GHANA EXCLUSIF: Le président Jerry John Rawlings vient de signer la pétition pour la libération du président Laurent Gbagbo.

Mercredi 20 Juillet 2016 - 09:04


Le President Jerry Rawlings et le Ministre Justin Koné Katinan
Le President Jerry Rawlings et le Ministre Justin Koné Katinan
Le Président J.J. Rawlings a signé ce mardi 19 juillet 2016 dans ses bureaux à Accra, la pétition pour la libération du Président Laurent Gbagbo,à l'occasion de la remise officielle de son exemplaire de l'ouvrage collectif sur la CPI(Cour Pénale Internationale! Et si la Politique quittait le Prétoire » :) dans lequel le Président Rawlings lui-même a fait une importante contribution.
Etaient présents :
- Le Prof Tano Félix,( il est coordonnateur de l'ouvrage avec les Prof Koudou Késsié absent  et Hubert Oulaye.en prison)
- Les Ministres Emile GUIRIEOULOU et Nyamien Messou, co-auteurs du livre
- Le Ministre Koné Katinan, porte parole du Président Gbagbo.
Prenant la parole, le professeur Tano a rendu hommage au président Jerry Rawlings pour sa contribution dans le livre, laquelle fut très appréciée des lecteurs et aura contribué au succès de la vente.
Quant au porte-parole du président Laurent GBAGBO, le ministre Koné Katinan, il a transmis les mots de remerciement du président Laurent GBAGBO à l'illustre hôte. Il a aussi exprimé la fierté du président face à la fidélité et l'engagement du président Rawlings aux cotés de la vérité et pour la vérité.
Ce fut un moment Exceptionnel, un moment de chaleur panafricaine.
 

Cérémonie de remise officielle du livre «LE PROCÈS DE LA CPI CONTRE LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO. Et si la Politique quittait le Prétoire  » en français au Président JJ Rawlings, ancien président de la République du Ghana

Discours du professeur Félix TANO, co-auteur et co-coordonnateur

M. le Président,

Une fois encore, en dépit de votre emploi du temps très chargé, vous nous recevez dans le cadre d’un livre consacré à l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI. Pour notre équipe,  composée des auteurs de ce livre, il s’agit d’un insigne honneur, et nous vous sommes très reconnaissants pour la disponibilité dont vous faites preuve.
Nous voudrions donc profiter de l’occasion de cette remise officielle de quelques exemplaires en français pour, encore une fois, vous adresser nos vifs remerciements, pour votre contribution dans le cadre de ce livre, qui, à n’en point douter, éclairera la lanterne de tous ceux qui, préoccupés par le devenir de l’Afrique, s’inspirent de son histoire.

M. le Président,

A l’occasion de notre premier contact dans le cadre de la rédaction de ce livre, nous nous souvenons que notre proposition initiale a été de vous demander d’en rédiger la préface. Mais, lorsque vous avez eu connaissance du projet, vous avez souhaité vous-même faire mieux, en faisant une contribution. Evidemment, cette option nous a vraiment enchantés. Et aujourd’hui encore, lorsque nous nous plongeons dans cette contribution, nous réalisons l’opportunité d’apprendre sur la crise ivoirienne que nous aurions perdue si notre proposition initiale avait été acceptée.
En effet, M. le Président, vous êtes un homme de conviction et de droiture et votre parcours politique que nous avons tous suivi, en est le témoignage le plus éloquent. Et, sur la question du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye, vous n’avez pas manqué de manifester cette posture.
Vos premières déclarations sur la question ont été faites dans la semaine du transfèrement du président Laurent Gbagbo. Dès le début du mois de décembre 2011, vous avez critiqué les conditions de son « enlèvement » et aussi cette prétendue justice qui  baigne dans une « mer d’humiliation et d’abus ». Par la suite, vous vous êtes associé aux anciens chefs d’Etat africains pour travailler à sa libération. Au nom de de cette organisation, vous avez adressé un appel urgent à Madame le Procureur de la CPI, en Septembre 2015, dans lequel vous souteniez que "la Côte d'Ivoire et l'Afrique ont besoin du Président Laurent Gbagbo afin de parvenir à la paix et la justice». Et, on imagine facilement le travail en amont que cette lettre a pu exiger, y compris au plan diplomatique.
Dans cette série d’actes, votre contribution est donc un élément de plus, dans les nombreux efforts que vous déployez, pour la libération du Président Laurent Gbagbo.

M. le Président,

Dès la sortie de l’ouvrage, l’un des coordonnateurs de l’ouvrage basés en Europe, l’ambassadeur Koudou Kessié, a  personnellement pris soin de remettre un exemplaire au Président Laurent Gbagbo lui-même.  C’est l’occasion de vous révéler que le Président Laurent Gbagbo, de façon générale, a  bien apprécié l’ouvrage. Surtout, lorsqu’il a été informé au moment de la rédaction que nous attendions une contribution de votre part, il a souhaité que nous fassions tout notre possible pour que cette contribution ne manquât pas à l’ouvrage. Car, pour lui, votre contribution exprimait au-delà de tout, l'analyse du sachant, l’analyse de l'une des personnalités politiques d'Etat les plus prestigieuses et les plus crédibles d'Afrique.
A la sortie du livre, cette appréciation a été vérifiée. Dès que les journalistes ivoiriens en ont eu connaissance, votre contribution était à la «  une  » de plusieurs journaux. Et les commentaires qui s’en ont suivi, indiquent bien que votre «  part de vérité sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire  » était attendue.

M. le Président,
Votre Excellence,


Ce livre est le troisième que nous consacrons à l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI. Il est intitulé «Le procès de la CPI contre le président Laurent Gbagbo. Et si la politique quittait le Prétoire"
L’ouvrage comporte trois parties. La première restitue « l’environnement politique de la procédure de la Cpi contre le Président Laurent Gbagbo. » Dans la deuxième partie, « Vers un procès sans preuves », les contributeurs montrent pourquoi l’on s’achemine vers un procès sans preuves. Et, enfin, dans la troisième partie, les auteurs se demandent s’il n’y a pas une erreur sur la personne; elle s’intitule : « Le criminel contre l’humanité n’est pas celui qui est dans le box des accusés. »
Je voudrais souligner que le livre sera traduit en anglais. Ce travail a commencé et est en cours. Cette traduction est une nécessité, car les anglophones ont besoin de connaître la vérité sur l'injustice qui prévaut dans la situation de la Côte d'Ivoire devant la CPI.
Merci pour votre attention


Accra le 19 juillet 2016
 




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