Forum ivoiro-marocain La leçon de Mohamed VI aux dirigeants africains

Mercredi 26 Février 2014 - 13:45


Les mots sont  soigneuse- ment choisis, le message ne peut qu’être  limpide : l’Afrique doit s’émancipera des considérations coloniales. A l’ouverture du forum ivoiro-marocain, hier, à l‘auditorium du Sofitel Hôtel Ivoire,  c’est à un véritable cours magistral sur les relations entre Etats que s’est livré le roi du Maroc, Mohamed VI. Il a instruit l’auditoire, principalement les personnalités politiques présentes, de ce que les relations entre les Etats doivent être désormais basées sur l’efficacité, la performance et la crédibilité. «Il n’y a plus de terrain acquis, pas plus qu’il n’y a de chasse gardée. Ce serait une illusion de croire le contraire. Ce serait également une illusion de croire qu’il y a de petits et des grands projets. Tous les projets se valent, tant qu’ils sont pertinents et qu’ils se destinent au service du citoyen», a-t-il dit. Comme exemple, il a cité l’expertise marocaine en matière de projets d’infrastructure réalisés depuis la conception jusqu’à la réalisation et la mise en œuvre «qu’il s’agisse par exemple d’autoroutes, d’électrification, de barrages, de ports ou d’aéroports…». Sur cette base, il a annoncé le lancement du village de pêche, «un projet qui touche directement les citoyens et vise à améliorer leurs conditions de vie». Subséquemment, pour le souverain chérifien, l’Afrique, ce grand continent par ses forces vives, ses ressources et ses potentialités, doit se prendre en charge. «Ce n’est plus un continent colonisé. C’est pourquoi l’Afrique doit faire confiance à l‘Afrique. L’Afrique ne doit plus être l’otage de son passé, ni de ses problèmes politiques, économiques et sociaux. Si le siècle dernier a été celui de l’indépendance des Etats africains, le 21è siècle devrait être celui de la victoire des peuples contre les affres du sous-développement, de la pauvreté et de l’exclusion», a-t-il conclu. On croirait entende le panafricaniste Laurent Gbagbo.
Et pourtant ! Quant au Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, il a une fois de plus entonné la vieille antienne de la croissance à deux chiffres, dans un environnement des affaires incitatif. Tout en souli- gnant l’importance de la coopération Sud-Sud, à côté de la consolidation de la coopération Nord-Sud. Saisissant le message de son roi  au rebond, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Mme Miriem Bensalah- Chaqroun, a invité les entreprises ivoiriennes et marocaines à plus de relations d’affaires. Ce que le vice-président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, Bernard N’Doumi, a pleinement accueilli : «Oui quand l'Afrique comprendra que son développement passe par une coopération Sud - Sud, débarrassée de tout préjugé et calcul politicien mais forte et équitable, nos pays connaîtront, à l'instar de la Chine, des taux de croissance à deux chiffres qui eux aussi, s'installeront durablement dans le temps et qui profiteront à l'ensemble de nos populations. Mais cela, le Maroc l'a compris depuis longtemps». Le forum qui s’achève aujourd’hui prévoit des panels de haut niveau avec des membres du gouvernement.

J-S Lia
Source: Notre Voie N°4651 du mardi 25 février 201




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