L’embarras Gabonais

CIVOX.NET
Jeudi 22 Septembre 2016 - 11:53


Ali Bongo Odimba a peut être triché. Le décompte des voix du Haut- Ogooué, parvenu plus de 72 H après la clôture du scrutin, après toute une alchimie des chiffres en est sans doute la preuve.  99% ,un taux de participation  et des votes ,à la soviétique ou ,pour faire simple « à la  Ouattara » comme  dans la partie septentrionale de la Cote d’ivoire lors présidentielles de 2010,peut certainement tout expliquer.

Toute fois, tout en étant porté de voir ce pouvoir cinquantenaire de la Tribu Bongo débarrasser  enfin le plancher, l’embarras Gabonais vient de l’immense question suivante : Toute cette opération de salubrité publique au profit de qui ? Jean Ping ? Un  homme lige, un nouveau Pion pour perpétuer la France-Afrique, qui, comme en Côte d’ivoire, en 2010, était le choix  de ce sulfureux réseau. Tout le monde sait pourquoi cette mafia en veut aujourd’hui à Ali BONGO .

Jean Ping, un homme   aux reflexes, pratiques, réseaux d’influence qui rappellent parfaitement Alassane Ouattara. Le crime n’étant jamais absolument parfait, Mamadi Diané, l’homme des situations de Ouattara a été pris la main dans le sac à la suite d’échanges compromettant de conversation téléphonique de soutien à Ping. Diané ,comme tout bon fusible ne pouvait que sauter pour protéger le système. Comme Ouattara, Ping s’est auto proclamé Président avant le résultat officiel. Depuis, il ne cesse d’arpenter à Libreville, les allées des représentations diplomatiques et autres officines occidentales. Bénéficie à travers le monde, pour les besoins de la cause, du Vuvuzela communicationnel de ses mentors. Lance des appels de détresse à  François Hollande pour venir l’installer sur le trône. Comme Sarkozy l’avait fait en Cote d’ivoire.

L’embarras est aussi occidental. Le recomptage des voix brandit, par la France, la Francophonie, l’Union Européenne et les USA est pourtant ce qui, en son temps, avait été refusé sans ménagement à Laurent Gbagbo avant de le couvrir de tous les péchés d’Israël.

Ali Bongo, suivez bien les regards, de par le frénétique  battage médiatique d’instrumentalisation des morts de la crise Gabonaise, n’est- il pas entrain d’être poussé dans le dos vers la guérite de la CPI à la Haye ? Tout porte à le croire. Les injonctions aux allures de menaces faites au conseil constitutionnel Gabonais, ces signaux, les mêmes qu’en côte d’ivoire ou c’était Ouattara ou le chaos, sous nos yeux complices, se mettent en place dans cette embarrassante crise Gabonaise.

Aristide SILUE
(In « La voie originale » du  13 septembre 2016)





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