Jeunesse sans frontière dénonce la mauvaise gouvernance du régime Ouattara

Mardi 21 Octobre 2014 - 22:58


Image d'archives: Gouvernement Duncan
Image d'archives: Gouvernement Duncan

Déclaration N°30-OCT2014 de JSF relative aux scandales à répétition dans l’Exécutif

Alors que nous nous réunissons pour produire la présente, nous apprenons que les ministres Japonais de l’économie et de la justice viennent de rendre leurs démissions. Et feront certainement l’objet de poursuites judiciaires pour des malversations financières. Comme quoi certaines nations tiennent par-dessus tout à l’intégrité de leurs dirigeants. Nous ne sommes d’ailleurs pas surpris de constater que celles-ci demeurent les plus évoluées.

Pendant ce temps sous nos tropiques, en Côte d’Ivoire, les scandales se suivent et se ressemblent au sommet de l’exécutif. Lorsque de forts soupçons de corruptions actives ne planent pas sur des ministres, ils sont carrément pris les mains dans le sac de la mauvaise gouvernance, voire des malversations. Pourtant, jamais ces scandales à répétition n’ont donné lieu à des actions idoines. Au mieux, ce sont des « DAAF » qui sont limogés puis réintégrés quelques jours plus tard à d’autres fonctions. Comme si finalement le Président Alassane OUATTARA et son gouvernement s’accommoderaient bien à de ces dérives, pire les encourageraient. Osons croire que NON !, quoique :

Avant-hier, le procès Café-cacao s’est révélé être une parodie de justice, car l’on a pris soin de ne jamais convoquer à la barre certains ministres qui se trouvaient pourtant au cœur de ce réseau mafieux.

Hier, et pour ne citer que ça, c’est le « DAAF » du Ministère de l’enseignement supérieur qui était limogé, sans suite aucune, sinon une quasi-promotion. Prime à la médiocrité, comme tant d’autres.

Aujourd’hui ce sont les frais de missions de nos ministres qui posent problèmes. Et décidemment il n’en sera encore RIEN. Sinon le limogeage de quelques bouc-émissaires.

De ce qui précède :

  • Profondément choqués par la récurrence de ces scandales qui n’honorent guère la gouvernance de notre nation ;

  • Conscients de la corruption massive de tous les échelons de notre société ;

  • Convaincus que l’exécutif et l’appareil judiciaire ne font que trop peu pour stopper ces dérives ;

Jeunesses Sans Frontières, prenant la pleine mesure de ses responsabilités dans la construction d’une Côte d’Ivoire nouvelle :

  1. Réclame la démission ou le limogeage des ministres, dont les départements sont ou seront concernés par des scandales. Il faut mettre un terme à ces mauvais exemples que le sommet donne jour et nuit au peuple.

  2. Dénonce le leadership ambigüe du président Alassane OUATTARA dans la prévention et la gestion des scandales de son équipe. Nous ne le dirons jamais assez, le rôle d’un leader n’est pas de constater, mais de prévenir. Les Ivoiriens ont votés un Président non pas pour COMMENTER, mais pour AGIR. Des mesures idoines auraient été prises depuis belle lurette, qu’aujourd’hui les ministres et hauts fonctionnaires s’adonneraient moins à de telles dérives.

 

  1. Interpelle le pouvoir judiciaire qui semble abandonner ses prérogatives, nous ne savons d’ailleurs pour quelles raisons. En effet beaucoup de cas sont passés au nez et à la barbe de notre appareil judiciaire, sans que celui-ci ne bouge le petit doigt. Un immobilisme coupable.

  2. S’interroge sur la pertinence de l’existence de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, tant ses supposées actions répressives contre la corruption et les malversations se font attendre. Il ne faut surtout pas que cette institution dont nous avons applaudi la création se révèle être une autre coquille vide.

En définitive, Jeunesses Sans Frontières demeure vivement préoccupé, quant à la qualité de la gouvernance en Côte d’Ivoire. Ces scandales à répétition ne seraient-ils pas la partie visible de l’Iceberg ?

Quoi qu’il en soit, le projet d’émergence qui n’offre déjà que peu de lisibilité, se trouverait davantage problématique s’il s’avérait que ses promoteurs en plus de leurs aptitudes contestables n’auraient pas la probité nécessaire.

Fait à Abidjan, le 20 octobre 2014

Pour Jeunesses Sans Frontières

Par le Présidium

Le Président

DIAKITE Tawakkal

 

 





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