Frci et Rdr perpétuent la violence: Opération ‘‘épuration politique’’ en cours

Jeudi 23 Août 2012 - 07:13


Image d'archives: des FRCI en action
Image d'archives: des FRCI en action
Depuis quelques semaines, les Frci s’adonnent à une répression aveugle avec pour cibles les partisans avérés ou supposés du président Laurent Gbagbo. Une situation de violence inouïe qui s’est empirée avec les agissements des partisans de Ouattara depuis quelque temps, confirmant une volonté de mise oeuvre d’une épuration politique.

Alors que les autorités s’évertuent à leur offrir une posture d’armée nationale et républicaine, les Frci, sinon la majorité de ses éléments continuent de se comporter en force armée privée du camp Ouattara. En témoigne la vague de répression et d’enlèvements qui a cours depuis plusieurs semaines en Côte d’Ivoire et qui ne cible que principalement et presque toujours des partisans du président Laurent Gbagbo. Depuis deux semaines en effet, Yopougon vit au rythme des arrestations, enlèvements et autres rafles ciblées visant à perpétuer un climat de peur et de terreur généralisée. Dans cette atmosphère d’insécurité, plusieurs responsables et/ou militants, sympathisants du Fpi ou encore de simples citoyens pour des délits de faciès, ont été arrêtés ou enlevés pour des destinations inconnues.
Accentuation des arrestations arbitraires Yopougon, Koumassi, Adjamé, Bingerville, Divo, Lakota, Gagnoa, San Pedro, Daloa, Guiglo sont autant de villes/communes où plusieurs militants, responsables du Fpi ou simples citoyens ont été arbitrairement arrêtés et/ou enlevés par des éléments des Frci.

A Yopougon les enlèvements se comptent par dizaines quand les arrestations se font par centaines. Franck Gnagne, Godé Maurice et plusieurs militants du Fpi toujours entre les mains de leurs «bourreaux», enlevés chez eux à Yopougon. Traoré Drissa, responsable FPI Adjamé, Diarrassouba Yacouba, SG de la Jfpi de Bramacoté, séquestrés par Koné Zakaria au camp Génie d’Adjamé. Dans la nuit du dimanche dernier, des éléments des Frci ont enlevé Kohou Jean, SG Fpi de Goya (à 5 km de Guiglo) et ont tenté d’en faire de même pour le SG Fpi de Yaoudé, village situé à 3 km de Goya. Hier lundi 20 août 2012, Naky Yves, professeur d'anglais au Collège moderne Khalil de Daloa, membre du bureau fédéral de la JFPI, a été enlevé par les FRCI pour une destination inconnue. A Daloa, au moins cinq personnes ont été arrêtés le week-end dernier, par des éléments des Frci, au motif saugrenu qu’ils ont tenté de «se préparer mystiquement ». Dans le but, toujours selon les Frci, de venir les attaquer plus tard. Le régime conduit-il vers un chaos planifié ?
Au-delà de l’émotion que peut susciter cette atmosphère de terreur instaurée par le régime Ouattara, c’est bien la programmation d’une épuration politique qui est en cours. Avec la décapitation des structures de base du Fpi, avant d’atteindre le sommet. Les fondements de la cohésion sociale se sont profondément détériorés, au point de faire craindre le pire. Le Rdr et les Frci ne préparent-ils pas le pire ?
Puisqu’à côté de cette terreur instaurée par les Frci, des partisans se sont invités dans la danse. Coup sur coup durant le week-end dernier, ils ont saccagé le siège du Fpi et ont pillé puis incendié en partie les locaux du Groupe Cyclone, éditant les journaux Le Temps, LG infos et Prestige Mag. Dans la nuit du dimanche dernier, c’est un maquis (Padré), à Yopougon-Selmer, qui a été attaqué et saccagé par une dizaine d’éléments armés des Frci, alors que des clients s’y trouvaient encore. Au nombre desquels les confrères Barthélémy Inabo et Fernand Dédé (ex-agents de la Rti) qui sont sortis sous le choc. Dans un tel contexte de violence qui se perpétue, le gouvernement semble avoir perdu la langue ou tolère à la limite ces dérives qui font planer de réels dangers sur la paix sociale.

Par Gérard Koné
Le Nouveau Courrier N°591du mardi 21 août 2012
 




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