Gbagbo: L’homme Politique Africain de l’Année en Quatorze Points

Mercredi 27 Janvier 2016 - 08:56


Qu’on l’admire ou qu’on le haïsse, Laurent Gbagbo ne laisse en tout cas personne indifférent. Ses discours dans l’opposition, au pouvoir, en prison, et bientôt en liberté, sont suivis de près par les journaux du monde entier et les politiques. Surtout occidentaux qui ont mené contre lui  une guerre lâche qui a conduit à un changement brutal de régime en Côte d’Ivoire. Et malgré son statut de prisonnier, le président Gbagbo bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des chefs d’Etat occidentaux et Africains. De ce fait, il apparaît pour un nombre considérable de medias, d’analystes politiques, d’hommes politiques classiques, de géopoliticiens, et géo-stratèges, comme un des hommes qui auront marqué le cours de l’histoire dans le monde ces quinze dernières années.  


Icône



La guerre non-déclarée contre Woody Gbagbo menée par le fou-nain Sarkozy, soutenu par l’esclave sous les chaines Ban ki moon, sous le fallacieux prétexte de résoudre une crise post-électorale et apporter la démocratie en Côte d’Ivoire s’est soldée pour Gbagbo par la hausse de sa cote de popularité sur le plan interne et externe. Depuis lors, Laurent Gbagbo appartient à l’Afrique. Constate le Pr. Raymond Koudou Kessié. Pour les Africains en lutte pour leur indépendance, Laurent Gbagbo est un don de Dieu. Un personnage charismatique et exceptionnel, de la race des grands héros africains dont Lumumba…, c’est un repère; écrit Marc Micael, Chroniqueur et Analyste Politique.  Grace à son abandon de soi pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique, l’ombre du président Laurent Gbagbo plane sur la Côte d’Ivoire. Il est et demeure le choix des Ivoiriens. Il est devenu désormais pour les Ivoiriens mais aussi pour les Africains du continent et de la diaspora l’icône de l’Afrique libre, indépendante et souveraine. Affirme Lazare Koffi Koffi.


Aura



L’habileté politique de Laurent Gbagbo, sa prise de parole qui peut faire mal et son aura auprès des Africains le rendent dangereux pour la “coopérative des puissants,” au-delà de la personne d’Alassane Ouattara. Analyse Philippe Brou, dans Le Nouveau Courrier. Mais il n’y a pas que ça.
L’aura du président Gbagbo avait réussi à mettre d’accord les journaux compromis et ceux de combat. Jeune Afrique, achetable mais pas vendable, avec des ventes au plus bas, avait vu la courbe de son chiffre d’affaires remonté en consacrant à chaque parution sa Une au Woody de Mama. La plupart des journaux Français dans la même situation financière désastreuse optent pour la même stratégie. Le détesté Gbagbo devient le sésame de leur embourgeoisement. L’Observateur Paalga–un quotidien Burkinabè–, l’un des journaux antiGbagbo, mais aussi l’un des relais des medias Français en Afrique, avait malgré le langage de haine qui est le leur, décerné en 2010 le titre de l’homme politique Africain de l’année au Woody. Dans la foulée, pendant trois années consécutives le président Gbagbo a été l’homme politique Africain le plus consulté sur le moteur de recherche Google. Et l’homme politique Africain de l’année 2015.


Différent



Même incarcéré, Gbagbo, le président des Ivoiriens, offre l’image d’un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique Africaine. Il incarne la vertu en politique. Eric Kahé témoigne: Laurent s’est formé à la politique pour être un homme d’Etat. Toutes les concessions que Laurent Gbagbo a faites dans le cadre de la résolution de la crise Ivoirienne, il les a faites parce qu’il avait une dimension d’homme d’Etat…L’obsession de la république a habité Laurent Gbagbo dans toutes ses actions. Laurent disait souvent que ‘si je ne peux pas recevoir un Ivoirien même celui qui ne m’aime pas, je ne suis pas un homme d’Etat. Je dois toujours me mettre au-dessus de l’esprit partisan. A ce témoignage, Lazare Koffi Koffi, Ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire, ajoute, Gbagbo a toujours eu une haute idée de sa mission de chef d’Etat et par respect au peuple et au nom du peuple il a résisté courageusement pour tenter jusque dans ses derniers retranchements de sauver la Côte d’Ivoire. C’est une grande leçon qu’il nous fait face à l’Histoire.


