KKB explique les raisons de la création de la coalition politique: « Il faut une nouvelle CEI, car ce qui est là est tout sauf une commission indépendante »

Avant de se rendre hier à La Haye pour rendre visite au Président Laurent Gbagbo, le député de Port-bouët Bertin Kouadio Konan est passé sur le plateau de France 24 où il s’est prononcé sur la coalition politique qui se met en place en Côte d’Ivoire. Il assure que c’est pour obtenir de meilleures conditions pour aller aux élections. Car « Ce qui est là, à présent, est tout sauf une commission indépendante », affirme KKB. Entretien.

Mercredi 25 Mars 2015 - 07:50


KKB explique les raisons de la création de la coalition politique: « Il faut une nouvelle CEI, car ce qui est là est tout sauf une commission indépendante »
France 24 : Kouadio Konan Bertin bonsoir. Vous êtes candidat à l’élection présidentielle et vous êtes hostile à l’appel lancé par Alassane Ouattara au PDCI pour le soutenir. Vous êtes membre d’une coalition qui se met en place contre Ouattara, à quoi vat-elle servir ?

Eh bien, comme son nom l’indique c’est la coalition pour la nouvelle Côte d’Ivoire qui est composée de différents politiques comme le Lider de Mamadou Koulibaly, du professeur Martial Ahipeaud et bien d’autres et les quatre candidats issus des rangs du PDCI qui sont Essy Amara, Charles Konan Banny, le professeur Jérôme Kablan Brou et moi-même. Ensemble, nous pensons que dans une Côte d’Ivoire déchirée, un peuple désormais divisé, il faut nous unir, mutualiser nos forces et faire en sorte pour sauver la Côte d’Ivoire.

Justement, est-ce que cela veut dire que vous allez trouver un seul nom pour affronter Alassane Ouattara ?

Dans un premier temps, notre ambition ce n’est pas d’aller contre un seul individu, parce que j’observe qu’il se trouve que des Ivoiriens l’ont déjà baptisé improprement, « le tout sauf Ouattara », ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Nous allons donc ensemble négocier les conditions d’élections propres, transparentes et justes. Nous allons revendiquer des conditions de sécurité pour tous pour que le processus électoral soit sécurisé pour l’ensemble des candidats sur l’ensemble du territoire. Car madame, sachez aussi que notre armée nationale n’existe plus. C’est l’ancienne rébellion qui a été baptisée Force républicaine de Côte d’Ivoire qui est composée d’hommes essentiellement acquis à la cause d’un candidat, Alassane Dramane Ouattara.

Ne pensez-vous pas que c’est avec un candidat unique que vous pouvez faire face au candidat sortant ?

Rien ne dit que nous n’allons pas avoir un candidat unique. Nous allons apprécier en chemin pour voir quelle est la meilleure stratégie pour battre Alassane Dramane Ouattara. Alors si cette stratégie commande qu’il faut un candidat unique d’entre nous, ce sera le cas mais pour l’instant, il faut d’abord obtenir des conditions de sécurité pour tout le monde, une commission électorale véritablement indépendante. Ce qui est là, à présent, est tout sauf une commission indépendante.

Dans l’ensemble, il s’agit d’obtenir les meilleures conditions pour une élection transparente, vous avez rendu une visite à Laurent Gbagbo, vous allez à nouveau lui rendre visite, quel est le but de ces multiples visites, est-ce pour charmer, séduire les potentiels électeurs du FPI ?

Ça n’a jamais été ça. Je veux justement que chacun des leaders politiques soit un éducateur. Il faut véhiculer nos mœurs, nos comportements en tant qu’Ivoiriens. Je l’ai déjà dit, pour qui est Ivoirien comprend ce message. Un Ivoirien c’est celui qui est solidaire de son frère dans les moments difficiles, et quand il est en deuil. C’est vrai que le président Laurent Gbagbo est dans un parti politique qui n’est pas le mien. Il perd sa mère mais en bon Ivoirien, je suis allé lui présenter mes condoléances.

Il n’y a pas d’arrière pensée de séduire les électeurs du FPI ?

Non, maintenant ce que je veux que vous reteniez, quand j’essaie de me mettre à sa place, c’est que je vois mal un homme vivant accepter de ne pas aller aux obsèques de sa mère. Ça lui est arrivé au  nom de la politique. Nous avons accepté d’aller aux obsèques de cette grande mère. Je vais donc lui rendre visite pour rendre compte de ce qui s’est passé à Blouzon, le village natal de la défunte. C’est tout. Pour le reste, nous avons nos arguments et nous serons, le moment venu, face au peuple de Côte d’Ivoire avec un projet que nous présenterons parce que notre mission, c’est de réunifier un peuple. Parce que le président HouphouëtBoigny  nous a donné les moyens et les arguments pour le faire.

Retranscrit par PIERRE KALOU Source : France 24

Publiée par Aujourd’hui / N°854



 




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