Harcèlement et médias - illustration avec Laurent Gbagbo et Bill Gates

Samedi 20 Juillet 2013 - 04:13


Harcèlement et médias - illustration avec Laurent Gbagbo et Bill Gates
 
L'association de ces deux termes -harcèlement et médias- peut sembler dangereuse. Pourtant la réalité de son existence est très facile à démontrer. S'il en est de nombreux exemples, je me fonderai sur deux, très éloignés, mais qui ont en commun une détermination à nuire à deux hommes de pouvoir, Laurent Gbagbo et Bill Gates.
Dans le premier cas, le harcèlement dénoncé a été direct, influençant l'opinion par des articles mensongers dix années durant, et allant jusqu'à le présenter de façon unanime comme perdant d'une élection qu'il a pourtant gagnée, ce que certains journalistes tels Moïse Essoh ont dénoncé, considérant que leur métier étant d'informer, il convenait d'aller aux sources. L'unanimité qu'il y eut à désigner Laurent Gbagbo comme le perdant des élections a eu les conséquences gravissimes que l'on sait pour le pays dont il est le Président légitime. 
Dans le deuxième cas, le harcèlement est également au long cours, mais non perceptible de l'opinion publique, seulement des personnes informées, donc des premiers cercles de Bill Gates, des personnes qu'il était amené à côtoyer régulièrement. Là, il ne s'est pas agi de harcèlement par communication répétée d'informations erronées, mais de l'utilisation pure et simple du canal de communication que sont les médias à des fins de manipulation. Pour ce faire, il y eut utilisation de données volées me concernant [1 ][2 ].
Ça a aussi eu des conséquences gravissimes, si j'en crois le silence laissé par Steve Ballmer en réponse à un mail que je lui ai adressé le 29 mars 2010, l'accusant d'emprise sur Microsoft et de choix imposé de concevoir des OS poreux rendant possible l'intrusion sur n'importe quel ordinateur. Ce silence face à une accusation de cette gravité, suivi d'invitations à le rencontrer auxTechDays de Microsoft où je n'ai jamais mis les pieds laisse entendre que je ne me trompais pas. On sait les conséquences de la porosité des systèmes d'exploitation, et ce qu'elle a permis. En clair, le propos était de contraindre Bill Gates à laisser sa place à Steve Ballmer, ce qu'il a fini par faire. Je n'y reviens pas, je l'ai décrit dans les deux billets mis en lien. 
On peut dès lors se demander s'il est normal, dans un pays prétendument démocratique, que l'opinion ne soit pas plus outillée pour se protéger de cette influence nocive. Certes, elle ne l'ignore pas si l'on en croit le résultat du référendum concernant Maastricht puisqu'il n'allait pas dans le sens indiqué par les médias. Cela n'a pas empêché le pouvoir de passer outre, mais il y avait là l'indice d'un certain recul. 
La question se pose de savoir si ce recul existe dans une semblable mesure en ce qui concerne la politique étrangère. 
Pour ce qui concerne Laurent Gbagbo, le témoignage de Georges Peillon, porte parole de la force licorne qu'il a quittée par désaccord, est instructif. Il existe des témoignages plus anciens que celui mis en lien, et il est constant dans son propos. Une opinion publique alertée aurait-elle laissé passer pareil abus ? 
Quelques recherches très simples sur Google permettent de conforter Georges Peillon. Il suffit de regarder les résultats qui paraissent pour Gbagbo président déchuGbagbo bunkerGbagbo le boulangerGbagbo le dictateur
Ensuite, regarder les résultats sur Manifestation soutien Gbagbo, et là, le hiatus est évident. Comment comprendre que depuis plus de deux ans, Ivoiriens du pays et de la diaspora marchent, manifestent publiquement leur désapprobation du traitement subi par le président qu'ils ont élu, si celui-ci était le dictateur que les médias ont dépeint à grand renfort d'articles outranciers avec éléments de langage répétitifs ? 
On voit ici une manifestation devant le Conseil Constitutionnel français en décembre 2010.  
Mon deuxième exemple pose de sérieux problèmes de déontologie, d'autant que tout a été fait pour que je sois informée de ce que des données qui auraient dû me rester privées circulaient. Elles étaient utilisées pour me déstabiliser. 
J'ai choisi très récemment d'aborder ce problème que je trouve révélateur de la faillite de notre société ; je n'y reviens donc pas, mais tiens à montrer la rapidité avec laquelle les billets que je fais à ce sujet passent en actualité. Je pourrais utiliser plusieurs copies pour ce faire. Celle-ci me semble suffisante :

Source: http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/190713/harcelement-et-medias-illustration-avec-laurent-gbagbo-et-bill-gates




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