Jeux de la francophonie 2017 en Côte d'Ivoire : des images de marasme qui en disent long sur la décripitude du pays.

Jeudi 27 Juillet 2017 - 04:33


La Côte d’Ivoire actuelle n’apparait plus comme ce pays phare de la sous-région ouest-africaine. Elle est désormais très loin de faire envie ; et cela fait certainement plaisir à ces personnes pathologiquement jalouses qui, au lieu de chercher à se hisser au niveau de ce qu’elles envient, s’échinent plutôt à le faire descendre au niveau peu enviable qui est le leur. La Côte d’Ivoire aujourd’hui est dans une décrépitude sans nom. Cela engendre un marasme qui se traduit par des images fortes dont certaines sont visibles à l’occasion des Jeux de la Francophonie. En voici deux :
 

  1. Les gradins clairsemés du stade Houphouët-Boigny à l’ouverture des jeux :
     

La première image qui montre le marasme et l’apathie des Ivoiriens pour ces jeux, c’est ce stade aux gradins clairsemés lors de la cérémonie d’ouverture. Personne ne peut soutenir honnêtement que les Ivoiriens n‘aiment pas le sport, encore moins qu’ils fuient les cérémonies festives. Les Ivoiriens adorent s’amuser et faire la fête! S’ils ne se sont pas déplacés à l’occasion de cet événement, c’est simplement parce qu’ils ne peuvent pas y avoir le cœur. C’est ce qui explique pourquoi le périodique parisien « Le monde » soutient que de nombreux Ivoiriens parlent de ces jeux comme « les jeux d’un camp », le camp des régnants, « leurs jeux ». Car on dit chez nous : « inviter à la fête quelqu’un qu’on sait étreint par la douleur liée à une souffrance à l’origine de laquelle on n’est pas étranger, c’est lui remuer le couteau dans la plaie ». Et les Ivoiriens seraient masochistes ou inconscients de faire la fête dans les souffrances qui les assaillent de toutes parts.
 

  1. Le balancement de la tête de la diva Aïcha Koné :
     

Aïcha Koné a été requise, nous n’osons pas dire réquisitionnée, pour chanter l’hymne national de Côte d’Ivoire à l’ouverture des jeux. Les paroles pleines de sens de ce symbole de notre pays ont amené la chanteuse à balancer la tête, de gauche à droite, chaque fois qu’elle arrivait sur les expressions fortes de l’hymne : des expressions comme «Terre d’espérance », « pays de l’hospitalité »… et surtout, à la fin, en chutant sur « La patrie de la vraie fraternité ». Il est quasi certain que cette grande chanteuse, qui a été interdite d’antenne à la RTI, n’a pas pu retenir ses larmes en descendant du podium. Des larmes, non pas d’heureuse émotion, mais des larmes de dépit, d’amertume, de souffrance, d’une Ivoirienne qui ne reconnaît plus son pays !

Les Ivoiriens souffrent de ce qui leur est quotidiennement servi. Et cette fête apparait comme une sadique moquerie à l’égard de ce peuple affable, qui ne mérite pas la cruauté qu’on lui impose depuis des années, avec des morts innombrables, des dizaines de milliers personnes contraintes à l’exil, des centaines d’innocents en prison sans jugement ou sous un régime juridique qui fait fi de toutes les normes, une situation intenable avec la complicité d’une « communauté internationale » avide et inhumaine.

BÉDI HOLY

 





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