Insécurité galopante, économie désastreuse, remous sociaux… Alassane Ouattara, le Poker-menteur !

Deux ans après sa prise de pouvoir, Alassane Ouattara reste toujours dans une logique de gouvernance approximative, loin des réalités ivoiriennes. Où il continue de confondre ses promesses électoralistes et la réalité que vivent les Ivoiriens. Alors que lui et son régime «vendent» une Côte d’Ivoire économiquement en bonne santé à travers leurs différentes villégiatures, la vérité finit par les rattraper. Incursion dans la gouvernance «poker- menteur» de Ouattara et son clan.

Jeudi 18 Avril 2013 - 09:57


Insécurité galopante, économie désastreuse, remous sociaux… Alassane Ouattara, le Poker-menteur !
Alassane Ouattara et son clan pensent qu’il suffit de proclamer des chiffres pour que l’économie nationale roule au super. Ils croient fermement que diriger un Etat, de surcroit la Côte d’Ivoire qui à elle seule fait plus de 40% du poids de l’Uemoa, c’est «ordonner» un taux de croissance surréaliste qui du reste est en total déphasage avec ce que vivent les Ivoiriens. Deux ans après sa prise de pouvoir, le régime Ouattara peine à instaurer une sécurité rassurante aussi bien pour les populations que pour les opérateurs économiques et autres investisseurs. En moins de deux ans, le régime a multiplié les forces parallèles, officiellement pour lutter contre le grand banditisme, mais qui en réalité avaient pour mission de «museler» l’opposition. L’insécurité a atteint des proportions alarmantes, avec l’assassinat de l’ex-DG de l’Ecole de Police, l’agression armée du DG de l’ENS. Et surtout le regain de violence à l’ouest du pays, où pourtant le régime a concentré le gros lot de ses forces. Notamment, les Frci et leurs supplétifs dozos et milices burkinabè. Aujourd’hui, les dizaines de milliers d’ex-combattants qui en réalité demeurent toujours des supplétifs Frci, sont source d’insécurité. Parce que n’ayant jamais été désarmés et étant toujours en possession d’armes lourdes. On accuse certains d’être derrière la recrudescence des agressions armées et autres braquages aussi bien dans le District d’Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Ouattara n’a toujours pas entamé en profondeur la restructuration du secteur sécurité (RSS). Une armée toujours contrôlée par les ex-rebelles avec une hiérarchie fortement nordiste. Le chef de l’Etat, bien qu’officiellement chef suprême des armées reste encore déconnecté des questions sécuritaires. Les populations continuent de vivre dans un environnement d’insécurité rapprochée avec des centaines de milliers d’armes de guerre en libre circulation dans le pays. Dans cette situation d’insécurité généralisée, comment le régime Ouattara peut-il continuer de vendre l’illusion à une partie des Ivoiriens, en déclarant un taux de croissance utopique et surréaliste ?
Paupérisation record malgré 8,6% de taux de croissance Les artifices n’ont pas pu cacher longtemps la réalité économique en Côte d’Ivoire. Alors que le régime Ouattara annonce à tout vent que le pays se porte mieux, au plan écono - mique, avec un taux de croissance record de 8,6%, les caisses de l’Etat continuent d’être désespéramment vides. Les hausses enregistrées des prix du carburant et du gaz ne sont que des prémices à la vague d’augmentation des prix de certains produits dans les semaines et mois à venir. Notamment dans le secteur de l’électricité, où une partie des consommateurs subissent déjà une hausse de prix. Sur le marché, certaines denrées de première nécessité connaissent fréquemment des hausses sur leurs prix. Alors que le régime se targue d’une économie qui carbure au super, le chef de l’Etat lui, ne cesse de quémander des «appuis budgétaires» aux bailleurs de fonds pour espérer joindre les deux bouts. Des «appuis budgétaires» que ces derniers condi - tionnent à l’avancement de certaines réformes. Notamment, le code minier et aussi dans le secteur de l’électri - cité. La réalité est que Ouattara, son clan et ses «lieutenants» ont certes les poches pleines, mais l’Etat de Côte d’Ivoire n’a plus d’argent. C’est pourquoi, Ouattara a décidé d’inten - sifier son «hyper-présidence» en gouvernant désormais par ordonnances, en court-circuitant le Parlement acquis pourtant à sa cause. Le chef de l’Etat président du RDR, ministre de la Défense est acculé, d’autant plus que ces réformes doivent être validées au plus tard fin mai, c'est-à-dire avant le prochain Conseil d’administration du Fmi, censé donné carte blanche pour bénéficier d’un premier appui budgétaire de 74 millions de dollars. Dans sa course contre la montre, il n’a pas hésité à demander  une «ral - longe» à la France dans le cadre du contrat de désendettement-développement. Chose qui a été une fois de plus conditionnée par des avancées dans le processus de réconciliation, le jeu politique, la justice… une situation qui n’est pas faite pour avantager le régime Ouattara, en ce sens que tout s’enchaine et s’entre - mêle avec le front social en ébullition.
Intensification de la fronde sociale Ouattara perd sa sérénité. Il n’a pas de solution pour les Ivoiriens. Et les fonctionnaires l’apprennent à leurs dépens. C’est pourquoi, au lieu de discuter raisonnablement avec le secteur éducation/formation qui observe une grève depuis le 8 avril dernier, le gouvernement a préféré brandi l’épée.  Conséquence, l’école ivoirienne est dans l’impasse au moment même où on aborde le dernier virage avant les examens à grand tirage. A la suite des enseignants qui visiblement vont reconduire la grève pour dix autres jours, les fonctionnaires entrent dans la danse dès ce lundi 22 avril 2013. Au fil des jours le régime Ouattara met en évidence son incapacité à faire face aux problèmes des Ivoiriens. Cuisant échec.

Par Gérard Koné

Le Nouveau Courrier N°777 du Mercredi 17 Avril 2013




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !