Fête de la liberté du FPI à Akoupé- Sangaré et plus de 5000 militants du FPI défient les " Affi ou rien".

CIVOX.NET
Lundi 1 Mai 2017 - 20:01


La reconquête du pouvoir d’Etat et la libération « des prisonniers politiques », sont les objectifs du Front populaire ivoirien (FPI), tendance Sangré. Le leader de la fronde dans ce parti politique fondé par l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo l’a fait savoir ce dimanche 30 avril 2017 à l’occasion de la célébration de la fête de la liberté, à Akouré, village situé dans le département d’Alépé (62 Km d’Abidjan). 

Devant des milliers de partisans qui ont effectué le déplacement de cette localité, Aboudrahamane Sangaré a indiqué que ces objectifs sont des « engagements » comme sa formation politique a l’habitude d’en prendre à l’occasion de la célébration de cette fête. « La fête de la liberté à Akouré est un engagement de la reconquête du pouvoir d’Etat », a-t-il soutenu, avant d’inviter ses camarades à l’action pour atteindre cet objectif. Mais, aussi celui de la libération de leurs camarades en détention qui selon lui sont des « prisonniers politiques ». « L’année 2017 sera l’année de libération de tous les prisonniers politiques », prédit-t-il. Non sans indiquer que l’acquittement de Simone Gbagbo en est un signe.

Toutefois, il dénonce la volonté jusque-là maintenue de la CPI de voir l’épouse de l’ex-chef de l’Etat d’être transférée devant ses juges. De l’avis d’Aboudrahamane Sangaré, les faits visés par le mandat lancé par la CPI contre l’ex-première dame sont quasiment les mêmes que ceux pour lesquels elle a été jugée et acquittée en Côte d’Ivoire. « Comment peut-on bien faire valoir que ce qui a valeur de droit à Abidjan, peut être totalement ignoré à la Haye ? », s’interroge le professeur de Droit.

Aboudrahamane Sangaré a par ailleurs profité de l’occasion pour lancer des piques à Affi N’Guessan le président statutaire du FPI avec qui il se dispute le contrôle de cette formation. « En relevant ce défi (la mobilisation), vous apportez la meilleure des réponses à cette excroissance du FPI créée à dessein par le régime Ouattara dans le cadre d’une logique de l’opposition choisie d’un regard à la périphérie de la légitimité d’un pouvoir que seul confère le terrain et qui joue à se faire peur à l’approche du 30 avril en s’évertuant à œuvrer à l’interdiction de la fête de la liberté. Comme si l’on pouvait encore revendiquer des droits et prérogatives dans un parti qui vous a exclu à l’issue d’un congrès convoqué conformément au texte du parti », a-t-il dit.

Une manifestation pourtant interdite




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