Franc cfa: Arrestation de KEMI SEBA- La FIDHOP exige la libération immédiate du leader panafricaniste et la tenue de référendums dans les 14 Etats.

Dimanche 27 Août 2017 - 07:07


KEMI SEBA, brûlant un billet du franc cfa
KEMI SEBA, brûlant un billet du franc cfa
COMMUNIQUE  :

Pour avoir brûlé un billet de cinq mille francs CFA lors d’un rassemblement organisé le samedi 15 août 2017 à Dakar par son l’ONG Urgences Panafricanistes dont il est le président, le leader panafricaniste KEMI SEBA a été interpellé à son domicile le 25 août à 07 heures du matin par la police sénégalaise.
La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique) qui se veut respectueuse des lois et des règles qui régissent tout Etat de droit, note que l’acte posé par M. KEMI SEBA est certes punissable par le Code pénal sénégalais, en son article 411.
TOUTEFOIS, la FIDHOP considère l’acte de cet activiste est plutôt politique que délictueux. Il ne vise qu’à interpeller les différents acteurs, les dirigeants français et surtout les Africains, sur la question du F.CFA.
Et la FIDHOP fait remarquer que cette arrestation de M. KEMI SEBA au Sénégal met à nu les divisions des Africains sur cette question essentielle pour le développement du continent  ; car c’eût été au Tchad que jamais ce panafricaniste n’aurait été inquiété.
Par ailleurs, la FIDHOP rappelle que les rebelles ivoiriens pro-Alassane OUATTARA que dirigeait le sieur Guillaume SORO Kigbafori ont cassé et pillé les agences de la BCEAO de Bouaké, de Korhogo et de Man, en septembre 2003 ; sans que ni la BCEAO, ni aucun Etat membre de la Communauté économique des Etats  de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) – ni donc le Sénégal – n’ont demandé que les auteurs de ces casses soient arrêtés et poursuivis, jusqu’à ce jour.
En conséquence de ce qui précède  ;
La FIDHOP exige la libération immédiate de l’activiste panafricaniste SEMI KEBA  !
La FIDHOP demande que la question du Franc CFA soit débattue publiquement dans les quatorze Etats d’Afrique utilisant cette monnaie.
La FIDHOP demande qu’à terme, des référendums soient organisés dans chacun de ces Etats afin que les peuples décident si cette monnaie coloniale doit être maintenue ou abandonnée.
Fait à Rome, ITALIE, le 26 Août 2017
 
Dr BOGA S. GERVAIS 
Président-Fondateur de la FIDHOP




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