour Blaise Pascal Logbo (président du NPR: Nouveau parti pour le Rassemblement): " Le combat que nous avons commencé, que nous avons le devoir de continuer est un combat qui sauvera la Côte d'Ivoire. Ce n'est pas facile qu'un peuple pris en otage par une communauté internationale soit dans la rue pour résister contre l'occupant colonialiste, contre les occidentaux qui pillent leurs richesses. Ce n'est pas facile, mais les Ivoiriens depuis plus de 3 ans sont dans la rue chaque week-end pour réclamer la libération de leur président élu, le président Laurent Gbagbo. Je viens de la Côte d'Ivoire et j'ai constaté que la rébellion installée et soutenue par la communauté internationale est en train de tracer des sillons pour se maintenir éternellement au pouvoir dans notre pays. (...) Les enfants de la Côte d'Ivoire que nous sommes devons nous rencontrer, devons nous assoir pour mettre sur pied ce qu'il faut afin mettre la rébellion et la communauté internatioale hors d'état de nuire.", a laissé entendre le président du NPR. Koné Ladio Issa dit Sankara (Ex membre de la FESCI) a quant à lui fustigé l’attitude des Etats Unis, les qualifiant de pratiquer le terrorisme à travers différentes actions directes et indirectes de déstabilisations menées dans le monde. Il a fustigé l'inhumanité de la secte Islamique Boko Haram. Il a condamné tous les terroristes aux longues barbes et à la cravate. Contre la démocratie prônée par Laurent Gbagbo, les occidentaux ont préféré soutenir la rébellion en Côte d'Ivoire pour déstabiliser son régime. "soyez dans la joie, parce que ce combat que vous êtes en train de mener est en train de porter.", a-t-il lancé à l'endroit des manifestants! "Le président de la République, le président Laurent Gbagbo va nous rejoindre bientôt. Les signe du temps ne trompent pas.", selon Koné Ladio Issa. Willy Bla (lea- der du Cri panafricain), a exhorté les résistants à unir leurs forces pour faire avancer la résistance, que de s'attarder sur les des querelles internes. Franck Segot Lutté: (président de l'Association "les enfants de Côte d'ivoire) s’est posé la question de savoir "qui est l'avenir de l'Afrique?" si selon lui, les occidentaux et les chinois considèrent l'Afrique comme leur avenir. Il a répondu en affirmant que "l'avenir de l'Afrique, c'est Laurent Gbagbo, l'avenir de l'Afrique c'est Blé Goudé, l'avenir de l'Afrique c'est Simone Gbagbo , l'avenir de l'Afrique c'est Affi N'Guessan, l'avenir de l'Afrique c'est vous , c'est moi, c'est tous les africains qui ont compris ce qui se passe. C'est pourquoi nous sommes dehors. " "Brink back our Gbagbo, parce que c'est avec Gbagbo que nous voulons faire l'Afrique". Plusieurs autres  patriotes sont également intervenus à la tribune pour encore une fois dénoncer l'action désastreuse de la France en Côte d'Ivoire et en Afrique, et exiger la libération du président Gbagbo, de Charles Blé Goudé, et de tous les prisonniers politiques otages du régime d'Alassane Ouattara. Ils ont manifesté leur solidarité à toutes les victimes de Boko Haram, mais aussi dénoncé le silence des occidentaux sur les victimes de la rébellion et du régime Ouattara en Côte d'Ivoire.▄


Correspondance particulière de Zéka Togui à Paris

Source: Aujourd’hui / N°645 du Lundi 19 Mai 2014






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