Gabon - Election présidentielle : Le feu au pré carré, la France doit assumer ses responsabilités du risque du chaos

CIVOX.NET
Mercredi 14 Septembre 2016 - 07:52


 

Gabon : Nous vivons la fin d’un système- L’Etat gabonais « s’est formé au cours d’un siècle de péripéties d’histoire coloniale, son achèvement ne datant que de 1946. Les populations rassemblées à l’intérieur des frontières définies par la colonisation n’ont accédé à la souveraineté politique qu’en 1960 ; ce sont là événements très récents. Mais ils ont été précédés de gestation qui, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, a progressivement délimité un espace, lui a donné un statut politique de territoire en le soustrayant à l’étendue forestier inorganique de l’Afrique centrale.

 

La République gabonaise est l’aboutissement de cette création “ex nihilo ”. Elle en est l’héritière, et l’héritage est encore si vivant et si proche que la compréhension de la situation actuelle ne peut que s’enrichir des réponses à la question : “pourquoi le Gabon, comment le Gabon ?” » - Le Gabon, pas plus aujourd’hui qu’à l’époque où la France lui donna naissance, ne fonctionne isolément vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale. Les Français sont d’ailleurs distingués des autres étrangers sous le label de “Gabonais d’adoption”. Le Président Bongo se plaît à dire : “Faites-moi de la bonne économie et je vous ferai de la bonne politique.” La phrase mérite d’être méditée ; ce qu’elle expose conduit au cœur d’une réalité unissant exploitation économique et développement. Dans tous ces domaines le Gabon (de Bongo, ndlr) et la France entretiennent des liens de parenté étroits. (…). Ces (relations) soulèvent la question de la signification et des conséquences de l’indépendance.
 

Après un demi-siècle d’indépendance octroyée, la personnalité gabonaise est une réalité indiscutable. L’espace-Gabon déterminé dans sa configuration par la France est devenu le lieu d’émergence d’une conscience nationale, un État-nation. Il convient donc que l’État français et la classe politique française reconnaissent et acceptent dans les faits, cette réalité.
 

Certes, on peut reconnaître et admettre que la France ait un droit de regard sur le Gabon ; qu’elle n’y a pas que des intérêts économiques, mais qu’elle aussi davantage un intérêt moral. C’est en quelque sorte le fondement de « son droit d’intervention » dans le développement du Gabon. « La République gabonaise est l’aboutissement de cette création “ex nihilo ” de l’Etat français. Elle en est l’héritière, et l’héritage est encore si vivant et si proche que la compréhension de la situation actuelle ne peut que s’enrichir des réponses à la question : « pourquoi le Gabon, comment le Gabon ? »
 

La Françafrique.
 

La France-à-fric, ou Françafrique caractérise la perversion des relations entre la France et les Etats africains issus de son empire coloniale.
 

Face à l’évolution de l’après guerre des autres empire coloniaux, le colonisateur français applique une logique de compromis dans son empire africain. Les institutions de 1945-1956 permettent en effet, la participation certes minorée et dominée de « l’élite de première génération », qui se matérialise symboliquement dans la dévolution à des Africains de quelques secrétariats d’État au cours de la IVe République. Tout au long de cette période 1945-1956, c’est cette logique de compromis qui va prévaloir. C’est alors que va intervenir la promotion des élites de seconde génération : cadres de compromis pour l’administration coloniale. Alors, dans la première phase de l’évolution de l’« élite de seconde génération », de 1946-1953, la nature de cet échange va prolonger la logique de compromis.
 

Or, tout compromis entre les partis suppose l’échange. Ce nouveau compromis sera comparable avec le troc opéré par « les élite de première génération (supplétifs de la coloniale) ». Avec les élites de compromis de la seconde génération, c’est l’assentiment à la légitimité coloniale contre l’incorporation aux postes de responsabilité dans l’économie monétarisée coloniale, et plus particulièrement au sein de l’administration coloniale, dans la fonction publique, qui servira de troc. Dès lors, le problème de l’intégration des étudiants et des scolaires aux appareils de la bureaucratie coloniale va devenir un enjeu capital pour le colonisateur. C’est ainsi qu’en 1956, le problème sociopolitique des élites de seconde génération, sera un axe majeur pour la loi-cadre.
 

L’application de cette loi, conduit à la mise en écart des Blancs de cette dynamique associative qui est mise en place. Elle semble également être un prélude au désinvestissement du colonat et des de la plupart des fonctionnaires coloniaux d’originaires de la métropole des instruments de contrôle social mis en place par le colonisateur. Toutes choses qui rendent impossible le statu quo ante. Les autorités métropolitaines ne peuvent plus assumer, elles seules, les problèmes sociopolitiques considérables de leur empire coloniale africain. Il faut opérer une substitution d’autorité. On organise l’enrôlement de l’« élite de seconde génération » qui s’est formé depuis 1946, des gens destinés à intégrer l’administration coloniale, puisqu’ils ont reçu la formation qui y conduit. Bien que la formation de cette « élite de seconde génération » avait commencé à essaimer des partis politiques dits révolutionnaires et indépendantistes dès 1957.
 

