INP-HB-CPDEC: Cissé Bacongo lutte contre les intérêts de la France

Le ministre Cissé Bacongo a effectué la rentrée académique politico-médiatique à l’Université Félix Houphouët Boigny le lundi 03 septembre 2012 dernier. Le monde entier sait désormais que l’école a repris ses droits en Côte-d’Ivoire. Et pourtant, de gros problèmes demeurent. Plus de 600 étudiants de la grande école CPDEC vidés de leurs propres locaux ne savent plus à quel saint se vouer. Les parents désemparés et ne voulant pas la suppression de cette école demande la médiation du chef de l’Etat.

 

Samedi 8 Septembre 2012 - 08:00


Le Ministre Cissé Bacongo
Le Ministre Cissé Bacongo
Dans le souci d’aider la Côte-d’Ivoire à former des cadres de haut niveau, la France, à travers des projets, a signé un partenariat de formation avec le centre de préparation aux diplômes de l’expertise comptable (CPDEC) via l’Institut National Polytechnique Houphouët Boigny (INP-HB). Cela est matérialisé par la convention entre la grande école CPDEC et l’Institut National des Techniques Economiques et Comptables (INTEC) du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) de Paris.
Depuis 1975 jusqu’en 2011, cette école a fonctionné normalement sans écueil. Les autorités françaises ainsi que les autorités ivoiriennes sont satisfaits du résultat escompté. Les parents en sont heureux. De ce fait, pour minimiser les dépenses, ils préfèrent inscrire leurs enfants dans cette école internationale que de les faire partir pour la France. Les travailleurs, nombreux à Abidjan, y prennent des cours à leur descente du boulot pour renforcer leur capacité. En outre, les diplômes obtenus ici sont délivrés par l’Etat français. Ce qui atteste la crédibilité du CPDEC.
Par cette coopération gagnant-gagnant, la France par le truchement de l’INTEC perçoit une redevance. Par la même occasion, elle aide de façon substantielle l’INP-HB à finaliser son budget et contribue ainsi à soutenir l’Etat ivoirien. Pour mémoire, sachez que les locaux actuels sur le campus de l’université ont été bâtis sur fonds propre de l’INTEC France et des parents d’élèves. Mais diantre ! Le ministre voit les choses autrement. IL multiplie de jour en jour les manœuvres pour déstabiliser le CPDEC. En dépit des rapports de l’ambassade de France en Côte-d’Ivoire pour montrer l’exemplarité de cette école en matière de formation et de gestion, et aussi de son maintien à Abidjan pour faciliter les enseignements, Cissé Bacongo continue tout de même son harcèlement. Il lutte ainsi contre les intérêts français et par ricochet, il mène la vie dure aux parents qui déboursent d’importantes sommes d’argent pour une formation de qualité de leurs progénitures. Nous invitons donc les responsables de l’INTEC de Paris à faire une inspection des lieux pour se rendre compte des difficultés du CPDEC à l’orée de cette rentrée académique. L’ambassade de France en Côte-d’Ivoire en charge de ce dossier scolaire doit s’impliquer pour tirer au clair ce conflit Cissé Bacongo-CPDEC.
En réalité, les problèmes du CPDEC ont commencé pendant l’année scolaire 2011-2012, lorsque le nouveau régime Ouattara est arrivé au pouvoir. Le ministre de l’enseignement supérieur, Cissé Bacongo manifeste son désir de fermer l’école de l’INTEC à Abidjan pendant qu’il en crée ailleurs. La première tentative d’en découdre avec le CPDEC a été de vider les étudiants de leurs propres locaux de l’université (ancien INSET) en pleine année scolaire. Les parents et l’ambassade de France ont paré à cette décision inique en délocalisant momentanément l’école. La deuxième tentative, l’école veut voler de ses propres ailes en louant de nouveaux locaux, le ministre s’y oppose. Il demande à la direction de l’école de prendre attache avec la faculté des sciences économiques et de se mettre sous sa coupole sans autre forme de procès. Une manière pour le ministre de se débarrasser de cette affaire qui devient gênante. Du coup, le CPDEC perd son autonomie, son système d’enseignement français et risque de perdre la convention qui la lie à l’INTEC de Paris. Les diplômes ne seront plus délivrés par l’Etat français. Voilà où nous conduit Cissé Bacongo. L’acharnement du ministre contre le bien-être du CPDEC est incompréhensible. A l’analyse, il veut s’accaparer la convention avec l’INTEC pour en faire sa propriété privée.
Loin de nous l’idée de vouloir salir ou vilipender Cissé Bacongo. Seulement, nous voulons la clarté et la transparence dans les actes qu’il pose. IL s’agit de l’éducation de nos enfants et de l’avenir de la Côte-d’Ivoire. Les parents étaient à une réunion tout récemment pour analyser la situation. Il semble que le ministre s’est montré intransigeant
avec le comité des parents d’élèves qui est allé le rencontrer lors de la 1ère rencontre. Néanmoins les négociations se poursuivent. C’est pour cela, un S.O.S est lancé à tous les parents, à toutes les personnes sensibles à ce problème délicat, d’user de leurs relations afin que le chef d’Etat, Alassane Ouattara intervienne pour décanter la situation. La rentrée académique, en ce qui concerne le système français, est prévue pour le 17 septembre 2012.

Gilbert KOIME




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