L’ONU, le SIDA de la déstabilisation des pays dans le monde

Lundi 15 Octobre 2012 - 22:34


L’ONU, le SIDA de la déstabilisation des pays dans le monde
On savait l’ONU un machin, un bras séculier des grandes puissances. Mais il a fallu la crise ivoirienne, libyenne, malienne et autre pour que l’on se rende véritablement compte de l’affairisme de cette organisation mondiale censée apporter la paix dans le monde.
En son temps, on croyait naïvement que l’ONU était une aubaine pour résoudre les conflits qui naissaient à travers le monde. Très vite, les observateurs avisés des questions internationales ont revu leur prétention à la baisse et s’interrogent comment faire pour abattre ce monstre qui dévore les pays faibles. Désormais la violence est inhérente aux agissements de l’ONU. Elle passe par la violence pour installer une démocratie, pour enlever un soi-disant dictateur, pour imposer son point de vue, pour installer son homme à la tête d’un pays. Pourtant son rôle est d’imposer la paix en conciliant les belligérants. Comme cela vient d’être dit, outre les actes de violence, c’est la conception même du monde qui a changé. Les bons sont devenus les mauvais et les mauvais sont devenus des bons. Ainsi que l’avaient souligné bon nombre de personnes, le fonctionnement de l’ONU pose problème. Trois pays _USA, FRANCE, ANGLETERRE _ ont pris en otage cette institution et se servent d’elle pour mater les dirigeants nationalistes des pays pauvres qui refusent de brader les richesses de leur pays. De plus, dans ce nouveau monde, on ne se contente plus d’exalter l’effort de paix. Des pays identifiés sont dans le collimateur de l’ONU pour s’être montrés réfractaires à son autorité. On considère que le seul fait de pratiquer une démocratie normale en Afrique et dans les pays arabes est contraire à l’esprit prôné par l’ONU nouvelle version. De nos jours, les décisions prises ou les rapports produits par elle font beaucoup sourire.
Des millions de personnes qui ont mis leur confiance en l’ONU ont du mal à le croire. Leur organisation de paix est dépossédée de sa médaille d’or et disqualifiée pour avoir été pris en flagrant délit de mensonge, d’aide à des rebelles, à des terroristes pour une question d’intérêt. Oui, l’ONU soutient des personnes ou des pays par intérêt et non pour une manifestation de la vérité. Un nouveau fléau s’attaque à la paix du monde : la déstabilisation des pays. Un fléau si difficile à combattre qu’on le surnomme le SIDA de la déstabilisation des pays.
En Côte-d’Ivoire, l’ONU a parachevé son coup d’état débuté le 19 septembre 2002 en faisant chuter le régime de Laurent GBAGBO le 11 avril 2011. Et cela avec la complicité de la fameuse France. Non content d’avoir causé assez de tort à la Côte-d’Ivoire, l’ONU continue la déstabilisation de ce pays en pondant un rapport aussi mensonger que partisan. Ce fameux rapport accable les pro-Gbagbo en exil au Ghana. Du coup, elle projette déstabiliser ce pays d’accueil qui possède un des totems des grandes puissances : le pétrole. Le débordement d’enthousiasme qu’a suscité une victoire de l’ONU en Côte-d’Ivoire, le pousse à rééditer l’exploit au Ghana. Abandonnant sa mission première de maintien de paix dans le monde, elle s’abandonne à un comportement bestial pour parvenir à ses fins.
L’ONU a mal à ses hommes, à ses dirigeants et à ses objectifs. Sinon, comment comprendre qu’elle puisse produire un rapport tendancieux accusant les pro-Gbagbo d’être en connexion avec les islamistes au nord du Mali et avec la junte militaire dirigée par le Capitaine SANOGO. Alors que les vrais terroristes sont sous ses yeux : Alassane Ouattara, Soro Guillaume et leurs voyous qui ont défiguré la Côte-d’Ivoire. Un des chefs de guerre de Ouattara se nomme « BEN LADEN ». Allez-y comprendre quelque chose. Un nom évocateur qui rappelle bien de souvenir. Il vient d’être nommé préfet de la région de San-Pedro pour service rendu (avoir tué les ivoiriens pour permettre à Ouattara d’être président). Le niveau d’étude importe peu. Pourvu que l’individu soit violent. La médiocrité est célébrée sous ce régime. Tout le monde sait y compris la France, la stratégie violente, anti-démocratique mise en œuvre par Ouattara pour parvenir au pouvoir. Aucune condamnation, aucune enquête de la part de l’ONU pour situer les responsabilités. Bien au contraire, elle a accompagné le sieur Ouattara à s’installer dans le fauteuil présidentiel, elle continue de le soutenir dans les exactions et dans le non respect des droits de l’homme. Oh mon Dieu ! Pourquoi une telle injustice ? Sous les yeux de l’ONU, les partisans de Ouattara ont massacré les partisans de Gbagbo se trouvant dans un camp de refugiés à Duékoué. Les autorités ivoiriennes ne sont nullement inquiétées et l’ONU leur complice ne fait aucune déclaration. L’enquête tarde à sortir. Les coupables du bord de Ouattara se pavanent dans les rues, contents d’avoir accompli cette sale besogne.
La France de François Hollande, l’une des pièces maîtresses de l’ONU, ne voit-elle pas ou n’entend-elle pas ce qui se déroule en Côte-d’Ivoire ? Ouattara est en train d’instaurer un système de rattrapage ethnique qui détruit les fondements de la cohésion sociale. Autant Hollande critique les droits de l’homme, la démocratie pratiquée, le musellement de l’opposition en république démocratique du Congo (RDC), autant qu’il jette un regard sur la gestion scandaleuse des affaires de l’Etat par l’homme de la France en Côte-d’Ivoire. Les ivoiriens sont à la peine. La justice des vainqueurs fait rage. Si rien n’est fait la Côte-d’Ivoire risque de s’embraser. Les opposants n’ont plus droit à la liberté d’expression, la démocratie n’existe plus. Ici, nous vivons dans une jungle où les maîtres sont les FRCI de Ouattara qui se croient tout permis. Les dirigeants ‘’indéboulonnables’’ tiennent des discours guerriers parce qu’ils sont soutenus par la France et l’ONU. Même si le FPI est le parti qui se trouve au banc des accusés pour ce qui est arrivé, comme on tente de le faire croire, il n’est pour ainsi dire aucun parti politique qui échappe à la mauvaise foi et à la ruse.
Aujourd’hui, l’ONU a des prérogatives exorbitantes. Il semble qu’elle soit plus puissante que les états, ce qui n’est pas vrai. En Côte-d’Ivoire, elle a organisé et certifié les élections. Selon elle, plus de 46% de la population soutiennent le Président Laurent Gbagbo. Alors faut-il laisser Ouattara massacrer ces personnes au nom d’un deal ? « Le changement, c’est maintenant. », disait François Hollande. Son regard erroné sur GBAGBO et son parti doit également changer. L’ONU en Côte-d’Ivoire, c’est la France. Nous demandons donc à M. Hollande de ne pas se rendre complice des actes négatifs posés par Ouattara. Les ivoiriens attendent beaucoup de lui.
Cela dit, devant l’ampleur des déstabilisations amorcées par l’ONU, il est de plus en plus question que cette organisation dite de paix soit repensée. Les éminentes grises dont dispose le monde doivent y réfléchir pour tuer ce nouveau SIDA. La génération consciente a sa partition à jouer.

Gilbert KOIME

gilbertkouame@yahoo.fr
 




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