Cette deuxième génération est en effet très présente à Paris. Aussi, pour mieux comprendre la genèse des relations dans la Françafrique, il faut considérer trois fils : Il y a la franc-maçonnerie le long fil de cette histoire certes. Mais, il y a aussi la métropole, comme lieu où ces Africains sont venus et ont mené des mouvements – artistiques, intellectuels, syndicaux, etc. Et il y a l’embrigadement du Parti Communiste français. Aussi, en même temps que ces étudiants qui ont formé « l’élite de seconde génération » vont entrer en rupture avec le système colonial. Les liens avec la métropole vont devenir très complexes. Cette opposition politique au système coloniale qui se cristallise dans les années 50 ne signifiera pas la dissension culturelle.
 

L’acculturation de ces « élites africaines » s’est produite avec autant plus de force qu’elle va se dialectiser dans son expression d’opposition politique avec le système. Cette opposition politique s’exprime par un rapport de haine du système colonial, et le désir du modèle que ce système propose : la métropole. Il y a chez cette élite qui se forme au quartier latin un fantasme qui est de s’emparer des armes de l’oppresseur pour renverser l’oppression. Le langage politique de cette « élite de seconde génération » et donc celui de la rupture. Mais, ses incorporations culturelles, en même temps qu’il est haïssable, rendent le modèle métropolitain désirable.
 

Les possibles offerts par la France métropolitaine se résument avant tout, d’abord par la liberté. La liberté concrète, existentielle par rapport à une société traditionnelle décrite comme primitive et barbare. C’est pourquoi, on peut dire comme l’historien Nicolas BANCEL, que la vraie rupture des années 50 dans la société coloniale africaine, effectuée par les « élites », ne s’opère pas par rapport à l’ordre politique colonial, mais par rapport aux ordres traditionnels des sociétés africaines paysannes . C’est ce qui explique grandement ce fait de la continuation aujourd’hui d’une politique coloniale par ces élites africaines qui l’on incorporée. Après les « élites de la première génération », ceux de la deuxième génération ont pris gorge, elles sont entrées dans les rangs.
 

On se dit que même ces « élites de la deuxième génération » qui ont incorporé ainsi la politique coloniale, n’ont pas de conviction. Le fond du problème est que leurs projections à long terme sur l’Afrique rejoignent celles des intellectuels de la première génération. Il y a entre ces deux groupes une entente tacite qui n’est pas politique, mais métapolitique. Il y a un lieu de connivence entre eux, qui est celui de l’incorporation des mêmes valeurs et d’une projection dans l’avenir qui reste de fait la métropole française. Soulignons que malgré ces relations de connivence produites par les deux parties, la relation réelle reste asymétrique.
 

Cette connivence est fondée sur une séparation des élites africaines urbanisées et acculturées d’avec leurs peuples. Il y a peut être d’autres sociabilité africaines qui se mettent en place (la christianisation par exemple). Mais il y a des signes forts chez ces élites africaines le rêve permanent de la métropole.

Les effets de cette proximité sont aujourd’hui connus. Ils sont dévastateurs pour les sociétés africaines. Comme avec les élites de la première génération une décennie avant, en 1946, de responsabilités locales sont dévolues à ces nouvelles élites, qui deviennent pour la cause, des « élites de compromis ».
 

On s’est assuré ainsi que l’hégémonie de la métropole ne sera pas entamée. De fait, malgré la disparition du colonat dans sa structure d’avant les indépendances de 1960, suivie de l’évanescence programmée de l’administration coloniale, les centres réels du pouvoir – économique pour le colonat, politique pour la France puissance coloniale – restent très actifs et omniprésents dans ces États dits du pré carré francophone.
 

Avec les « élites de la deuxième génération », devenues « élites de compromis », la métropole avait réussie à effectuer dans les années 56, une double opération. D’une part elle avait maintenue une dépendance économique et financière de fait, d’autre part elle avait laissé aux élites de compromis la charge de problèmes politiques devenus insolubles même avec le concept d’association. La légitimité du pouvoir des nouvelles autorités autochtones, ainsi constituées avec les élites de compromis, est fondée sur l’octroi des forces pour être dirigées contre les fauteurs de troubles parmi les africains. Dès lors, la tradition de la brutalité coloniale sera assumée par les autorités territoriales formées des élites de compromis.
 

CES DIRIGEANTS COMPRADORES DE LA LÉGITIMITÉ DE L’ÉTRANGER.
 

