Kobénan Adjoumani (porte-parole RHDP) face à la presse « Si le Gouvernement consacre toutes les ressources du pays au paiement des salaires et des stocks d’arriérés, dans les années à venir, ça va être difficile »

CIVOX.NET
Mercredi 8 Février 2017 - 15:14


« Si le Gouvernement consacre toutes les ressources du pays au paiement des salaires et des stocks d’arriérés, dans les années à venir, ça va être difficile »
 
 
 
 
 
     
 
 

Le ministre Adjoumani Kobénan , le porte-parole du Rassemblement des Houphouetistes pour la paix en Côte d’Ivoire (RHDP) a rencontré, mardi autour d’un déjeuner, les patrons de presse proches de son groupement politique. A menu des échanges, la situation sociopolitique et militaire du pays. Ci-dessous, l’intégralité de son discours liminaire.


• -Mesdsames et messieurs les patrons de presse des journaux proches de notre grande famille politique du Rhdp
• -Mesdsames et messieurs les journalistes, chers amis des médias,

C’est avec un plaisir toujours renouvelé que je vous retrouve ce jour, avec, à mes côtés, les porte-paroles des partis membres du Rhdp pour vous saluer, vous remercier, pour votre précieuse collaboration mais surtout échanger avec vous sur les grands défis futurs que nous devrions affronter et relever ensemble pour le bonheur de nos populations et l’émergence de notre pays, la Côte d’Ivoire.

Pour commencer, chers amis, je voudrais, au nom du Rhdp, vous présenter nos vœux de bonne santé. Que 2017 soit pour vous et pour vos familles respectives une année de bonheur, de paix et de réussite dans toutes vos entreprises.

Mesdames et messieurs les patrons de presse, la rencontre de ce jour m’offre à nouveau l’occasion de vous exprimer les remerciements les plus sincères du Rhdp pour l’immense et l’inestimable travail d’information, d’explication et de sensibilisation que vous abattez au quotidien afin de rendre compte mais surtout faire comprendre les décisions, les orientations du Rhdp ainsi que celles du gouvernement dirigé aujourd’hui avec bonheur par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Depuis notre dernière victoire à la présidentielle en 2015, que de chemin parcouru ! Que d’épreuves surmontées ! Que de succès glanés ! Tout cela a été possible grâce à vous, chers amis de la presse proche du Rhdp.

En effet, après la présidentielle, votre concours a été déterminant pour faire comprendre, accepter et voter par nos populations, avec un score écrasant et un taux de participation satisfaisant, la première grande réforme du second quinquenat du président de la République, Alassane Ouattara.

Il est bon ici de souligner de deux traits le rôle capital que la presse proche du Rhdp a joué parce que l’exercice n’était pas du tout aisé face à une opposition qui aura mis tout en œuvre pour empêcher la tenue du référendum du 30 octobre 2016. Une campagne active pour le boycott du scrutin, intox et manipulation à outrance de l’opinion, violence verbale, menaces, intimidation, tout y est passé pour que la naissance de la 3ème République n’ait pas lieu. Grâce à vous, le projet n’a pas avorté. Grâce à vos écrits, les Ivoiriens ont compris cette réforme qui a été plébiscitée par les électeurs.

Après le référendum, il y a eu les législatives du 18 décembre. Des élections ouvertes, très disputées, avec un nombre de candidatures record dans l’histoire de notre pays. Le Rhdp a fait le choix d’y aller en rangs serrés ; là aussi, ce ne fut pas facile. Mais grâce à vous, les choix parfois difficiles qui ont été faits ont été acceptés. Et au finish, le Rhdp s’en tire avec une majorité très confortable au parlement de 215 députés. Cette élection législative a donc ramené sur terre des rêveurs qui se croyaient capables de contester la suprématie du Rhdp. Ils ont été terrassés, laminés, proprement.

Dès lors, nous avions pensé avoir fait le plus difficile en 2016 et que le travail allait reprendre rapidement en 2017. Que non ! Mutinerie de certains soldats, grève des fonctionnaires. Le gouvernement est sur plusieurs fronts en même temps. Un compromis est trouvé avec les militaires. D’autres corps de l’armée entrent ainsi dans la danse. Tout le pays retient son souffle, chaque jour a son actualité. Le pays est à l’arrêt. Mais le gouvernement est à l’abordage, le Rhdp joue sa partition, la presse proche du Rhdp est aussi en première ligne. Après quelques semaines, la fièvre est tombée.

Mesdames et messieurs les journalistes, si aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est en paix et que le travail a repris sereinement dans toutes les administrations c’est aussi grâce à vous. Aux côtés du gouvernement et du président de la République, vous avez mené le bon combat.
Au nom du Président Henri Konan BEDIE, Président de la Conférence des Présidents du Rhdp et au nom Directoire du Rhdp et de son président, le ministre Amadou Soumahoro, je voudrais profiter de cette rencontre pour saluer votre travail, votre constance et votre détermination sans faille.

Je voudrais vous dire que nous avons certes réussi à restaurer un climat de sérénité dans notre pays mais le combat continue. Chers amis de la presse proche du Rhdp, nous avons besoin encore de vous. Continuez de nous aider.

Nous avons besoin de vous pour expliquer que le président de la République et son gouvernement ont fait beaucoup d’efforts. En débloquant les salaires des fonctionnaires, ces derniers voient leur solde évoluer tous les deux ans de façon automatique.

Des salaires ont été augmentés, l’application stricte du Smig revu à la hausse est aujourd’hui une réalité. Dans le cadre des récentes discussions avec les syndicats des Fonctionnaires et Agents de l’Etat, le gouvernement a fait de nombreuses concessions. Mais je l’ai dit et je le redis, l’Etat est notre bien à tous, ne tirons pas trop sur la corde. Parce que si le Gouvernement consacre toutes les ressources du pays au paiement des salaires et des stocks d’arriérés, dans les années à venir, ça va être difficile. L’on risque même de ne plus ouvrir les concours administratifs pendant un bon moment pour recruter des policiers, des gendarmes, et d’autres fonctionnaires. Ce serait ainsi fermer à notre jeunesse les portes de l’administration.

Alors, il faut que les Ivoiriens se réveillent parce que c’est le danger qui nous guette, qui guette notre jeunesse. Ceux qui tirent sur la corde des revendications malgré les concessions du gouvernement en réalité veulent distraire les ivoiriens pour atteindre leur objectifs inavoués. L’Etat peut faire des sacrifices mais l’Etat a des limites qu’il ne peut dépasser sans mettre en péril la vie des générations futures.
Mesdames et Messieurs les journalistes, c’est ce message que je vous demande de nous aider à faire comprendre à l’opinion en général et aux Ivoiriens en particulier. Je vous remercie pour votre aimable attention.




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