Front Populaire Ivoirien : "... fondateur, nationalisme, xénophobie, handicap,. .. ". Après 14 ans d'une gestion plus que controversée, de qui se moque-t-on ? Et si c'était une diversion pour détourner l'opinion d'une déculottée fatale ?

CIVOX.NET
Mardi 27 Décembre 2016 - 11:54


 

Terminées les législatives, pour des gens sensés, surtout lorsqu'on veut encore rester dans la vie publique, la raison commande que le point soit fait, avec la tête froide, dans la sérénité et avec l'humilité que requiert la gravité de la situation.
 

Ne pas faire d'auto-critique, ne pas revoir son approche et sa démarche politiques posent la réelle question sur la nature de certains leaders dont - par la force des choses - nous avons dû nous accommoder quatorze années durant. On doit à juste titre s'émouvoir devant les propos visés et les condamner sans ambages à cause de leur ton et de leur teneur. Parce que le sens de la responsabilité conseille à ne pas convertir un échec personnel cuisant, une déconvenue aussi historique qu'humiliante en une faute des autres - qui plus est, lorsqu'on a utilisé toutes sortes de "gourdins" : justice de l'ennemi du peuple ; confiscation des biens du parti, ... -.
 

Pour celui qui s'efforce à s'accrocher à un titre, à un rôle qui n'est plus le sien dans la conscience collective des militants, rendre tout et reconsidérer les choses pourraient faire date. En revanche, l'antienne qui consiste à se prendre pour le plus matin et le plus intelligent de tous, est plutôt suicidaire. Aussi, vouloir se remettre au centre par des manœuvres honteuses en créant "une polémique-buzz" pour rétropédaler encore ce matin du 27 décembre 2016, au "journal d'Afrique-matin" de RFI, est-elle la démarche d'une personne qui se complaît dans sa bulle inique. Qu'espérait-il avec sa démarche solitaire de surcroît dénuée d'un sens de la conviction ?
 

Depuis 2011, les militants et autres démocrates se sont battus pour que soient libérés jusqu'en 2013, des responsables du FPI. L'idée était d'avoir des leaders libres pour accentuer le combat. Cet espoir a été trahi. Il est inconvenant de se perdre en conjectures devant des comportements d'individus qui ont abusé de la tolérance et de la solidarité de militants qui ne demandent que leur parti reprenne pied pour se relever et revenir aux responsabilités.
 

Les élections successives organisées - surtout les deux dernières référendum et plus encore législatives - par le pouvoir en place ont montré que Laurent Gbagbo est la clé de voûte de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire. Feindre de perdre cela de vue pour s'affairer à distraire l'opinion à coup de phrases dilatoires, relève d'une autre dimension que de la politique.
 

Si les réactions des militants émanant de déceptions, de frustrations, d'arrogance et d'une suffisance gratuites, servies par une imposture sont compréhensibles, il ne faut pas que la sortie en question soit l'arbre qui cache la forêt. Car nous savons que la méthode Coué est celle utilisée par ceux qui veulent toujours se remettre en scelle malgré la force de l'évidence. Mais après la déculottée manifeste qui sort des dernières législatives, l'homme devrait rendre les armes et modestement demander à revenir à la base. Au contraire, il préfère le mépris et l'arrogance, se défaussant ainsi pour refuser de tirer toutes les leçons des échecs de ses aventures solitaires.


Il semble que raison gardée, chacun doive prendre ses responsabilités pour que l'on en revienne à l'essentiel. Aux militants de ne pas se laisser distraire par une (im)posture consommée. Aux acteurs désavoués de sortir de leur bulle pour voir les réalités en face et aux responsables du parti de Laurent Gbagbo de prendre leurs responsabilités à faire se concentrer les militants sur des méthodes gagnantes.
 

"L'oisiveté" ou toute situation similaire pousse inéluctablement les concernés à disperser leurs énergies à discuter des débats clos depuis le 30 avril 2015. Il est également vrai que provoquer épisodiquement pour exister est simplement triste, quand on a eu la latitude de porter le Parti de Laurent Gbagbo pendant quatorze années. C'est donc insensé d'attribuer la prétendue "image" - qui serait un "handicap - aux autres quand on ne peut en être que le faiseur.
 

Enfin, il faut que la sérénité et le sens de la responsabilité reviennent chez chacun, aux fins de travailler à abréger les souffrances du peuple qui est en proie à une dictature qui, elle-même a réuni et continue de réunir chaque jour, toutes les conditions de sa fin. La sagesse devrait venir habiter chacun de nous afin de polariser notre attention sur les vrais enjeux.
 

Claude Koudou Communication et Marketing politique du Front Populaire Ivoirien

 




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