Gervais MBoumba: «Gbagbo et Lissouba sont tous deux, des dignes fils d’Afrique que la France a détestés à cause de leur clairvoyance…»

Mardi 1 Mai 2012 - 01:09


Gervais MBoumba: «Gbagbo et Lissouba sont tous deux, des dignes fils d’Afrique que la France a détestés à cause de leur clairvoyance…»
L’ENTRETIEN D’AFRICAVIEW.NET AVEC :
Gervais MBoumba, Ecrivain Congolais et Militant des droits de l'homme.

 
www.africaview.net - Mr Gervais Mboumba, Vous n’êtes plus à présenter pour bon nombre d’internautes, mais nous allons vous demander de vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore.
 
 
Gervais Mboumba: Merci de l’opportunité que vous me donnez de répondre à Africaview.net, par le truchement de votre micro… Eh bien, je suis Gervais Mboumba, je suis originaire du Congo-Brazzaville, je suis enseignant, écrivain, guitariste, militant des droits de l’homme et chercheur en spiritualisme vertical.

www.africaview.net - Vous êtes écrivain, quelle est le genre littéraire qui est le vôtre et les thèmes que vous abordez?
 
 
Gervais Mboumba: Je suis à la fois essayiste et romancier, car sur les 7 livres que j’ai écrits, mon premier roman, c’est «la fille du président...» Dans ce livre je parle d’un président de la république sanguinaire qui a voulu tuer sa fille parce qu’elle aurait épousé Dékombel, un jeune étudiant…

www.africaview.net - Vous êtes également militant des droits de l’homme, qu’est-ce qui vous a attiré dans ce militantisme?
 
 
Gervais Mboumba: C’est une question pertinente et, cela doit être clairement compris par tous les humains sur terre. On n’est pas militant des droits de l’homme parce qu’un fonctionnaire de l’ONU vous aura nommé. Comme on ne devient pas militant des droits de l’homme parce que vous aurez brillamment réussi à un examen que vous aurait fait subir un homme de droit ou une école de droit appropriée. Comprenez madame que, même si je n’ai pas connu la guerre où j’ai failli être assassiné pour avoir dit non à un régime soutenu pas la France, le régime de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, je tiens des valeurs humaines depuis mon jeune âge où j’ai commencé déjà à défendre des causes justes. Je vais vous raconter une anecdote : nous avons fait partir un proviseur de Lycée, lorsque j’étais encore élève, pour une affaire simple : les latrines puantes de notre établissement scolaire pour lesquelles nous avons manifesté. Mais, ce proviseur arrogant croyait que nous étions des vauriens devant lui, pour cela, il n’a tenu compte de nos doléances. Et, il avait bien écopé un renvoi pour n’avoir pas entretenu les latrines de l’établissement… C’est dire que depuis mon jeune âge, j’ai toujours œuvré pour un militantisme sincère en faveur des bonnes causes. Je suis militant des droits de l’homme depuis 1997 en exil au Gabon, un pays voisin où j’ai passé près de 6 ans sous les auspices du HCR. Devenir militant des droits de l’homme c’est être impliqué pour défendre des causes justes. Nous savons combien il est DANGEREUX de critiquer par exemple des régimes dictatoriaux en Afrique et, lorsque vous regardez une vidéo sur Youtube où je critique la police d’un pays ami ayant assassiné un brave militant des droits de l’homme, cela demande une marque de courage. Certains Africains n’ont jamais compris quelque chose dans ce que nous faisons. Même dans mon pays le Congo, critiquer Sassou, les gens idiots vous prêtent des intentions, en croyant que si je critique librement et surtout sous mon identité réelle, cela est un motif de collusion certaine avec le dictateur président Sassou du Congo. Les gens se demandent quel courage puis-je avoir de critiquer Sarkozy. Voyez-vous combien on est en danger partout, à travers cet engagement. Le militant des droits de l’homme est celui qui s’accorde avec les principes des droits tout en reconnaissant ses devoirs. En ce qui me concerne, ce qui me plait plus dans les principes des droits de l’homme, c’est que l’on se régale des articles qui placent tous les Humains en position d’égaux devant le droit. Point n’est besoin de vous aligner tous les articles. Cependant, il revient aux États et aux citoyens de les appliquer sur le terrain.

www.africaview.net - A vous entendre, il y a longtemps que vous êtes engagé dans la recherche du bien-être social pour tous. A quel niveau se situe votre satisfaction aujourd’hui dans cet engagement? Quel est votre bilan personnel?
 
 
Gervais Mboumba: Oui, comme je vous l’ai dit, c’est depuis 1997 que je suis engagé dans le militantisme des droits de l’homme. Bon, en termes de bilan, il est illusoire de dire que nous sommes totalement satisfaits, dans la mesure où le combat que nous menon par rapport à l’Afrique qui est malheureusement le théâtre de situations dramatiques tels les coups d’Etat, les génocides, le manque d’alternance, on ne saurait parler de satisfaction ni même parler de bilan. Nous continuons à faire de la sensibilisation. Donc notre souci est d’interpeller la communauté internationale, les grandes puissances et les multinationales d’arrêter de soutenir les dictateurs en Afrique. Car il est démontré que la communauté internationale, les grandes puissances et les multinationales, sont des causes du recule démocratique en Afrique. Or nous savons qu’il y a des pesanteurs un peu partout, les grandes puissances en vue d’assoir leur économie font des petits jeux mafieux pour intérioriser d’autres valeurs au lieu de faciliter la démocratie en Afrique. Nous sommes dans la sensibilisation pour que les donnes soient changées.
Les valeurs républicaines que prônent les pays occidentaux, ne sont pas permises en Afrique! Il est impensable de regarder un pays dans son fonctionnement sans alternance. Le cas du Burkina Faso, le cas du Cameroun, le cas du Rwanda pour ne citer que ceux là! Il n’y a pas de dirigeant africain qui puisse passer 20 ans ou plus au pouvoir sans qu’il ne soit protégé par les puissances occidentales. C’est toutes ces situations qui font que nous puissions dire que le bilan est négatif pour le moment. On ne peut pas parler de bilan positif encore, il y a beaucoup à faire pour songer à un bilan positif. Pour le moment, nous demeurons dans la sensibilisation et ne pouvons pas dire que nous avons marqué des points à tel ou tel endroit. Par conséquent, nous souhaiterions que toutes les nations sachent que si quelque part la démocratie n’a pas marché, c’est toute la terre qui en souffrirait, si réellement nous sommes des personnes civilisées! Personnellement, il est assez important de signaler que je ne suis pas militant des droits de l’homme uniquement par rapport à mon propre pays. Lorsqu’on est Africain et mûr d’âge on est touché par ce que les occidentaux sèment comme désordre en Afrique. Croyez-vous je n’ai pas jeté une petite larme, lorsque les bombes de l’armée française ont fauché deux fois de suite, des milliers d’enfants en Côte d’Ivoire ? Ce pays ressemble à ce que j’ai moi-même vécu au Congo-Brazzaville. C’est inacceptable ce que Sarkozy et Chirac ont fait en Côte d’Ivoire. Je suis surtout militant des droits de l’homme au service de l’Afrique. Cependant, il n’en demeure pas moins que l’on défende également les causes justes dans certains pays occidentaux. Je vous parlerais par exemple de tous les abus qu’on fait sur les enfants de la Palestine. Il faut également penser aux enfants du monde qui subissent des injustices et même des crimes des canailles dans ce monde.

www.africaview.net - Quelles sont les raisons qui font que la démocratie africaine et l’alternance ne fonctionne pas à votre avis?
 
 
Gervais Mboumba: À cette question, nous voyons bien que le colonisateur d’Hier, s’en fout de la démocratie en Afrique à cause de ses intérêts. Nous-mêmes avions des attitudes tribalistes et, le plus souvent, c’est l’ethnie qui prime. Certains ont été élevés au biberon du système monolithique, c’est à dire du monopartisme ou système à parti unique. Ils ne sont parfois que démocrates des jours heureux. L’alternance politique est bafouée par la France et ses pions placés au pouvoir en Afrique pour sauvegarder ses intérêts. Voilà le comble avec l’Afrique !


www.africaview.net - L’ingérence des grandes puissances dont tu parles est d’actualité avec la chute de Laurent Gbagbo et d’autres leaders africains victimes du printemps arabe. Qu’en pensez-vous?
 