Patriote



L’axe principal de sa politique est le patriotisme. Pour lui, l’intérêt national transcende les idéologies qui, mal développées fracturent l’histoire et opposent les citoyens entre eux. Il l’a démontré en travaillant aussi bien avec les partis de l’opposition qu’avec les rebelles. Patriote dans l’âme et dans les actes, le Président Gbagbo a accepté tous les caprices de la rébellion. Il a changé son gouvernement à plusieurs reprises pour y intégrer les rebelles. Le comble, il a fait du chef déclaré des rebelles son premier ministre. Son parti le Front Populaire Ivoirien –FPI– était minoritaire dans ses différents gouvernements. Il a toujours préconisé le dialogue à travers son slogan “Asseyons-nous et discutons.” Rappelle Patrick Yao Kouamé, Président de la Jeunesse du PDCI-RDA (en exil). Mieux, il a recruté les patrons des régies financières par voie de concours et non sur une base idéologique ou par affiliation politique. Tout le contraire de la pratique qui a sévi avant et après lui avec des concepts comme l’ivoirité ou le rattrapage ethnique développé et exercé par Ouattara.
Gbagbo, cet homme exceptionnel, a réussi à gérer un pays coupé en deux par la rébellion et à tenir en prison parce qu’il prend sa force morale et mentale dans l’amour profond qu’il a pour la Côte d’Ivoire et pour le peuple Ivoirien, qui fait qu’il met l’intérêt de la Nation Ivoirienne au-dessus de sa propre personne et de son propre sort; déclare Lucie Bourthoumieux, Franco-Camerounaise, Avocate à la Cour près le Barreau de Paris,



Pragmatique



Le président Gbagbo incarne le redressement de son pays. Pour cela, le pragmatisme au service de l’intérêt national a remporté sur l’idéologie. Historien et nationaliste, il construit  ses axes de réflexions politiques sur l’idée que la nation est un tout. Elle n’est ni la propriété d’un individu, d’un groupe d’individus, des multinationales ou de l’ordre mondial. Cette conception de la nation l’a conduit à réclamer et à exiger la  souveraineté nationale sans laquelle il n’est pas possible d’être indépendant vis-à-vis d’autres nations.



 Réaliste



Le réalisme a éclairé son action politique. Sans tuer les intérêts Français en Côte d’Ivoire, il a soumis la France à la concurrence. La propriété, l’initiative privée, la souplesse administrative et fiscale, le budget sécurisé,  ont conduit sa stratégie de décollage économique. Contrairement aux opérations mastodontes de ses prédécesseurs et du faux-éminent-économiste Ouattara, développeur de la croissance sans développement, venu au pouvoir dans les bottes d’une multinationale des armées et de mercenaires. Un incompétent qui a déçu même ses soutiens. Si Ouattara s’est fait le chantre de la ‘bonne gouvernance,’ dans les milieux économiques et diplomatiques, beaucoup se disent effarés par la corruption dans certains cercles de pouvoir qui découragerait des bonnes volontés déjà échaudées par une situation sécuritaire encore fragile. Certes, les investisseurs affluent dans les hôtels à Abidjan. Mais la plupart repartent sans avoir signé de contrat. Dénonce un opérateur économique à l’AFP–La voix quasi officielle de la France.  


Courageux



Il savait que la Côte d’Ivoire, jusqu’à son ascension au pouvoir était une colonie Française. Mais cela ne signifiait pas que ce pays devait se contenter de ce statut et toujours céder aux caprices et exigences coloniales, trahir ses intérêts pour contenter l’extérieur et assurer sa pérennité au pouvoir. Il s’est donc consacré à ses missions constitutionnelles et affronté les réalités de la gestion du pouvoir avec lucidité. Sans reculer devant l’usage de la force quand il fallait défendre les institutions de son pays, il a par sa ténacité fait tomber les masques en interne et en externe. Laurent Gbagbo s’inscrit donc, tout à la fois dans la lignée des glorieux martyres des indépendances Africaines, tels Patrice Lumumba ou Thomas Sankara. Mais aussi dans celui d’un Mahatma Gandhi, prônant en toutes circonstances la non-violence, dans celui de Rosa Parks, citoyenne noire Américaine refusant un beau matin de s’assoir sur les sièges réservés aux Nègres dans les bus; informe Justin Koné Katinan, homme politique, Ministre.



Souverainiste



Si pour un certain nombre de pays Africains, la fierté nationale est une notion oubliée et la souveraineté un luxe, il s’agit, pour Laurent Gbagbo, de nécessités absolues. Ley-Ngardigal Djimadoum de l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme/Parti Révolutionnaire et Écologique, explique. Atypique, contrairement à ses prédécesseurs, le président Gbagbo n’a jamais remis la liste de ses ministres pour appréciation ou validation à l’Elysée ou au Quai d’Orsay. Il tenait à la souveraineté de son pays. Mais des traitres comme Ouattara, Compaoré, Wade, Toumani Touré, Jean Ping, …, étaient de service pour le livrer. L’histoire de l’Afrique parle d’elle-même avec cette espèce de canailles.