1. Ali Bongo Ondimba – L'Emergent!
 

Le 8 juin 2009 « Sous l’œil d’Allah, du Dieu des chrétiens et des fétiches du bois sacré, Omar, le dernier pachyderme d’une Afrique révolue, a rejoint le cimetière des éléphants. Sans doute son dernier voyage sonne-t-il l’heure d’un changement d’époque »
 

A la mort du patriarche, le 8 juin 2009, la désignation ALI BONGO ONDIMBA, comme candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) pour la présidentielle qui se tiendra en août n’est qu’une formalité. Mais après 42 ans de règne d’Omar Bongo, le nom de famille est difficile à porter. Le fils aîné est tout sauf populaire, et les Gabonais sont nombreux à penser que l’héritier naturel prend le pouvoir pour mieux préserver les intérêts de la classe dirigeante corrompue. Avec un peu plus de 42% des suffrages exprimés,(correspondant à quelque 10% du corps électoral), Ali Bongo, ostensiblement soutenu par Robert Bourgi, l’un des conseillers occultes du président français Nicolas Sarkozy, est déclaré vainqueur.
 

Succédant ainsi à son père Omar Bongo Ondimba à la tête de ce petit «émirat pétrolier» d’Afrique centrale. Héritier présomptif de son père et du régime patrimoniale que ce dernier a institué 42 ans durant, Ali Bongo Ondimba avait, selon JA, « balisé son chemin son de fidèles placés à des postes au sein de l’appareil de l’Etat, de l’armée et du parti.» Et le journal ajoute : « Par loyauté à l’égard de la famille du défunt, la plupart des proches de l’ancien président lui ont accordé leur caution. Accrochée à ses privilèges, une partie de la classe politique espère ainsi assurer la pérennité du système dont elle entend continuer à profiter avec gourmandise. » De plus, (…) le candidat du PDG compte parmi ceux que Paris considère comme étant des « amis » de la France. Ses réseaux s’étendent jusqu’au Moyen Orient. En sa qualité de président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), il bénéficie du soutien de l’émirat du Koweït »
 

Ainsi, qu’on le veuille ou pas, Ali Bongo Ondimba est d’abord avant tout le candidat de l’étranger. Le journal ORETY, en prévision de la désignation de son candidat par le PDG, titre en première page : Le Candidat de la communauté internationale ? Et le journal CLR, d’énoncer : « Selon des sources dignes de foi, le ministre de la Défense (…) serait pour le moment le candidat le plus cité dans les milieux diplomatiques. Même si les nations occidentales ne participent pas aux élections africaines, leur choix porté sur une candidature fait partie des prémices des relations qu’elles entretiendront avec le pays. Au moment où les concertations et autres accords se tissent dans différents états-majors politiques, les regards sont rivés sur l’ancienne puissance colonisatrice, la France.
 

Il n’est un secret pour personne que la France est incontournable dans toute prise de pouvoir dans les pays francophones d’Afrique. Le Gabon ne peut être une exception à la règle. Pour le moment, la candidature d’Ali Bongo Ondimba est très attendue, selon nos sources, dans les milieux politiques internationaux et surtout à Paris. » L’auteur de l’article ajoute : « Même si le Président français, Nicolas Sarkozy avait déclaré à la presse en marge des obsèques de feu le Président Omar Bongo Ondimba que – la France n’a aucun candidat. Elle ne soutient personne (…) Les Gabonais choisissent qui ils veulent et la France travaillera avec le président ou la présidente choisi par les Gabonais-Pour l’oracle du journal ORETY : « Ce discours qui évoque la neutralité de la France sur les pouvoirs africains ne peut tromper que ceux qui y croient. »Côté financier, Ali peut puiser dans la cassette de la famille, qui, comme chacun le sait, est immensément dotée des milliards provenant des ressources de l’Etat gabonais, pour bien sûr corrompre acheter les uns et les autres à l’instar de son illustre défunt père.
 

Fortune faite sous un parapluie militaro-policier français.
 

S’agissant du rôle primordial de Paris : Robert Bourgi, activiste de premier rang de la Françafrique, déclare en ce qui concerne cette prise du pouvoir d »Ali Bongo en 2009 : Pour qu’on comprenne bien. Ce qui a été fait à travers ces réunions, c’est un adoubement par l’Elysée d’Ali Bongo…Absolument ! Avec la précaution quand même, prise par le président Sarkozy, en disant que le choix doit être ratifié par le peuple gabonais. Les évènements sont allés en s’aggravant pour le président Omar Bongo et pour son épouse. Le président Omar Bongo décède en juin 2009, et je l’ai d’ailleurs appris par Ali Bongo par un coup de fil dans la nuit.
 

Là, si je puis le dire, la machine s’est remise en marche, allant vers l’adoubement d’Ali. Pourquoi vous dites «adoubement» ? Il n’y a-t-il pas eu élection ? Deux hommes de l’entourage du président Omar Bongo, qui avaient pris fait et cause pour Ali se sont activés pour accélérer le mouvement intramuros et extramuros en faveur d’Ali. Je les nomme : Jean Pierre Lemboumba, proche d’entre les proches d’Omar Bongo, et Guy Nzouba Ndama, président de l’Assemblée nationale, qui vient de démissionner avec éclat de la présidence. Jean Pierre Lemboumba et moi-même avons été reçus par Claude Guéant le 13 juillet (2009) au soir. Tout était mis en place pour que l’élection d’Ali se précise, et Guy Nzouba Ndama lui aussi, avec moi, a été reçu par Claude Guéant.
 

