Grève de la Fesci: L’Université Houphouët-Boigny quadrillée par les forces de l'ordre

CIVOX.NET
Mardi 26 Juillet 2016 - 15:25


 

[25-07-2016. 18h40] Au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny, des cargos de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) 1 et 2sont visibles à tous les points stratégiques.

Grève de la Fesci: L’Université Houphouët-Boigny quadrillée par les forces de l'ordre
 

Après la décision du gouvernement de suspendre toutes les activités syndicales des étudiants sur le campus universitaire, la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) a lancé à nouveau un mot d’ordre de grève de 72h à compter de ce lundi 25 juillet 2016. Fratmat.info a fait un tour au campus universitaire de Cocody, la plus ancienne de toutes les universités de Cote d’Ivoire.
 

Constat. L’université est quadrillée par un détachement important de la police nationale. Les entrées de l'Ufr Criminologie (faisant face à la brigade de gendarmerie) et l'entrée citée universitaire au niveau du collège moderne de Cocody communément appelé « entrée 28 » en référence à l’accès du bus 28 sont interdites d’accès. « On peut sortir mais on ne peut pas entrer par ici, faites le tour », lance un agent de police posté à l’entrée qui fait face à la brigade de gendarmerie (en venant de la Riviera 2). Seuls sont autorisés les passages au niveau du Chu de Cocody et de l’école de police. Mais à toutes ces entrées, l'on constate d'impressionnants dispositifs de la police.
 

Au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny, des cargos de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) 1 et 2  sont visibles à tous les points stratégiques. Deux cargos au niveau de la gare de bus électrique, quatre cargos au niveau de la présidence de l’université, un cargo au niveau du monument (le masque), un cargo au niveau du Crou, un autre au niveau de l’Ensea. Les policiers sont positionnés à tous coins et recoins de l’université.  Ils étaient d’ailleurs  visibles au niveau du carrefour de l’Insaac et de la Cité Mermoz.
 

Au niveau pédagogique, les amphithéâtres et les salles de cours sont restés clos. La scolarité également est restée fermée. Les examens qui étaient programmés pour ce lundi, ont été reportés à une date ultérieure. D’ailleurs, très peu d’étudiants ont effectués le déplacement. Le campus qui grouille de monde habituellement, était clairsemé ce lundi matin (il était 10h).
 

Seuls les arrêts de bus enregistraient un fort taux d’étudiants. Ce sont ceux qui avaient des examens. « Il n’y a rien,  tout est fermé. Ceux qui veulent aller se promener peuvent aller sinon il n’y a pas de cours », indique une étudiante qui revenait du campus. Au niveau de la bibliothèque nationale, les agents administratifs étaient à leur poste mais pas de consultation d’ouvrages ce lundi.  Même si la psychose est réelle, aucune violence n’a été signalée.
 

Le lundi 18 juillet 2016,  un affrontement  entre les étudiants et policiers a fait des blessés et de  nombreux dégâts matériels. Dans la foulée, un nouveau président a été nommé à la tête de cette université. Pr. Bakayoko Ly-Ramata a été remplacée par Pr. Abou Karamoko qui aussitôt installé, a appelé à la reprise des cours.
 

Eugène Yao

eugene.yao@fratmat.info

 




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