Gbagbo est candidat à la présidence du FPI: Pour le retour de la cohésion et non contre Affi

Lundi 24 Novembre 2014 - 05:18


Gbagbo est candidat à la présidence du FPI: Pour le retour de la cohésion et non contre Affi

Il m’est arrivé d’entendre des personnes, sans doute de bonne foi, poser la question de savoir si les opposants au président actuel du FPI, Pascal Affi Nguessan, ne trouvaient personne de taille à battre ce dernier, au point de recourir à l’icône Laurent Gbagbo. Ayant entendu plus d’une fois cette interrogation, je me dis qu’elle mérite qu’on s’y arrête un petit instant, pour éclairer les lanternes.
 
 

D’entrée, il faut faire savoir que les motivations de ceux qui ne veulent plus d’Affi Nguessan à la tête du FPI, et je suis modestement de ceux-là, ne reposent pas sur des ambitions personnelles  : il s’agit d’une lecture idéologique des pratiques et comportements à la tête du Parti. Car le FPI repose sur l’idéologie de gauche, avec des valeurs dont la solidarité qui prend sa source dans la générosité, donc excluant l’égoïsme et la cupidité, puis le respect ou la considération de l’autre, ce qui implique une posture permanemment adossée à la démocratie dans la gestion des questions d’intérêt de groupe. Je m’arrête à ces deux valeurs pour aller à l’essentiel.
 
 

Le camarade Pascal Affi Nguessan a montré qu’il lui est impossible d’intégrer ces valeurs-là à sa pratique quotidienne. Certes, le FPI, en tant que front, regroupe en son sein toutes les personnes qui désirent participer au combat qu’il engage  ; mais à condition d’accepter de se plier à l’idéologie de gauche ou tout au moins de ramer dans le sens des valeurs qui fondent la posture de gauche. Le camarade Affi, pour le moins qu’on puisse dire, foule aux pieds le minima que constituent les valeurs de solidarité, de générosité et de démocratie. En ce qui concerne la solidarité et la générosité, il suffit de voir son comportement au quotidien et surtout les actes qu’il pose depuis que les actions des militants du Parti l’ont sorti de prison, ne lui en déplaise  : il n’a posé aucun acte en direction des autres camarades restés en prison, même pas une simple visite de camaraderie à aucun d’eux  ! Alors que la Direction intérimaire n’a pas manqué d’aller le voir en prison à Bouna  ! Quant à la démocratie, il n’y a qu’à le voir piétiner les textes et les décisions de Parti, pour s’inscrire dans une démarche solitaire, dont les motivations ne peuvent venir que d’un caractère d’autocrate invétéré aux ambitions égoïstes. Pour ces deux raisons, et il y en a d’autres, Pascal Affi Nguessan n’est plus digne de diriger le FPI. Le plus grave, c’est que les agissements du camarade Affi ont causé beaucoup de désastres  au plan de la cohésion dans le Parti : aujourd’hui, sur la base d’«  avoir  ses hommes  », il a créé des clans dans le FPI, et ne se cache plus avec les pratiques nauséeuses d’achat de conscience, de corruption avérée, au point où des informations circulent dans certaines fédérations, pour des congressistes que l’équipe du président Affi prendrait entièrement en charge, afin de les contraindre à être de son côté, sans compter les discours démagogiques pour justifier sa candidature  ! Une candidature pour le moins scandaleuse, même si certains de ses séides vont jusqu’à parler d’«  imposture  » à propos de la candidature de Laurent Gbagbo  !!! Ce camarade-là ne peut plus faire l’affaire du Parti auquel ses actes et paroles causent de nombreux torts  : l’unité au sein de cette famille politique est fortement entamée par la faute d’Affi Nguessan. On parle maintenant de pro Affi et des autres  ! Car, il y a du tout dans un parti politique, et les actes et paroles de ce président diviseur, on pourrait dire saboteur, ont trouvé des oreilles réceptives, et cela a créé la fracture. Il serait même arrivé au camarade Affi de tribaliser le débat devant des camarades, ce qui est une faute au regard des textes fondateurs du FPI. Le président actuel du Parti, avec la recherche effrénée de «  ses hommes  » s’est constitué des «  suiveurs  »  dont certains sont désormais fermés à tout raisonnement. La fracture créée par Affi est donc grande  ! Il faut raisonnablement, non seulement le dégager mais, dans un pur esprit de gauche, rechercher la réparation des dégâts, recoller les morceaux, corriger la scission dans le Parti, renforcer le groupe ! Il ne serait pas du tout difficile de battre Pascal Affi Nguessan, dans un débat et une confrontation électorale, même si l’homme est totalement inscrit dans les manipulations de toutes sortes, la fraude, la corruption et l’achat des consciences  ! Toutes ces pratiques indignes ne le sauveront pas cette fois non plus, comme cela ne le sauva pas dans ses agitations pour maintenir le FPI dans la CEI sur mesure du régime. On n’aurait aucune difficulté à trouver un camarade au FPI pour battre  Affi ! Car la campagne pour l’élection est une occasion de mettre à nu tout le mal que le président actuel fait au Parti. Seulement, il ne s’agit pas, comme dans certaines entités, de «  ôte-toi pour que je m’installe  !  » Nous sommes bien dans une organisation de gauche, où l’intérêt du groupe dépasse et doit primer sur l’intérêt individuel  ! Battre Affi n’est donc pas l’objectif  ! Il est question, surtout, de retirer le parti des mains d’un camarade qui a failli, un camarade qui a montré qu’il n’est pas digne de le diriger, pour le remettre à quelqu’un d’autre, avec l’assurance, et cela est très important, que les valeurs qui fondent ce Parti ne seront pas corrompues  ! En plus de cet objectif, il faut aussi et au-delà de tout, mettre fin à la scission, recréer l’unité et la cohésion  ! Il faut éviter que des personnes, sentimentalement ou pour des raisons inavouables, se mettent dans des positions nuisibles au Parti. A la réflexion et pour ces raisons, le choix a été fait de la seule personne qui soit vraiment au-dessus de la mêlée  : le Président Laurent Gbagbo  ! Cet homme-là peut être le ciment pour ressouder tout le Parti, recoller toutes les fissures créées par le camarade Affi Nguessan  ! Voilà tout le sens du choix de la candidature de Laurent Gbagbo, ainsi qu’exprimé par les initiateurs de ladite candidature  ! C’est pourquoi, dès «  l’appel de Mama  », tous ceux qui pouvaient avoir des velléités de candidature contre Affi, en véritables hommes de gauche, en militants véritablement soucieux de la cohésion dans le Parti, en camarades capables de faire passer l’intérêt général avant leur personne, tous ont renoncé à être candidats. Je dois dire que des gens ont pensé qu’Affi en ferait de même, ignorant jusqu’où ce camarade-là était dans d’autres considérations…
 