2. Jean Ping, le cacique d’Omar Bongo qui veut casser Ali Bongo.
 

«Jean Ping: En candidature surveillée: «Les soutiens de Paris, Washington, Brazzaville, Malabo, Johannesburg, Yaoundé, Dakar, … et même de Rabat lui sont presque tous acquis. Les mânes d'Omar Bongo Ondimba que Jean Ping convoque à toute occasion ne manqueront pas non plus de rassurer le fils spirituel et le beau fils qui rêve d'un Gabon dont " Dieu ne nous a pas dit d'en faire ce que nous faisons-là». - "LA FRANCE ET LA CHINE SONT L'AVENIR DU GABON" dixit PING selon CRABBE. (EZOMBOLO N°59 du mardi 10 juin 2014»
 

Quand on demande à Jean Ping : « On dit dans Jeune Afrique que c’est vous qui avez financé le Congrès de Paris, et la rumeur dit que c’était pour vous faire adouber candidat unique de l’opposition » Il répond : « Non, ce n’est pas vrai. Le Congrès de Paris a été organisé par la CDG avec l’argent d’un mécène. Le rôle que j’ai joué était simplement un rôle de trésorier, c’est-à-dire que le mécène me donnait l’argent et moi je me contentais de le garder et de payer les billets d’avion et les dépenses pour le compte de la CDG. C’est ainsi que le Congrès a été organisé. Mais l’argent ne venait pas de moi ; il venait de ce mécène et je n’ai joué que le rôle de trésorier.
 

» Soulignons la gravité des ces dires du candidat à l’alternance d’Ali Bongo Ondimba, son beau frère dans la maison du « père », ancien associé et fidèle allié au sein du parti PDG, mais devenu ennemi pour avoir confisqué à sa guise l’héritage, sans associer ceux qui pourtant l’on soutenu en 2009, comme lui, Jean Ping. « Mais l’argent ne venait pas de moi ; il venait de ce mécène et je n’ai joué que le rôle de trésorier.»- Aveux grave de la Mammoncratie abjecte, dont Jean Ping se revendique tout au long de son parcourt actuel. Après avoir revendiqué : «Les soutiens de Paris, Washington, Brazzaville, Malabo, Johannesburg, Yaoundé, Dakar, … et même de Rabat qui seraient presque tous acquis ; et déclaré selon CRABBE. (EZOMBOLO N°59 du mardi 10 juin 2014» : - "LA FRANCE ET LA CHINE SONT L'AVENIR DU GABON". Jean Ping se montre en dangereux dirigeant compradore de la légitimité de l’étranger.
 

Comme son père spirituel Omar Bongo Ondimba, comme son « frère Ali Bongo Ondimba, son beau frère en 2009, pour qui il est dit: « De plus, (…) le candidat du PDG compte parmi ceux que Paris considère comme étant des « amis » de la France. Ses réseaux s’étendent jusqu’au Moyen Orient. En sa qualité de président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), il bénéficie du soutien de l’émirat du Koweït » Cette déclaration de Jean Ping est un aveu grave ; Jean Ping se révèle être d’abord avant tout le candidat de l’étranger, à qui il s’est allié dans son activisme à conquérir le pouvoir au Gabon.- Qui est ce « mécène » dont Jean Ping dit ne jouer que le rôle de trésorier, un « mécène » donc, qui finance ses activités dans sa lutte pour l’alternance du rival Ali Bongo Ondimba au trône ? – gravissime aveu de machiavélique compradore", à la solde des puissances impérialistes prédatrices de nos ressources naturelles.
 

Ainsi, Jean Ping, qui se dit héritier spirituel du démurge Omar Bongo Ondimba, après vingt-six années derrière les portes capitonnées des ministères, parle de lui avec un immense orgueil et une touchante innocence. « Au fond, j’aurais pu rester dans un exil parisien à gérer les affaires de mon cabinet de consulting. » Et quand il évoque Omar Bongo, il convoque Machiavel et Talleyrand : « Un homme extrêmement rusé, intelligent. Une intelligence instinctive, celle du fauve. Et patient, en toutes choses. Il n’avait pas fait d’études mais savait remarquablement manœuvrer les hommes. » La différence majeure entre le père et le fils, selon lui ? « Omar absorbait l’adversaire politique. Ali, lui, le rejette, l’expulse comme un corps étranger. » Jean PING est incontestablement l'un des plus grands personnages imminents du système d'Omar Bongo Ondimba, système noyau centrale de la Françafrique. C'est sans doute l'un des plus grands "généraux" du Bongoland. Jean PING incarne à mon avis le prototype de l'élite compradore embarqué. Qui plus est, lié étroitement à la famille du potentat.
 

