Gendarmerie nationale Profond malaise dans cette force d’élite

La Gendarmerie nationale est depuis plusieurs semaines tenaillée par des convulsions internes. Ayant laissé place à un profond malaise dans un cocktail de suspicions, arrestations arbitraires, et de déstructuration.

Mardi 15 Janvier 2013 - 15:02


Gendarmerie nationale Profond malaise dans cette force d’élite
Le 11 novembre 2011 dans une lettre ouverte au chef de l’Etat, un groupe d’officiers tirait déjà la sonnette d’alarme sur ce qui se tramait contre cette force d’élite qu’est la gendarmerie nationale. «En effet, que vaut une Gendarmerie où règne la Politique partisane, l’injustice – la délation – la méfiance – les frustrations – l’humiliation – la dictature de la hiérarchie – les décisions contraires aux règlements. Que deviendra une Gendarmerie où l’esprit de fraternité – de solidarité et de corps n’existe pas. Nous avons peur pour l’avenir de notre Gendarmerie nationale, creuset de la Nation Ivoirienne depuis notre Indépendance», relevait un groupe d’officiers de la Gendarmerie natio - nale dans leur cri de cœur adressé à Ouattara en novembre 2011. Ces derniers ne croyaient pas si bien faire. Puisque depuis plusieurs semaines, la Gendarmerie nationale vit un profond malaise. Plusieurs sous-officiers et officiers ont été mis arbitrairement mis aux arrêts pour la plupart, suite à la vraie-fausse tentative d’attaque du camp Agban, le 24 décembre dernier. Et depuis lors, il est de plus en plus question du «désarmement» de la Gendarmerie nationale.
En tout cas, il s’agit pour l’heure de lui retirer son armement lourd. Selon les informations en notre possession, les chars et autres armements lourds du Groupement d’escadron blindé (GEB), l’ex-unité d’élite commandée par le Cdt Abehi et la plus puissante des forces ivoiriennes, basé au Camp Agban, affecté désormais au Groupement pour la sécurité du président de la République (GSPR). Selon la même source, il est désor - mais de plus en plus question de «dépouiller» aussi une autre unité d’élite de la Gendarmerie qui n’est autre que l’Unité d’intervention de la Gendarmerie nationale (UIGN). Cette politique, à en croire nos informations, vise à réduire la gendarmerie nationale – à défaut de la dissoudre – à sa simple expression comme l’actuelle police nationale. Pendant ce temps, le régime va favoriser la montée en puissance, de la Force spéciale créée par Ouattara et du GSPR. Ce «dépouillement» progressif de la Gendarmerie laisse place à une grogne de plus en plus perceptible au sein de cette force d’élite, surtout avec les arrestations arbitraires au sein de la Gendarmerie. C’est dans cette atmosphère que la nouvelle du très probable limogeage du commandant supérieur de la Gendarmerie, le Général Gervais Kouassi, fait son chemin. Même si cela tarde à prendre forme. Selon une source militaire, le Général Gervais Kouassi pourrait laisser sa place dans les tout prochains jours à son adjoint, le Colonel Vako Bamba. Pressenti à le seconder dans ses nouvelles fonctions de commandant supérieur, au cas où l’information est officialisée, le Lieutenant-colonel Alexandre Apalo Touré, actuel Commandant de l’Ecole de Gendarmerie de Cocody.

Frank Toti

Le Nouveau Courrier-N° 700 du Lundi 14 Janvier 2013




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !