Filière café-cacao/ Où sont passés les 3 milliards de Agribank ?

Jeudi 7 Février 2013 - 00:06


Filière café-cacao/  Où sont passés les 3 milliards de Agribank ?
Les ex-dirigeants du Fonds de développement des activités des producteurs de café-cacao (Fdpcc) pendant leur gestion ont envisagé la création d’une banque au profit des producteurs. Cette banque dont le capital devait s’élever à 15 milliards F CFA si l’Etat était actionnaire n’a pas reçu l’aval de l’ex- ministre de l’Economie et des Finances Paul Antoine Bohoun Bouabré. N’empêche, ces promoteurs ont décidé de mettre sur pied cet établissement bancaire dont le capital a été réduit à 3 milliards F CFA. Finalement, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a refusé d’accorder l’agrément pour la création de Agribank. Mais où sont passés les 3 mil - liards qui ont servi à capitaliser cette bancaire dans laquelle l’apport du Fdpcc s’élevait à 1,897 milliard ? Cela a constitué une question centrale hier mardi 5 février au procès des ex-dirigeants de la filière café-cacao. Pour les responsables du Fdpcc, les 300 millions de la Mutuelle agricole (Maci) et les 73 millions des autres structures de la filière ont été rem - boursés. Aussi, ajoutent-ils, une « traite » de 600 millions a été donné à SCI Majestic, le constructeur du siège du Fonds qui devrait également abriter Agribank. Ce siège, un immeuble de 7 niveaux qui devait sortir dans les environs de la place de la république au Plateau est jusqu’à ce jour au 2ème étage. Alors que Majestic avait reçu 5 milliards sur les 9,2 milliards que devait coûter l’immeuble. Pour le procureur Fernand Oulaye, même si on considère que tous ces remboursements ont été effectués, il n’en demeure pas moins qu’environ 1,750 milliard devait rester. « Est-ce que cet argent existe aujourd’hui sur le compte City Bank ? ». « Oui », a répondu Henri Kassi Amouzou, exprésident du Conseil de gestion du Fdpcc. Mais pour le juge Hamed Souleymane Coulibaly, la réquisition adressée à la banque permettra de situer le débat. En outre, Henri Amouzou et Théophile Kouassi ont fait savoir qu’à un moment où les comptes du Fdpcc ont été bloqués, ils ont sortis leurs propres fonds pour payer les salaires des employés et faire face aux frais qu’ont engendrés le séjour des producteurs qui sont venus manifester au siège du Fonds à Abidjan. Pour ce dernier point, ces frais ont culminé à 1,324 milliards F CFA et inscrit en comptabilité comme «Affaires en justice» ou encore «frais de justice». Toute chose que le procureur a qualifié de faux et usage de faux. Tout juste une astuce pour sortir les ressources de Fonds, a-t-il estimé.

Anderson Diédri

Source: Le Nouveau Courrier N°719 du Mercredi 06 Février 2013




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