La BBC AFRIQUE, dans une émission intitulé : Gabon : Arbre familial. Quels sont les liens de famille entre Bongo et Ping ? Enonce : Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009. Il est le fils d’Omar Bongo, qui a été le Président du Gabon de 1967 à sa mort en 2009. Ancienne épouse d’Omar Bongo, la chanteuse Patience Dabany dit qu’elle est la mère d’Ali Bongo. L’opposition elle, affirme que le Président a été adopté au Nigeria pendant la guerre du Biafra. Allégation rejetée par ALI Bongo. Omar Bongo a eu des dizaines d’enfants avec plusieurs épouses ; mais il a eu sa fille ainée Pascaline avec son ancienne femme Denise. Pascaline a été ministre des Affaires Etrangères de son père Omar Bongo. Elle a eu une liaison avec Jean Ping, principal candidat de l’opposition à la Présidentielle. Ils ont eu deux enfants. Aujourd’hui, ce Jean Ping conteste la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle a déposé un recours à la Cour Constitutionnelle. Marie-Madeleine Mborantsuo qui a eu deux enfants avec Omar Bongo est à la tête de cette juridiction qui aura le dernier mot sur les résultats de ce scrutin.
 

Selon les Souverainistes, groupement issu de l’UN dont il s’est servi comme rampe de lancement de son OPA sur les forces de l’opposition au système : « Monsieur Jean Ping est un Gabonais, qui était au PDG, un Gabonais qui a pris ses distances avec le PDG du fait de ses fonctions à l’Union africaine, et qui est venu au milieu du Souverainiste faire sa première sortie au Gabon depuis qu’il a quitté la présidence de l’Union africaine. Nous l’avons invité pour l’expertise qu’il a sur les questions des droits de l’homme au niveau de l’Union africaine. Il a saisi cette occasion à la faveur d’une question pour nous donner sa position en ce qui concerne la situation de notre pays et son positionnement politique. (…) Il a trouvé un terrain favorable pour l’exprimer. »
 

Il a trouvé un terrain favorable. Ça oui, Jean Ping a trouvé un terrain favorable pour lancer son OPA sur l’opposition, afin d’assouvir ses phantasmes pour récupérer le pouvoir avec ses lambris. Et le résultat, nous le vivons avec ses ravages sur les structures de l’opposition qu’il combattait au service du PDG et de son beau-père ; par son action, le microcosme politique est devenu un véritable chienlit d’agitation politicienne. Lors de la mise en scène de son opération d’imposture, à une question sur l’opposition il déclare en substance : -: « Où est cette opposition ? ». Avant de déclarer « Je n’ai plus rien à voir avec le pouvoir d’Ali Bongo. On m’emmerde, moi aussi je vais les emmerder ». Voilà le but le vrai fond de la démarche de l’imposteur. Ping veut emmerder pour faire pression afin qu’on maintienne ses acquis. Un pack occulte lit tout ce beau monde par les loges maçonniques, par les crimes économiques multiples (corruptions, détournements des finances de l’Etat, accaparement du domaine public, etc.), et les assassinats d’innocents dits crimes rituels.
 

Auquel s’ajoute le lien familial établi avec la famille du patriarche Omar Bongo Ondimba.

Tenu par des liens évidents plus ou moins secrets, plus ou moins occultes, en plus de ceux de son appartenance à la famille régnante, Jean Ping n'a aucun ressort, aucune capacité de gérer le tournant actuel de l'évolution du pays.

Diplomates en consultations. Alors que la bataille juridique à la Cour constitutionnelle, présidée par Marie Madeleine Mborantsuo, va commencer, la mission UA-ONU, ainsi que les diplomates en poste, consultent. Le constat est simple, dit l'un deux : « nous sommes en face d'un casse-tête ». Tout repose sur les épaules de Marie-Madeleine Mborantsuo. Marie-Madeleine Mborantsuo est une femme d’expérience qui ne se laissera pas intimider. Un caractère fort. Pas question d’observateurs de l’UE dans sa Cour.
 

La pratique ne serait pas légale. Au mieux, assure-t-on, des huissiers gabonais pourraient suivre le processus de décision de la Cour. La procédure contradictoire engagée par les avocats d’Ali Bongo, dit un observateur, peut « raviver les tensions ». Un ensemble de plaintes qui va de présupposées fraudes à un geste déplacé d’un représentant de Jean Ping : « c’est la boîte de Pandore ».Un diplomate n’en revient toujours pas : « je n’ai jamais vu les affaires familiales et politiques autant mêlées qu’ici ! Ils sont tous frères, sœurs, cousins, c’est une famille qui se déchire. » L’ambassadeur américain a eu ce mot : « c’est Dallas ».
 

L’héritage politique d’Omar Bongo Ondimba est lourd.
 

