Gestion scabreuse du pouvoir: Le PIT dénonce le bradage de la Côte d’Ivoire

Le président du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), Daniel Aka Ahizi, a fait un tour d’horizon de l’actualité sociopolitique nationale, hier dimanche 20 octobre 2013 face à la presse, à l’issue d’un Comité central de la direction de son parti. Il a dénoncé la gestion approximative du régime Ouattara et appelé, une fois encore, à une concertation nationale pour sortir de la crise.

Mardi 22 Octobre 2013 - 13:04


Gestion scabreuse du pouvoir: Le PIT dénonce le bradage de la Côte d’Ivoire
La situation sociopolitique était au cœur de a réunion du Comité central du PIT. A l’issue de laquelle, Daniel Aka Ahizi, président du PIT s’est prononcé sur un certain nombre de questions importantes de l’actualité. Pour lui, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le bilan de Ouattara est négatif, en ce sens que les Ivoiriens sont encore plus mal - heureux aujourd’hui. «La pauvreté s’accroît davantage. Et nous sommes, selon des études, à 61% de taux de pauvreté dans ce pays aujourd’hui », a fait savoir le président du PIT. Selon lui, le régime parle de croissance économique de 9,8%, mais qui en réalité s’avère être une croissance appauvrissante. «C’est une croissance qui appauvrit le peuple ; une croissance qui ne profite qu’aux multinationales et non aux Ivoiriens », a déclaré Daniel Aka Ahizi.
«On est en train de brader toute la Côte d’Ivoire à des multinationales. Et nous ne pouvons pas être d’accord avec cette politique là. Les richesses créées à partir de nos ressources doivent bénéficier prioritairement aux Ivoiriens. Or, les capitaux ne circulent que chez les multinationales, pas en Côte d’Ivoire ni chez les Ivoiriens. En réalité, ce sont les multinationales qui contrôlent le pays. On ne peut pas supporter la politique qui est menée en ce moment», a dénoncé le premier responsable du PIT. Pour Aka Ahizi, le surendettement actuel de l’Etat risque de plomber à très court terme l’économie nationale.
Traiter les questions de justice, réconciliation et sécurité Le président du PIT a aussi abordé la question de la justice. Il s’est ainsi félicité du fait que le gouvernement ait décidé de ne pas extrader Simone Gbagbo (il pense qu’il en sera de même pour Charles Blé Goudé visé aussi par un mandat d’arrêt de la Cpi). Pour Aka Ahizi, le fait même d’avoir transféré le président Laurent Gbagbo à la Haye constitue une honte pour la Côte d’Ivoire. Qui aurait pu faire l’économie d’une telle déculottée et privilégier un règlement interne de la crise et de toutes ces questions. Toutefois, le PIT a souhaité que soit traduit en justice le plus rapidement possible, tous les auteurs de graves violations des droits de l’homme quel que soit leur appartenance politique. Sur la question de la réconciliation nationale, Aka Ahizi s’est dit préoccupé par l’absence de progrès dans la mise en œuvre d’une stratégie de réconciliation. Exigeant des mesures concrètes et d’urgence. «La réconciliation souhaitée par tous, passe forcément par un véritable dialogue entre toutes les filles et tous les fils de ce pays», a déclaré le président du PIT qui propose une concertation nationale comme alternative pour la réconci- liation nationale. Sur le volet sécuritaire, Aka Ahizi exige que le processus DDR des ex-combattants soit effectif et accéléré pour s’achever en 2014. Et que les chasseurs traditionnels «Dozos» regagnent définitivement leurs régions d’origine. «C’est la condition sine qua non pour l’organisation sereine des élections présidentielles de 2015», a fait savoir le président du PIT.

Par Frank Toti

Source: Le Nouveau Courrier du lundi 21 octobre 2013




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