Il y a déjà plus d'un an, Ouattara avait promis de vider le FPI de sa substance» Et si c'était une déclaration stérile ? (Archives)

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Mercredi 14 Décembre 2016 - 11:35



L’ancien-nouveau président ivoirien a reçu la presse étrangère hier mercredi à la présidence de la République. Dans un entretien qui a suivi cette réception, Alassane Ouattara a été, on ne peut plus clair sur les orientations de son nouveau mandat de cinq ans. Sa vision de la réconciliation, ses rapports avec le Fpi, la modification constitutionnelle envisagée…

Avec le Fpi, particulièrement, les choses s’annoncent ombrageuses puisque Ouattara II n’entend pas se plier aux désidératas de ce parti et de ses alliés. Ceux qui anticipent une entrée du Fpi dans son futur gouvernement, Alassane Ouattara les invite à déchanter. «Aujourd’hui, je peux dire que je ne crois plus du tout en ces gouvernements d’union. Je suis un libéral et qu’est-ce que j’aurais à faire avec des gens du FPI qui sont socialo-marxistes? Si c’est le prix à payer pour qu’il n’y ait pas de réconciliation politique, je suis prêt à le payer», prend-il position. Alassane Ouattara, qui ne veut certainement plus perdre de temps sur le chantier de la réconciliation croit à une réconciliation naturelle des Ivoiriens. «La réconciliation politique se réglera toute seule, car notre coalition représente plus de 85 % des Ivoiriens et le FPI sera bientôt vidé de sa substance», se convainc-t-il; les 15% de la population ivoirienne représentant cette petite frange de la population qui n’a, aux yeux du chef de l’Etat, d’autre choix que se jeter dans la paix des Houphouétistes. 

«Je n’ai pas à m’adresser à Laurent Gbagbo en particulier. Laurent Gbagbo a eu un comportement qui a amené une grave crise dans ce pays et qui a fait 3 mille morts. Il est entre les mains de la justice internationale, il sera jugé et puis après, la vie continue.» 

A TV5 en particulier, Alassane Ouattara a émis l’idée d’une nouvelle Constitution. Il l’a dit comme suit: «Je ne propose pas une modification constitutionnelle juste par rapport à cet article (article 35, Ndlr). Moi je veux une refonte constitutionnelle. La présente Constitution a été faite par un régime militaire qui avait ses objectifs. Ils se sont octroyés une immunité et ont introduit une série de dispositions incohérentes qui nous ont créés des problèmes à un moment donné au niveau du Conseil constitutionnel. C’est une nouvelle Constitution pour passer à la troisième République en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas pour essayer de briguer un 3e mandat. La limitation de deux mandats sera respectée dans la nouvelle Constitution. Mais il faut maintenant renforcer les institutions, clarifier un certain nombre de choses, enlever tout ce qui est confligène et abandonner ces histoires de stratification des Ivoiriens.»

Qu’en sera-t-il de sa succession ? Sur le sujet, Ouattara a son idée, celle de l’introduction dans la Constitution, d’une vice-présidence. Il en donne les raisons : «Si après trois ou quatre ans, ça va bien, pourquoi ne pas demander à un vice-président de prendre les choses en main? J’ai vu que partout où il y a des postes de vice-président, cela a bien marché. Au Ghana et au Nigeria, quand le président est décédé, cela a bien marché.» Un signal prémonitoire ? 

Dans son interview, le nouvel élu malmène ses opposants dont Banny, Essy et Koulibaly, y compris Laurent Gbagbo qui, même loin d’Abidjan, continue d’être un de ses sujets de prédilection. «Je n’ai pas à m’adresser à Laurent Gbagbo en particulier. Laurent Gbagbo a eu un comportement qui a amené une grave crise dans ce pays et qui a fait 3 mille morts. Il est entre les mains de la justice internationale, il sera jugé et puis après, la vie continue», charge Alassane Ouattara quand la journaliste lui demande d’adresser un message à Gbagbo. 

SD




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