Décrépitude des partis « officiels » de l’opposition au régime, implosion avancée du système PDG d’Omar Bongo « Mangeoire » ; le Gabon est actuellement dans une zone de grandes turbulences où gronde, un désir de révolution afin d’arriver au changement du régime en place depuis bientôt un demi siècle. Le système Bongo porte lui-même les germes de son mal ». Analysant la dérive du communisme vers la dictature,
 

Paul Ricœur dans un article intitulé Le yogi, le commissaire, le prolétaire et le prophète, pose la question essentielle des pathologies du communisme : « Est-ce par accident ou selon une pente naturelle que le marxisme se dégrade et s’engage sur le chemin qui mène du prolétaire au commissaire ? » Autrement dit, la dérive totalitaire du communisme du marxisme observée tant de fois dans l’histoire est-elle inéluctable, inscrite dans les gênes de son système de pensée, ou est-ce un accident de l’histoire et peut-on alors espérer un jour une société marxiste respectueuse des droits de l’homme ? Ricœur élargit la réflexion en affirmant que la question se pose à tous les systèmes de pensée : « Une grande doctrine révèle ses lignes de moindre résistance aux perversions même qu’elle permet ; on n’a jamais que la caricature qu’on mérite : à chacun ses monstres. » Il en est ainsi advenu du système PDG. Bongo.
 

Ce système est aujourd’hui victime de ses monstres dont Ali Bongo, Jean Ping, Guy Nzouba Ndama, Zacharie Myboto, Réné Ndemezo’o Obiang entre autres ne seraient que des espèces de « GOLEM » soumis au monstre du « Vaudou » et d’autres puissances du mal. - Le golem est un automate, un « homme artificiel » qu’un magicien anime en traçant sur son front un pentacle. Ainsi la créature obéit-elle en esclave aux ordres, même les plus dégradants, de son Maître. On peut, sans grand risque de se tromper, que toute cette faune de « politiciens » qui écume le microcosme politique gabonais à l’heure actuelle, et dont les membres se déclarent héritiers spirituelles, qui par sa collaboration franche et loyale avec Bongo ; etc. n’est constituée que de « golem ».
 

C’est ainsi que, des forces réactionnaires, formées par les anciens apparatchiks du régime, en rupture avec l’héritier qu’ils ont mis au pouvoir en 2009 à la mort du fondateur, se sont développés pour pérenniser le système et prévenir toute tentative de révolution nationale. Un système ou, un pouvoir totalitaire qui est un mélange d’archaïsme néocolonialiste, de prédation économique, d’amateurisme infantile, de conservatisme social et d’une indigence idéologique caractérisée, s’est installé à la tête de l’État. Et avec ce système prévalent : Une systématique promotion de la « loi de la jungle », avec un ghettoïsation de la société, dans le domaine moral, économique et social, au plan local comme au plan national, dans les villages, dans les quartiers des villes, à l’école ou dans l’entreprise ; un culte halluciné du renard libre dans le poulailler livré à la prédation généralisée, que le renard soit le Syro-libanais, le « Mamadou » ouest africain, le capitaliste néocolonial, le fonctionnaire sans état d’âme : bref, la nomenclature du système et ses associés étrangers qui écrasent le « Makaya » gabonais.
 

Ceux qui ont été aux affaires avec Omar Bongo Ondimba , et qui sollicitent aujourd’hui le peuple gabonais à leur confier la gestion du pays, suite à la mort du « père fondateur du système » qui a ruiné notre pays, par une gestion calamiteuse, faite de prédation de nos richesses, de corruption, d’enrichissement illicite d’une petite minorité, les 2% à peine, se devaient en toute honnêteté de rendre compte à priori, de l’état des lieux aux populations. C’est à partir de ce bilan d’un demi siècle de gestion du système Bongo auquel ils ont appartenus d’une façon ou d’une autre qu’ils pouvaient établir leur projet de société et définir comment ils entendaient résoudre les problèmes qu’ils ont contribué à créer. Au lieu de cela, prenant les Gabonais pour des tarés, ils s’exhibent en grand spectacle de manipulation des masses crétinisées. Pour, face à la situation actuelle du Gabon, au lieu de se résoudre à un changement du système, ils professent une alternance tarabiscotée à la tête de l’Etat, pour simplement un ravalement de façade.
 

Il faut opérer le changement du régime actuel, vieux de plus d’un demi-siècle. L’idée d'alternance au sommet de l’Etat, invoquée par la gent des anciens barons du système ne peut être qu’un ravalement de façade. Les gesticulations actuelles au sein du microcosme politique gabonais, consistant à vouloir l'alternance au régime d'Ali Bongo Ondimba, n'est qu'une querelle d'héritiers du système en bute à un rival qui menace par sa gestion calamiteuse la survie du système et les fortunes constituées toutes de biens mal acquis.
 

La réalité que les lancinants discours enrobés comme celui de l’Ambassadeur de France au Gabon, M. Dominique Renaux, lors de son allocution du jeudi 14 juillet à la Résidence de France de Libreville, sont si évidés qu’ils frisent l’hypocrisie et une véritable malhonnêteté intellectuelle. C’est le langage de la diplomatie de gribouille. Dire en ce qui concerne le problème de l’élection en vue pour la présidence de la République gabonaise : «" Dans quelques semaines, les Gabonaises et les Gabonais vont élire leur président pour un mandat de sept ans. C'est une étape importante qui est suivie avec attention par les partenaires du Gabon.
 