 

Il ne s’agit donc pas du fait que personne d’autre ne puisse pas battre Pascal Affi Nguessan, un président qui a eu un mandat opaque de treize (13) années, et qui n’a jusqu’aujourd’hui produit aucun bilan, choisissant de s’enfermer dans des intrigues machiavéliques. Un tel homme n’a plus rien à donner au FPI, à ce niveau de responsabilité  ! Ce président-là a montré depuis juillet 2014 surtout, qu’il est abonné à des pratiques nuisibles, des comportements qui ont émaillé toute la bataille de la CEI, bataille qu’il a perdue, par un vote sans appel du Comité Central, la seule instance de décision en dehors du Congrès. La falsification des listes et autres pratiques pas très honnêtes ne lui ont pas permis de faire prendre au Comité Central la décision de rester à la CEI  ; mais il semblerait que malgré cela, au mépris, comme à son habitude, des textes du Parti, du vote de l’instance de décision et de tous les autres camarades, il refuse jusqu’aujourd’hui d’officialiser la sortie du FPI de cette institution par un document écrit. A moins que le Parti que Laurent Gbagbo et des camarades, dont certains, en l’occurrence Sangaré Aboudrahamane, Kouassi André, et Tapé Kipré, siègent encore dans les instances, ait été totalement dénaturé, le camarade Pascal Affi Nguessan a perdu tout crédit pour diriger la FPI. Mais en le dégageant, il faut garder intacte la cohésion. Le choix de Laurent Gbagbo comme candidat est par conséquent une option, au-delà de toute ambition personnelle, pour recoller les morceaux, pour les batailles à venir qui seront rudes et qu’il faudra faire sans concession ni compromission.
 
 

Dieu nous assiste  !
 
 

BEDI HOLY
 
 

 





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