Véridique



Animé par un objectif moral supérieur, la force de Gbagbo, hier sous les bombes coloniales et néocoloniales, aujourd’hui en prison, demain en liberté, réside dans la vérité. Et lorsqu’il juge qu’il est dans le droit et la vérité,  il devient invincible. Il n’a donc pas hésité à dire que Alassane Dramane Ouattara est un menteur. Sans faux-fuyant, avec des vérités crues, Gbagbo, Cet homme politique emblématique a toujours rêvé d’une nation forte et d’un pays prospère, débarrassé de tous les oripeaux et les pesanteurs de la françafrique, véritable pieuvre aux tentacules diaboliques qui plombe le développement de l’Afrique noire Francophone. Cet idéal il a voulu le réaliser avec nous (partisans, militaires et opposants) mais c’était sans compter avec la trahison des hommes…Analyse Fréderic Gore Bi.


L’Ivoirité



Ce concept qui remonte en réalité dans les années 70, a été conceptualisé en 1974 par Pierre Niava analysant les idées politiques de Niangoran Porquet.  Pour l’insoumis Gbagbo et son Parti, la version politique de ce concept, ne devrait rien avoir ni avec la nationalité, ni avec le statut des étrangers, ni avec le processus d’indentification, ni celui de l’éligibilité, ni avec la question de propriété foncière. Au pouvoir, il avait supprimé la carte de séjour mis en place par Ouattara―pour filtrer les nationaux des étrangers―, et qui s’était ensuite mis dans le rôle du voleur criant au voleur.
S’exprimant sur l’Ivoirité, président Laurent Gbagbo déclare: L’Ivoirité? Cela ne me regarde pas. Cela regarde les gens qui ont lancé le concept et qui l’ont appliqué. Je me suis bien amusé de voir les gens, surtout à l’étranger, traiter ce concept. Parce que je crois qu’ils ne l’ont même pas bien compris. Quand nous avons combattu le concept d’Ivoirité en Côte d’Ivoire, c’est parce qu’il ne s’appliquait pas seulement qu’à ceux qui ne sont pas Ivoiriens. A l’intérieur même de la Côte d’Ivoire, la même question d’Ivoirité faisait comme si le pouvoir présidentiel était un pouvoir monarchiste. Il faut effacer tout cela. Je suis fier d’être celui sous qui tout le monde peut aller aux élections ou être candidat. Il y a un adage qui dit ici: “plus on est de fous, plus on rit.” Et je veux qu’on rit et je crois qu’on va rire.


Généreux


Gbagbo, homme d’Etat n’est pas seulement politique, il a une âme plus large et plus généreuse. Ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines. C’est une rivière d’amour et de fraternité; a déclaré l’ex-député Mamadou Ben Soumahoro. Diriger un pays, il faut être investi d’un humanisme. Le Président Gbagbo est d’un humaniste incroyable. Complète Abou  Cissé, Membre fondateur du RDR, soutenu dans son analyse par Karamoko Amara, Ex-Député-maire de Mankono qui avoue: J’ai toujours dit que Gbagbo, c’est sa générosité qui va le perdre. Gbagbo est un homme qui a le cœur dans la main. Il est prêt à donner son cœur à tout le monde sans même faire le tri. Il est victime de sa générosité. Gbagbo que je connais ne peut pas tuer une mouche. En somme, un bon croyant en politique.



Pacifique



Personne ne peut honnêtement dire qu’il ne s’est pas dépensé pour ramener la paix dans son pays. Le forum national de réconciliation, les couleuvres de Linas Marcoussis, le dialogue direct, les accords de Ouagadougou… même le recomptage des voix alors que le Conseil Constitutionnel le déclarait vainqueur, sont les sacrifices consentis par un homme qui voulait éloigner coûte que coûte les démons de la guerre de son pays, sont autant de faits énumérés par Joseph Marat qui militent pour la culture de paix du président Laurent Gbagbo. Quel sacrifice n’a-t-il pas consenti pour arracher la paix aux démons dressés contre la Côte d’Ivoire? Que n’a-t-il pas donné pour y arriver? En confrontant les dires et les faits, on constate que Laurent Gbagbo n’est pas la Bête de Gévaudan, décrit par ses contempteurs avec force détails mensongers, mais plutôt un homme de paix. Qui est resté serein dans sa résidence officielle, pendant des jours, malgré les 36 000 tonnes de bombes déversées sur la tête par l’armée Française. Aujourd’hui encore, la démonstration est faite que la violence n’est pas toujours du côté que l’on croit. Ecrit Souleymane T. Senn.
Hamed Bakayoko, le sinistre ministre de l’intérieur du gouvernement des usurpateurs devant ses parents et en face du président Gbagbo confessa: J’ai été un farouche opposant à votre politique. Et nous nous sommes affrontés à certains moments, et souvent en des termes pas toujours catholiques. Mais j’avoue que pendant ces moments-là, vous m’avez appris beaucoup de choses, l’humilité, le pardon et la grandeur d’esprit. Et je voudrais ici, devant mes parents, vous demander pardon pour les torts que j’ai pu vous causer.  