 
Gervais Mboumba: Le printemps arabe, c’est un euphémisme. Nous devrons savoir que ces pays n’ont jamais connu la démocratie depuis la chute du mur de Berlin. La tradition magrébine, en dehors de l’Algérie, tous ces pays magrébins étaient sous le voile d’un pouvoir dictatorial. Cela pressentait une sorte de secousse irréversible.
Pour Laurent Gbagbo c’est tout à fait différent. Luis même Laurent Gbagbo est un enfant de la démocratie, comme il le disait lui-même. Or Sarkozy et tous les dirigeants français ont toujours été jaloux des dirigeants africains qui refusent le diktat français. Donc l’ingérence des grandes puissances occidentales est signe de mépris à l’égard de l’homme noir en général et des Africains en particulier. C’est un racisme politique à cause de nos matières premières que des dirigeants clairvoyants comme Laurent Gbagbo (ne leur permettent pas) le cafouillage et le pillage. C’est tout!


www.africaview.net - Vous trouvez que c’est le néocolonialisme qui est en marche avec la chute de Gbagbo. Qu’est –ce que cela vous rappelle dans l’histoire du Congo Brazzaville qui est votre pays d’origine?
 
 
Gervais Mboumba: On ne le dira jamais assez, la politique française est une politique de domination et donc, de recolonisation au vu de ce qui se passe dans les pays d’Afrique francophone. On peut bien s’amuser à se poser des questions du genre : qu’est-ce que l’armée française fait sur le sol africain depuis plus de 50 ans, avec une activité cruelle à frapper sur les palais d’un chef d’État en Côte d’Ivoire ? Le comble c’est que des africains applaudissent. Moi je pense que les pays africains ne sont pas en conflit. Si conflit il y’a entre deux pays africains, dites-vous qu’il y’a toujours des gens venus d’ailleurs qui donnent des moyens logistiques en soutien d’un des deux pays en conflit. Or, les guerres ne se font qu’entre leaders politiques au sein d’un pays en combattant le gouvernement légal. C’est là que la France par exemple est plus active dans la destruction, puis, après, on voit défiler des ONG de tout poil pour faire des affaires.


www.africaview.net - Quel rapprochement faites-vous entre Laurent Gbagbo et Pascal Lissouba?
 
 
Gervais Mboumba: Les deux sont des dignes fils d’Afrique que la France a détestés à cause de leur clairvoyance et leur attachement aux valeurs démocratiques et du respect de la souveraineté des États indépendants d’Afrique. La France les a combattus au risque même de leur vie pour les mêmes raisons de refus du diktat et de pillage des ressources économiques dans leurs pays respectifs. C’est-à-dire, le Congo-Brazzaville et la Côte d’Ivoire, en plaçant des truands comme Sassou Nguesso et Alassane Ouattara au pouvoir.


www.africaview.net - Si Lissouba s’est retrouvé en France où il vit depuis sa chute du fait qu’il a la double nationalité, Gbagbo lui a été conduit à la Haye. Quel est votre avis sur le transfèrement de Gbagbo à la Haye?

Gervais Mboumba: Il faut avouer que Pascal Lissouba et Laurent Gbagbo marquent tous les deux une toute petite différence sur le cours des évènements respectifs. Au Congo-Brazzaville, la France attaque Pascal Lissouba par l’intermédiaire des milices de Sassou et plusieurs armées étrangères, comme l’armée angolaise et Tchadienne avant l’élection présidentielle en préparation. Tandis qu’en Côte d’Ivoire, cela se passe après l’élection premier et deuxième tour. Toutefois, la différence n’est qu’en degré, mais pas en nature entre les deux cas. Comme on peut dire que la guerre au Congo a duré 5 mois, c’est plus ou moins comme en Côte d’Ivoire.


www.africaview.net - Michel Gbagbo, malgré sa double nationalité Ivoiro-française est même incarcéré pour avoir commis le crime d’être le fils de Laurent Gbagbo. Nombreux sont les partisans et collaborateurs de Gbagbo qui sont en prison. D’autres en exil ou en Côte d’ivoire sont activement recherchés pour pouvoir être jetés en prison. Quel est votre point de vue sur ses emprisonnements pendant que le pouvoir en place dit rechercher la réconciliation? Est-ce de cette manière que les autorités après Lissouba ont procédé pour aider le Congo?
 
