Grève de la faim des prisonniers politiques « Solidarité pour Laurent Gbagbo » condamne le mépris du gouvernement ivoirien

Mardi 9 Septembre 2014 - 05:40


Un prisonnier politique ivoirien gréviste de la faim
Un prisonnier politique ivoirien gréviste de la faim
A l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2014, une vague d’interpellations et d’assassinats organisés à tour de bras par les ex-rebelles s’est abattue sur des personnes soupçonnées d’être pro-Gbagbo. Tandis que beau- coup restent détenus dans des lieux tenus très secrets, d’autres ont été entassés dans des mouroirs servant de maisons d’arrêt dans le nord du pays. C’est le cas de Korhogo où ont été déportés les plus proches collaborateurs de Laurent Gbagbo ; Odienné où Simone Gbagbo croupit sous le poids de l’arbitraire depuis bientôt 4 ans ; Séguéla où sont enfermés de valeureux soldats soupçonnés d’avoir combattu la rébellion. Mais c’est aussi le cas des prisons à ciel ouvert comme au Camp pénal de Dimbokro ; la maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA) et la MACA (maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) où plus d’un millier de citoyens subissent la cruauté humaine et perdent au jour le jour l’espoir de vivre. A la MACA justement, au bâtiment des Assimilés et au bâtiment C (cellules réservées aux criminels), des citoyens ordinaires accusés d’avoir voulu ex- primer une opinion contradictoire sont entassés avec de vulgaires voyous (malfrats, drogués, brigands de grand chemin, etc.) et subissent la rancœur des ex-rebelles qui se traduit par des traitements physiques dégradants et toutes les formes de maltraitance. Ces valeureux citoyens, qui ne demandent qu’à voir leurs droits élémentaires respectés, se couchent à même le sol, su- bissant une insomnie chronique orchestrée et ne recevant aucun soin depuis bientôt 4 ans. Leur crime est d’avoir voulu exprimer leur libre opinion contradictoire devant des personnes adeptes de la force des armes contre l’argument de la force.  Ces prisonniers de l’arbitraire ne sont ni plus ni moins que des victimes expiatoires du système de diabolisation planifié contre Laurent Gbagbo, père de l’éveil de la conscience citoyenne et de la liberté d’ex- pression et d’opinion au prix de luttes âpres mais démocratiques. Pour protester contre le mépris du régime à leurs dépens ; pour crier leur martyr face à la maltraitance dont ils sont victimes et interpeller ce qui reste encore de « bon sens » à l’opinion nationale et internationale sur leur traitement inhumain et dé- gradant, trois cents (300) des nombreux citoyens en détention extrajudiciaire ont ent amé une grève de la faim depuis le  lundi 1er septembre 2014. Le mouvement « Solidarité pour Laurent Gbagbo » s’associe au sort de ces détenus et à l’ensemble de la communauté nationale et internationale pour dénoncer la maltraitance dont ils font l’objet au simple motif qu’ils soutiendraient Laurent Gbagbo. Aussi, le mouvement « Solidarité pour Laurent Gbagbo » : -Exprime toute sa solidarité aux détenus maltraités et s’associe à la douleur de leurs familles ; -Dénonce cette situation dégradante qui constitue une atteinte grave au droit de l’homme ; -Dénonce le système de complicité international qui soutient le régime des ex-rebelles en Côte d’Ivoire; -Appelle les organisations des droits de l’homme et les organisations politiques et diplomatiques internationales à exercer librement leur mission sans complaisance ; -Condamne la violence et le mépris du gouvernement ivoirien, l’invite par conséquent au respect des droits de l’homme et de la dignité humaine.  

Fait à Abidjan  le 7 septembre 2014

Pour le Comité Exécutif Le Président Maurice LOHOURIGNON





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