Comme l'ensemble de la communauté internationale, la France souhaite ardemment que ces élections se déroulent dans le calme, dans la transparence et la régularité, qu'elles permettent un libre débat public, qu'elles viennent consolider la démocratie comme cela a été le cas dernièrement dans d'autres régions du continent, et qu'au total le Gabon en sorte plus fort, plus solidaire, et prêt à consacrer toutes ses forces aux défis économiques et au bien-être de la population. Nous n'avons pas d'autres objectifs. Nous soutenons pleinement la mission d'observation de l'Union européenne qui devrait contribuer au bon déroulement du processus et favoriser la confiance entre les acteurs." ; un tel discours est une honteuse supercherie de la part du Représentant de la France.
 

Le pouvoir de fait qu’est la France, ne pouvait avec toute bonne fois, ignorer que les conditions d’un scrutin démocratique n’existaient pas au Gabon. Que le système que la France a mis en place en 1960 n’a jamais été en mesure d’assurer un scrutin démocratique.

Un petit recul dans le temps est indispensable pour mener une réflexion sérieuse, afin d’envisager une fois pour tout, la solution, le remède à la maladie endémique qui plombe le processus de démocratisation au Gabon, et qui est cause de mort d’innocents citoyens, pardessus crétinisés, aliénés et exploités par une caste de vrais criminels : la gent de politiciens corrompus sans morale ni éthique politique.
 

    1964 : Le coup d’Etat des militaires de 1964 est perçu comme le ras-le-bol et surtout comme une réaction contre la dictature qui était entrain de se mettre en place. Le 18 février 1964 à 5h45, des jeunes officiers et sous-officiers de l’Armée Gabonaise déposent le Président Léon M’Ba, en dénonçant la dérive dictatoriale empêchant désormais la libre expression de la volonté du peuple par des élections libres et démocratiques. Ils confient la direction du pays à un Gouvernement Provisoire dirigé par M. Jean-Hilaire Aubame, leader socialiste de l’opposition à Léon M’Ba, qui fit sur les antennes de la Radio la déclaration suivante : « Mes chers compatriotes, c’es en ma qualité de Premier Ministre Chef du Gouvernement Provisoire que je m’adresse à vous. C’est sur vos appels angoissants et répétés et pour éviter à notre cher Gabon une révolte générale avec toutes les conséquences qu’elle devait nécessairement entraîner que nos Militaires et nos Gendarmes viennent de libérer le pays d’un régime qui le conduisait fatalement au désastre. Je rends hommage à leur sens élevé du Devoir… »
 

    1967 : « Voter photo ». Sous les auspices de Jacques Foccart, une élection fantôme est organisée, ayant comme candidat unique Léon Mba. Pour le peuple, ce dernier ne serait plus en vie. Son temple « bwetsi » avait déjà annoncé sa mort. Le peuple dans sa sagesse parlera de « voter photo ». Albert Bernard Bongo se retrouve vice-président, investi de tous les pouvoirs. Fin 1967, à la mort de Léon M’Ba, il devient président. Il instaure un parti unique, le PDG : 1967, marque l’établissement au Gabon de la dictature du parti unique avec ses méthodes staliniennes.
 

    1993 : La« Mascarade électorale » est mise en place, structurée et normalisée depuis par le régime. S’ensuivra la pratique régulière ce qui convient de désigner comme les coups d’Etat permanents, avec les querelles postélectorales, aux conséquences tragiques pour les populations. On dénombre à chaque élection présidentielle des centaines de morts d’innocents lors de la contestation des résultats. L’élection truquée de 1993, qui inaugure a pratique du coup d’Etat électoral a provoqué des tueries à Libreville et à Port-Gentil avec comme bilan plusieurs dizaines sinon centaines de morts, bien au-delà du bilan officiel

    2005, 2009, puis 2016suivront. Le coup d’Etat électorat est devenu la règle, avec à chaque fois, les morts d’innocents citoyens.
 

Face à ce qui constitue une cause sérieuse de désagrégation sociale, de menace grave de la paix civile et même de la survie de notre pays comme nation, comme Etat souverain, il est désormais temps que tous les patriotes s’élèvent pour dire assez. Trop c’est trop ; nous n’acceptons plus d’être les moutons de Panurge pour l’engeance politicienne du système PDG. Bongo, ou les gibiers des festins des jeux électoraux des pouvoirs de l’ombre. À chaque contestation postélectorale partout en Afrique, à l’exemple du Gabon depuis 1993, et de la Côte d’Ivoire avec Ouattara et Gbagbo, c’est le peule qui meurt et non les protagonistes en cause !
 

La France ne peut pas se permettre de se défausser à si bon compte de ses multiples responsabilités vis-à-vis du Gabon, et envers son peuple ; avec les rapports incestueux qu’elle a toujours entretenus avec la dynastie de Bongo qu’elle a mis, et maintenu au pouvoir. Ce qui est en cause et qu’il convient de refonder, c’est toute une politique africaine de la France, résiliente depuis la Ve République et qui, telle une poupée russe, juxtapose le soutien aux pouvoirs en place, les intérêts économiques publics et privés, les bases militaires, etc.
 