 
Gervais Mboumba: C’est un emprisonnement arbitraire. C’est la justice des vainqueurs. Ouattara se saoule le pouvoir qu’on lui a donné en marchant sur un étang de sang des ivoiriens. Mais tous ces ouilles, pour la France, ils seront un jour dans la même situation que Laurent Gbagbo. Je ne vois pas comment Ouattara va se défendre, lorsque la même France va cracher sur son visage du bel Ado. Aujourd’hui ayant le pouvoir, il en est fier d’avoir emprisonné Laurent Gbagbo et ses partisans, tout en ayant la haine contre le fils de Laurent Gbagbo que ses dozos ont failli crever les yeux. Tous ces gestes vont coûter cher à Ouattara parce que celui qui règne par l’épée, périt par l’épée. C’est une loi de la nature et non ma volonté. Aucun fétiche d’où qu’il vienne ne parviendra à le mettre à l’abri des secousses qu’il aura provoquées. Il suffit que (ses) petits commandants soient corrompus pour qu’il soit chassé pacifiquement du pouvoir et pour ça, la France sait le faire.

www.africaview.net - Le 18 Juin 2012, Gbagbo sera jugé au TPI. D’aucun pensent qu’il sera tout simplement libéré ce jour même. D’autre y voient sa condamnation trouvant le jugement comme pure formalité. Qu’en pensez-vous?
 
 
Gervais Mboumba: Cette cour pénale est au service des occidentaux, et, je pense que le cas du président Laurent Gbagbo discrédite davantage cette cour pénale qui devient bizarre. Si l’on condamnait Laurent Gbagbo, c’est uniquement par haine raciste. Son dossier est vide.


www.africaview.net - Dans quelques jours, il y aura le 2eme tour des élections présidentielles en France. L’opinion populaire en Côte d’Ivoire dit que «lorsqu’il pleut à Paris, Abidjan est mouillée.» Ceci pour dire dans un contexte politique, que la vie politique en Côte d’Ivoire dépend de l’Elysée. Pensez-vous que les résultats de ces élections en France détermineront le sort de Gbagbo le 18 Juin prochain?

Gervais Mboumba: Quel que soit celui qui remportera l’élection présidentielle en France, mon souhait est que Laurent Gbagbo soit libéré.


www.africaview.net - Au cas où François Holland était élu au soir du 6 Mai, quel devrait être le caractère des coopérations entre lui et les dirigeants africains actuels?
 
 
Gervais Mboumba: Moi je pense que monsieur Hollande a fait des déclarations, et tous l’ont entendu, S’il dit qu’il n’ira pas à Kinshasa à la réunion de la francophonie parce que le président Kabila est légalement illégitime, et bien, il en sera pareil pour tous les chefs d’État qui ont été placés au pouvoir par la France! Cependant comment s’arrêter au simple refus d’aller à la réunion de la francophonie sans que ce dernier ne puisse pas prendre d’autres décisions en l’encontre des dirigeants dictateurs placés au pouvoir par la France?
www.africaview.net - En tant qu’enseignant, éducateur et sensibilisateur, quelle solution et politique économique selon vous pourrait aider au développement dans nos pays africains à court, à moyen et à long terme?
Gervais Mboumba: Il faut d’abord intérioriser la véritable démocratie dans tous les pays en chassant des dictateurs. Ensuite, il est quand même indispensable que des textes régissant la vie publique, économiques et sociale soient mis sur pied dans chaque pays afin de bâtir des vraies stratégies de développement en révisant des accords économiques signés entre les États africains et les pays occidentaux. Donner la priorité à la recherche scientifique dans tous les domaines en injectant des moyens conséquents. Il faut quand même donner la possibilité aux hommes d’affaires africains dans leurs pays respectifs, une aide massives dans l’art de créer des entreprises génératrices de revenus et capables de créer de l’emploi pour nos jeunes. Le développement passe également par la formation. Il faut inciter les populations à diriger leurs enfants sur le chemin de l’école .Pour ce faire, les États et les gouvernements ont le devoir sinon l’obligation de former des enseignants valables en les soutenant financièrement. Le développement passe nécessairement par la formation de qualité à tous les niveaux, à tous les cycles scolaires… Nous pensons qu’il faut placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il faut que les Africains commencent à faire montre d’un esprit de leadership en plaçant leur expertise au service du pays. Mais l’État doit aussi aider au lieu d’avoir des ministres et de fonctionnaires voleurs…


www.africaview.net - Quelle place doit occuper la femme dans nos recherches de développement?
 
