Justice internationale/ Me Aimé Kilolo (avocat congolais et ancien détenu à la CPI) : « Gbagbo et Blé Goudé ont de vraies chances de sortir de la CPI »

Mardi 31 Mars 2015 - 01:06


Tous les observateurs de la scène politique ivoirienne s’accordent sur le fait que, pour une réconciliation vraie en Cote d’Ivoire, il y a une démarche primordiale à mener : libérer le Président Laurent Gbagbo, le ministre Charles Blé Goudé, la première Dame Simone Gbagbo ainsi que  tous les prisonniers politiques  et  permettre le retour  sécurisé des exilés. Pénétrés de cette idée, les partisans du président Laurent Gbagbo ont multiplié depuis quatre ans, les actions à l’effet d’interpeler la communauté internationale sur  l’injustice subie par leur champion et son jeune ministre Charles Blé Goudé, fer de lance de la résistance ivoirienne. Malgré ce gros investissement humain et autres actions de l’ombre, le Président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont  été envoyés en procès. Et même si certains pays africains, voire  européens, se sont proposé à la CPI pour  accueillir le président Gbagbo pendant sa liberté provisoire, le gouvernement  ivoirien s'y oppose farouchement. Pour preuve, une dizaine  de demandes de  mise en liberté provisoire, introduites par le conseil de l’ex-n°1 ivoirien, ont systématiquement été refusées en accord avec le régime Ouattara. Face à ce mur presqu’infranchissable, Me Aimé Kilolo, avocat congolais et exdétenu à la CPI,- où il a passé 11 mois-,  a indiqué  récemment lors d'une conférence organisée à Paris, par le COJEP et dont le ‘kinois’ était l’invité spécial, que le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé ont de réelles chances de se sortir du pénitencier de la Haye, à condition  toutefois que le pouvoir change de mains en Côte d'Ivoire et que le nouvel homme fort d’Abidjan soit en faveur de la libération de ces deux personnalités. Cette logique, partagée par plusieurs observateurs de la scène politique ivoirienne est beaucoup plus claire et compréhensible à la lumière du cas de l’actuel chef de l’Etat kenyan. Toutes les charges contre ce dernier, on  se souvient, ont été abandonnées par Mme Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI) puisque M. Uhuru Kenyatta étant justement aux affaires, des lois ont été votées par le parlement en par faite fusion avec  le gouvernement local. Un exemple qui, selon  Me Aimé Kilolo, devrait fortement inspirer  les  partisans du président Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire. Un appel qui n’est pas tombé dans des oreilles de sourds puisque depuis quelques semaines, les principaux contradicteurs  d’Alassane Ouattara, sont sur la voie de donner forme à une coalition politique anti-Ouattara. Une plateforme qui devrait réunir les Charles Konan Banny, Essy Amara, Kouadio Konan Bertin dit KKB, Mamadou Koulibaly de Lider et Aboudramane Sangaré du FPI, pour ne citer que  les noms les plus connus. De passage la semaine dernière à la Haye, l’ex-premier ministre, Charles Konan Banny, a discuté des contours de cette nouvelle coalition de l’opposition, avec le président Laurent Gbagbo, qui y serait favorable selon des sources proches du visiteur venu d’Abidjan. Assurément pas une bonne nouvelle pour le pouvoir d’Abidjan.

Géraldine diomandé

Source : camerounvoice
Publié par Aujourd’hui / N°858
 




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