Certes, ce que nous vivons aujourd’hui est une malheureuse troublante image consécutive de la relation pervertie, entre la France et le Gabon qui, fut le “ centre” à partir duquel va rayonner la pénétration française désormais en place. Le Gabon fut la racine du futur empire française en Afrique équatoriale. Il en fut la mère, et telle est grande la force de la durée et des mots que le territoire gabonais prendra corps autour de ce maigre pivot, même quand parfois il semblera perdurer à contre-courant de l’histoire. La sous-traitance des organismes et institutions que sont : L’Union Européenne, l’Organisation des Nations Unies, La Francophonie, ne sont que des échappatoires pour assumer ses responsabilités dans ce que sa politique de gribouille dans le cadre de la France-à-fric, relation néocoloniale avec les Etats issus de son Empire colonial africain, a mis en place, et soutenu : Des oligarchies familiales ; les Bongo au Gabon entre autre..
 

Pour nous, patriotes gabonais, le combat contre la France-à-fric /(Françafrique), est un des objectifs prioritaire de la maîtrise de notre destin. En le menant de front, nous ferons mentir cette vieille antienne selon laquelle « l’homme africain était insuffisamment entré dans l’histoire ». Au Gabon, nous allons enfin entrer dans l’histoire, en nous débarrassant de l’oligarchie Bongo. C’est ce qui se manifeste à l’heure actuelle dans la conscience du peuple ; en dépit des manipulations démagogiques des deux bords du système Bongo, soutenus par les mêmes réseaux.

Décrépitude des partis « officiels » de l’opposition au régime, implosion lente « l’UMP Mangeoire » Le Gabon est actuellement dans une zone de grandes turbulences où gronde, un désir de révolution afin d’arriver au changement du régime en place depuis bientôt un demi siècle.
 

C’est ainsi que, certaines forces réactionnaires se sont développés pour pérenniser le système et prévenir toute tentative de révolution nationale. Un système ou, un pouvoir totalitaire qui est un mélange d’archaïsme néocolonialiste, de prédation économique, d’amateurisme infantile, de conservatisme social et d’une indigence idéologique caractérisée, s’est installé à la tête de l’État. Et avec ce système prévalent : Une systématique promotion de la « loi de la jungle », avec un ghettoïsation de la société, dans le domaine moral, économique et social, au plan local comme au plan national, dans les villages, dans les quartiers des villes, à l’école ou dans l’entreprise ; un culte halluciné du renard libre dans le poulailler livré à la prédation généralisée, que le renard soit le Syro-libanais, le « Mamadou » ouest africain, le capitaliste néocolonial, le fonctionnaire sans état d’âme : bref, la nomenclature du système et ses associés étrangers qui écrasent le « Makaya » gabonais.
 

A ce jeu, le dirigeant en place, contremaître en chef du système dirige par des oukases : l’élite embarquée porte cette absence d’idéologie qui a pris la forme de patrimonialisme ayant institué la « Mangeoirecratie », comme technique de gestion politique de la société. Fusion quasi organique des clercs « lettrés » pour ne pas dire intellectuels et des supplétifs de la coloniale désireux d’exclure, une fois pour toutes, le peuple réel réduit à la condition de « Makaya » de leurs espaces de conquête, de chasse et de villégiature. Cette instauration normalisatrice de la prédation a toujours été favorisée, pour asseoir une dictature néocoloniale imposée, par l'ancienne puissance et néanmoins pouvoir de fait : la France ; puis par un conformisme des pseudo-élites gabonaises grâce à la pratique banalisée de l’exclusion, de la diabolisation et du lynchage de toute dissidence.
 

Aujourd’hui, il faut libérer le pays de la domination actuelle de l’oligarchie prédatrice d’un demi-siècle de gestion patrimoniale de l’Etat. C’est d’un sursaut révolutionnaire qu’il doit s’agir, au-delà de futiles querelles de noms de groupements des partis politiques qui se réclament de l’opposition.
 

Les révolutions sont des changements conscients au sein, des sociétés humaines. Elles deviennent telles qu’elles de plus en plus, au fur et à mesure que s’accroît le degré de conscience de la majorité des peuples du monde. L’acte de volonté de personnes, qui veulent la révolution, s’accompagne d’un acte de volonté dirigé sur elles-mêmes, car elles doivent également changer. Ainsi, l’avenir de l’homme est-il cette transformation de lui-même, réprimant consciemment ce qu’on appelle les « instincts » : l’avidité, l’égoïsme, l’inhumanité envers autrui. C’est donc une véritable révolution dont a besoin le pays. C’est ce à quoi les hommes de bonne volonté de par le monde, doivent aider les Gabonais à réaliser.
 

Oui, Changer. Tout changer. Rompre avec le système PDG. Bongo, noyau des "réseaux maffieux" françafricains. Voilà le vrai combat des « Patriotes » gabonais.








 

Mercredi 14 Septembre 2016
Martin Edzodzomo-Ela





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