Front populaire Ivoirien: L'OFFPI exige la tenue d'un Comité central extraordinaire

Mercredi 24 Décembre 2014 - 08:45


Marie Odette Lorougnon, présidente de l'OFFPI
Marie Odette Lorougnon, présidente de l'OFFPI
Déclaration de l’Organisation des Femmes du Front populaire ivoirien (OFFPi) suite au report du congrès
Réunie en assemblée générale extraordinaire ce samedi 20 décembre 2014, l’Organisation des Femmes du Front populaire ivoirien (OFFPI) a adopté la déclaration qui suit, relativement au report du 4e congrès ordinaire.

I/ Les faits

Le 4e congrès ordinaire du Front populaire ivoirien (FPI), prévu pour les 11, 12,13, et 14 décembre 2014 n’a pu se tenir, parce que reporté sine die, par une ordonnance du tribunal de première instance d’Abidjan, saisi à cet effet par le président du Fpi, Affi N’guessan. Le jour du congrès, les délégués venus des quatre coins du pays et de l’extérieur se sont retrouvés face à des dispositifs impressionnants de Frci, de cargos de Crs, et autres corps militaires, aux abords du palais des sports prévu pour abriter les assises du 4ème Congrès ordinaire du FPI. Le 10 décembre 2014 déjà, le Qg de campagne du président Laurent Gbagbo, qui sert de siège provisoire au FPI, est assiégé par des cargos de militaires et de policiers conduits par les commissaires Koné  et Gnacy. Une tentative d’enlèvement du président du comité d’organisation du congrès, le Professeur Sébastien Dano Djédjé et du représentant du candidat Laurent Gbagbo, Dr Assoa Adou échoue  grâce à l’opposition déterminée des militants présents. Les nombreux militants venus pour récupérer leurs documents de congrès et de hauts responsables du Parti  dont les viceprésidents Miaka Oureto et Marie-Odette Lorougnon sont brutalisés et expulsés des lieux par la soldatesque du pouvoir Ouattara. Une deuxième procédure initiée par le président Affi N’guessan, visant à invalider la candidature du président Laurent Gbagbo à la présidence du FPI, pendante devant le juge, est renvoyée au 26 décembre pour le verdict. La troisième action du président Affi N’Guessan est « une plainte contre X pour faux et usage de faux » qui vise, on le sait très bien, les membres du Comité de Contrôle. Pour le compte du comité d’organisation, le Pr Dano Djédjé a saisi la justice dans le cadre d’une action en rétractation de l’ordonnance de report du congrès ; mais comme il fallait s’y attendre, il a été débouté. Et depuis lors, le parti se trouve dans une impasse : le QG de campagne du Président Laurent Gbagbo, qui sert de siège provisoire au FPI est sous occupation policière permanente, fermé et ouvert au gré des humeurs du président sortant ; les militants humiliés et traqués par la soldatesque du pouvoir, complaisamment mise au service du camarade Affi N’Guessan.

II/ L’analyse

A l’origine de cette situation se trouvent les actions initiées en justice par le président du parti, Affi N’guessan, qui a fait reporter le congrès à 24 heures de l’échéance. Ainsi, si le FPI n’a pu tenir son 4e congrès ordinaire, c’est par la seule volonté d’Affi N’Guessan. L’OFFPI observe que le premier responsable du Parti, plutôt que d’user des voies de recours internes prévues par les textes du parti a préféré recourir à la justice des vainqueurs, livrant ainsi notre instrument de combat poings et pieds liés au pouvoir Ouattara. L’OFFPI constate que ces graves manquements du président Affi N’guessan consacrent une déviation idéologique inédite dans la vie de notre parti, le Fpi. Par ces actes le président Affi N’Guessan vient briser le pacte de camaraderie et de solidarité.

III/ La position

Au regard de tout ce qui précède, l’OFFPI, profondément indignée dénonce et condamne avec force la collusion évidente du président sortant, Affi N’Guessan, avec le régime actuel qui se traduit par un recours inadmissible à la même justice qui détient en prison, depuis plus de trois ans, sans preuves, sans jugement, plus de 500 ivoiriens proches du Président Laurent Gbagbo;
 -regrette que celui qui est censé être le garant de la liberté et de l’indépendance du parti l’offre ainsi en pâture à un régime aussi liberticide;
-interpelle vivement le président  du parti pour qu’il mette fin sans délai aux actions qu’il a engagées de façon unilatérale devant les tribunaux;
-exige que le camarade Affi N’Guessan ouvre  le QG de campagne du président Laurent Gbagbo, qui sert de siège provisoire au FPI, afin que le parti reprenne ses activités politiques;
-exige la tenue d’un Comité Central Extraordinaire aux fins d’analyser la situation de crise actuelle et de prendre les décisions salutaires qui s’imposent;
- réaffirme son soutien à la candidature du président Laurent Gbagbo à la présidence du FPI pour le rassemblement, l’union et la cohésion au sein du FPI.

Fait à Abidjan, le 20 décembre 2014
Pour l’Assemblée Générale extraordinaire
Marie Odette Lorougon




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