GHANA/ Le respect de la procédure d’extradition des refugiés par le Président Mahama mis en question

Jeudi 27 Juin 2013 - 08:47


GHANA/ Le respect de la procédure d’extradition des refugiés par le Président Mahama mis en question
Le journal Ghanéen «  The Finder  » dans sa livraison du 25 Juin 2013 en P 3 met en question le respect  de la procédure d’extradition des refugiés par le président John Mahama. Selon un expert juridique qui a parlé au journal, les demandes d’extradition doivent être approuvées par les juridictions du pays d’accueil où les individus concernés ont le droit de recevoir une assistance juridique.

VOICI LA TRADUCTION INTEGRALE DE L’ARTICLE  :
‘ Les Réfugiés Ivoiriens paniquent  ’
P3 de The Finder du 25 Juin 2013
(Par George Koomson)

Les réfugiés ivoiriens au Ghana paniquent après l’engagement pris par Président Mahama d’envoyer en Côte d’Ivoire ceux d’entre eux que le gouvernement ivoirien va demander.
La peur des réfugiés ivoiriens, selon un porte-parole qui a requis l’anonymat, fait suite à la déclaration du Président Mahama  : Il pense que cette déclaration pourrait encourager les autorités ivoiriennes à fabriquer des allégations contre ses opposants politiques qui ont demandé l’asile au Ghana dans le but de les déporter en Côte d’ivoire.
Le porte-parole dit que la préoccupation immédiate des réfugiés est leur nourriture, parce qu’ils apprennent que leur stock expire à la fin de ce mois.
Mais il a aussi confié à The Finder que ses compatriotes qui résident au Ghana paniquent parce que «  Président Mahama a dit en  France que si des noms de réfugiés recherchés par les autorités ivoiriennes leur avaient été donnés, il accepterait de les livrer au Président Ouattara ».
Répondant aux questions pendant une interview le 29 Mai en France par rapport à la déportation de Charles Blé Goudé, Président Mahama a dit  : «   Ghana a une longue tradition de démocratie, et nous n’attraperons pas quelqu’un par le cou pour l’envoyer dans une situation dangereuse à moins que nous n’ayons des preuves concrètes contre lui».   
Il a continué pour dire que «  Président Ouattara leur a soumis une liste de personnes recherchées en Côte d’ivoire pour des actes de déstabilisation et nous avons déporté ceux contre qui nous avons reçu des preuves convaincantes pour leur implication  » se référant à l’arrestation des proches du Président déchu.
Charles Blé Goudé, Jean-Noel Abehi, et Jean yves D   ont été arrêtés en début d’année et déportés en Côte d’Ivoire.
La façon d’être déporté met en question  le respect de la procédure d’extradition des refugiés par le Président Mahama.
pour combattre la décision.
Le Président Mahama a fait une allégation qui n’a pas encore été rendu publique dans une interview en  France dans laquelle il apparait qu’il aurait assumé des fonctions qui relève du pouvoir judiciaire.
«  Il y aurait un mandat d’arrêt contre Blé Goudé et les autres après une vidéo qui les montrait en train de parler de coup d’Etat  » il a dit, ajoutant selon starafrica.com, qu’il y avait assez de preuves pour leur extradition. C’est donc ce qui s’est passé après leurs arrestations qui inquiète les réfugiés ivoiriens qui résident au Ghana.
Présidant Mahama, faisant allusion à ceux qui ont été  déportés dit  : «   c’est tout ce que nous avons, mais si nous recevons d’autres noms, nous les remettrons aux autorités ivoiriennes  ».
C’est la dernière déclaration qui crée la peur chez les réfugiés qui craignent que cela n’encourage les autorités ivoiriennes a envoyer plus de  « preuves  » au Président Mahama contre ceux qu’ils cherchent.




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