 
Gervais Mboumba: Il faut donner à la femme la place qu’elle mérite dans les Organes politiques en proposant des règles de parité ou de quotas, malgré nos coutumes et nos mentalités. Il y’a des femmes africaines qui ont atteint des niveaux universitaires et savent bien gérer. La femme est au centre du développement multiforme car elle est une sommité au même niveau que l’homme. Il ne s’agit plus de la femme africaine de 1960 ou des années d’avant. Après 50 ans la femme africaine a été scolarisée et aujourd’hui plus de 50 % ont quand même atteint le niveau collégial et 14% le niveau universitaire. Les défis étant nombreux, la femme africaine est capable de les relever au même titre que les hommes. Les femmes intellectuelles surtout doivent éviter de se cabrer dans des considérations de dernière roue du carrosse. La femme africaine est affranchie et émancipée, qu’est ce qu’elle attendrait pour aller de l’avant dans le processus du développement de l’Afrique ? Il faudrait que les mentalités qui relèguent la femme au second plan changent.


www.africaview.net - Vous avez dit au début de cette interview que vous pratiquez le spiritualisme vertical. Qu’avez-vous à dire à nos lecteurs sur cette croyance?
 
 
Gervais Mboumba: Le spiritualisme vertical paraît comme un mot savant et surtout dangereux, selon le sens évasif qu’on lui prête. Sûrement par ignorance, les gens confondent spiritualisme verticale au spiritisme. Il y’a une différence. Ceux qui ont lu Platon, doivent avoir une petite fibre de connaissances dans la compréhension du mot. Pourquoi Vertical ? Et bien la verticalité évoque le Très Haut. Donc, seul, vous êtes responsable devant Dieu et non par le biais d’un messie. Sans trop m’étendre là-dessus, je vais dire que le spiritualisme vertical n’est autre que le besoin pressant de connaître Dieu à travers une série d’études naturelle sur la valeur de l’acceptation et la reconnaissance du Divin, pas nécessairement par la récitation ou l’étude des passages bibliques, car la bible arrive en complémentarité… Tout humain sur terre peut se demander : quelle est la cause de son existence ? On voit combien la question devient intéressante ! Je peux dire que, mes parents en sont la cause, mais la chaîne est très longue, et, nous ne sommes que de simples maillons. Le spiritualisme vertical est une quête individuelle pour comprendre Dieu et le suivre en adoptant un comportement lié aux valeurs divines et spirituelles, car, c’est la voie qui nous permet de savoir que nous menons tous une vie double, au plan physique et spirituelle. Je suis le double de mon existence spirituelle et vice versa. Ces choses n’ont pas de réponses dans les Églises, mais à travers l’expérience spirituelle individuelle. Autrement dit, tu peux passer 50 ans dans une église, où tu peux t’appliquer à lire et relire la bible, cependant, si tu n’es pas dominé par ton propre double spirituel, tu n’es qu’un blagueur, quoi que tu sois.


www.africaview.net - Avez-vous un dernier mot pour nos lecteurs?

Gervais Mboumba: Il y’a tant de choses qu’on vient d’évoquer au cours de cette interview, mais la chose la plus cruelle entre les Africains, c’est le manque de cohésion, d’entente et surtout d’unité face à la sauvegarde de notre souveraineté. En parlant d’unité, ou l’unité africaine, cela signifie que si les africains étaient solidaires et unis, l’occident n’aurait pas de passage par lequel il viendrait voler, assassiner, enlever des dignes fils d’Afrique comme Pascal Lissouba ou Laurent Gbagbo. Je crois que le jour qu’on verra des africains parler le même langage, le jour que les africains vont protégeront mutuellement contre des prédateurs économiques, nous serons à l’abri des gestes des pays voyous qui viennent nous proposer des formules magiques éhontées en vue de nous emmailloter. Sans pouvoir chercher à vivre dans l’autarcie, mais, on n’accepterait pas n’importe quel accord avec n’importe que groupe de bandits commerciaux qui continuent à nous dicter et imposer des prix de nos richesses.


www.africaview.net - Nous vous remercions Mr Mboumba d’avoir accordé votre temps à Africaview Magazine!
 
 
Gervais Mboumba: Merci à vous!

Interview réalisée par
Marie-David Houphouët

Source: AFRICAVIEW MAGAZINE




Tags : Gbagbo, Lissouba

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