Instabilité: Tirs nourris hier à Sikensi. Des morts signalés

Lundi 27 Août 2012 - 08:12


Instabilité: Tirs nourris hier à Sikensi. Des morts signalés
Des tirs ont été entendus hier, dimanche 26 août 2012, dans la région de Sikensi située à quelque 80 kilomètres au nord d’Abidjan. Selon des informations sur place, les tirs ont commencé aux environs de 14 heures dans le village de Sahué, non loin de l’autoroute du nord, 6 km après le corridor d’Elibou.
Joints au téléphone depuis Abidjan, des habitants d’Elibou ont confié que les tirs de fusils d’assaut étaient ponctués de lourdes détonations qui faisaient penser à des armes lourdes. Les mêmes sources indiquent que devant la persistance des tirs et la violence des détonations, les populations de Sahué ont, pour la plupart, trouvé refuge dans la forêt jouxtant le village. Selon des sources concordantes, une descente des FRCI à la recherche d’une cache d’armes serait à l’origine de l’incident.
Selon les tenants de cette version, un ancien élu proche du FPI originaire de ce village, aurait armé des miliciens pendant la crise électorale. C’est la recherche des armes au domicile de ce cadre qui aurait dégénéré en affrontement avec les villageois. Ces affrontements auraient fait 6 morts, dont 5 autochtones Abidjis du village au nombre desquels une femme, et un gérant de cabine téléphonique, non originaire de la région.
Selon les mêmes sources, la recherche n’aurait rien donné. Mais selon des habitants d’Elibou, dans la matinée d'hier dimanche, quelques heures avant les coups de feu, des voyageurs partis d’Elibou auraient été interceptés à mi-chemin sur la piste menant à Sahué, par des hommes armés en uniforme.
Contrairement aux coupeurs de route, ces éléments armés ont arraché aux voyageurs, leurs téléphones portables. Selon les témoignages des certains voyageurs, les hommes armés retiraient les batteries des cellulaires, les jetaient loin dans la broussaille et rendaient aux propriétaires, leurs appareils et les puces. Munis de leurs portables sans batterie, les voyageurs étaient ensuite priés de rebrousser chemin. Qui étaient ces hommes ? Des éléments des FRCI en opération de ratissage, ou des assaillants qui allaient plus tard attaquer le village de Sahué ? Aucune réponse claire à cette question pour l’instant. Les tirs se sont poursuivis jusqu’à la tombée de la nuit.
Par Hippolyte Oulaï
 
Source: L’inter du 27 août 2012




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