Me Lucie Bourthoumieux donne quelques traits sur l’humilité, le pardon et la grandeur d’esprit du président Gbagbo. Elle explique: Le président Gbagbo est un homme moralement très fort. Mais ce qui m’a marqué, moi personnellement chez lui, c’est son absence de haine. J’étais étonnée de voir que quelqu’un qui a été si violemment trahi, si violemment insulté injustement par la prétendue communauté internationale et par nous, les Africains et les Ivoiriens surtout, n’ait conservé aucune trace de haine ni de vengeance dans ses propos. Je dis bien aucune. Malheureusement, en face, il y avait des démons. Ainsi, lorsque le président Gbagbo a proposé la paix, ils ont opté pour la guerre. Il a proposé une transparence électorale, ils ont choisi la fraude sauvage. Il leur a proposé le dialogue qui réconcilie, ils ont choisi le monologue qui divise de façon profonde; note Hassane Magued, Chroniqueur et Analyste Politique.


Nostalgie



C’est avec nostalgie mais non sans espoir que les Africains regardent Gbagbo embastiller à La Haye. Surtout les politiques Africains qui l’ont stupidement trahi et abandonné dans les nasses de l’impérialisme agonisant. Avec eux, à peine un pays Africain relève la tête qu’il doit être écrasé, freiné, et remis à sa place de fournisseur de matières premières et d’esclaves à travers les migrants illégaux. Ce que Gbagbo a refusé et assume dignement les conséquences dans le camp de concentration de La Haye.
Pour la Malienne Fatim Wallet, la Togolaise Farida Nabourema, la Sénégalaise Françoise Hélène Gaye, la Burkinabè Bassolé Yvette stéphanie, le Haïtien Hervé Philippe, et les millions d’autres jeunes qui ont écrit ou ont eu une pensée affective ou ont prié pour le président Laurent Gbagbo, ils considèrent que c’est un homme de cette trempe qu’il faudrait à la Côte d’Ivoire pour qu’à nouveau il se redresse et à l’Afrique pour qu’elle défende son indépendance et sa souveraineté. Avec Gbagbo, l’Afrique peut atteindre certains objectifs décrits par Lazare Koffi Koffi: une rupture radicale avec une certaine politique étrangère outrancière, outrageante et arrogante, une rupture avec l’interventionnisme militaire tous azimuts, rupture avec une coopération financière stressante, avilissante, oppressante et appauvrissante. Puis que pour le Woody de Mama, les relations internationales devraient être: le respect (…), la non humiliation, la non menace, et ce qu’elles ne doivent pas être: La diplomatie de provocation et la diplomatie d’humiliation. Car les occidentaux, Français en tête, ne veulent pas humilier les Africains, mais les soumettre. Leur diktat et le fait d’imposer leurs standards apportent le résultat inverse: au lieu de l’apaisement des conflits,  l’escalade; au lieu d’Etats souverains stables, le chaos; au lieu de la démocratie,  le soutien à la rébellion.


Homme politique Africain de l’année 2015



Plusieurs Medias, dont Afrikanews ont décerné le titre de l’homme politique Africain de l’année 2015 au Woody de Mama. Le texte de reconnaissance de la Fondation Afrikanews dit: Laurent Gbagbo que l’impérialisme a voulu éteindre totalement en le déportant à la CPI s’est révélé imperturbable et même impose un cinglant boycott avec plus de 80 pour cent de taux d’abstention aux mascarades d’élections présidentielles en Côte d’Ivoire en octobre 2015 où la quasi-totalité les acteurs ont chanté ses louanges sans arrêt. Au plan Africain, l’Afrique digne s’est inspiré de son cas pour dénoncer la CPI et même prôner la mise sur pied d’une Cours Pénal Africaine. Il est devenu en cette année 2015 le Nelson Mandela des temps modernes en étant le prisonnier politique le plus adulé et le plus visité en Hollande et dans tout le monde entier. Il ravive de fait la flamme du panafricanisme et de l’Afrique unie et debout en combat pour notre souveraineté.



Dr. Feumba Samen
 




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