Face à la violence du Rdr et des proches du Pouvoir : Le Fpi exprime ses inquiétudes pour les élections de 2015

Jeudi 20 Février 2014 - 00:19


Pascal Affi N'Guessan et quelques memebres de la direction du FPI à ses côtés
Pascal Affi N'Guessan et quelques memebres de la direction du FPI à ses côtés
Le vendredi 14 février, à 17h, la Direction du Fpi a reçu un courrier du Directeur du Cabinet du Maire Adama Toungara d’Abobo, lui annonçant que « …en raison des différentes agitations et réactions suscitées par votre manifestation dans la presse écrite (l’Intelligent d’Abidjan, le Patriote, le Temps) et les rapports de police à notre possession ne nous permettent pas de vous accorder l’espace demandé… » En clair, le ministre Adama Toungara, maire de la commune d’Abobo, refuse d’accorder au Fpi l’utilisation de l’espace public « le stade des 4 étages » pour exercer son droit inaliénable de libre expression, au motif qu’il (le maire) aurait des motifs anticipés et suffisants de trouble à l’ordre public, si la manifestation était maintenue. Si on se rappelle que, le 15 janvier dernier, devant des centaines de militants du Rdr chauffés à blanc, le ministre-maire Adama Toungara avait affirmé que « Qu’Affi comprenne qu’il ne mettra pas les pieds ici à Abobo... », les motifs invoqués par sa lettre de refus se posent comme un saupoudrage grossier pour justifier l’injustifiable.
C’est pourquoi,
A la communauté nationale et internationale, la Direction du Parti rappelle : v  Que depuis sa sortie de prison, le 5 août 2013, le Prési- dent Pascal Affi N’Guessan n’a de cesse de prôner la réconciliation nationale au cours des meetings et autres rassemblements que le Fpi organise à travers la Côte d’Ivoire. v  Qu’en dépit de ces faits de notoriété publique, le mardi 5 novembre 2013, à Oumé, des militants du Rdr armés de machettes, de gourdins et d’armes à feu mal dissimulées ont fait irruption au stade de la ville où était prévu le rassemblement du Fpi. Ils ont saccagé toute la logistique destinée à animer le meeting, sans la moindre réaction des forces de l’ordre présentes sur les lieux au moment des faits. v  Que le jeudi 20 décembre 2013, la délégation du Prési- dent Pascal Affi N’Guessan a été empêché de rentrer dans la ville de Doropo. Des jeunes gens se réclamant du Rdr, avec à leur tête le frère cadet de l’ex-commandant rebelle Issiaka Ouattara dit Wattao, armés de gourdins et de machettes, ont dressé des barricades et enflammé des pneus à l’entrée de la ville. Le sous- préfet et les forces de l’ordre ont été impuissants à restaurer l’autorité de l’Etat. Au regard de toutes ces dérives anti-démocratiques, la Direction du Fpi s’interroge légitimement : 1.    Le Gouvernement de la République est-il en mesure d’assurer indistinctement la sécurité des Ivoiriens dans leur diversité ? 2.    Le Gouvernement de la République peut-il garantir des élections sécurisées, justes et transparentes en 2015, quand il se montre si peu disposé à garantir l’exercice des droits démocratiques de l’Opposition ? En attendant les suites appropriées qui seront réservées à toutes ces atteintes anticonstitutionnelles graves et inadmissibles, le Front Populaire Ivoirien invite la communauté nationale, la classe politique ivoirienne, le Gouvernement et les partenaires au développement à tirer toutes les conséquences de cette défaillance et les enseignements susceptibles de mettre la Côte d’Ivoire à l’abri d’une autre crise politique dont le pays se relèverait difficilement.
Fait à Abidjan, le 18 février 2014
 Le Secrétaire Général & Porte-parole Laurent AKOUN
Source: Notre Voie N°4646 du mercredi 19 février 2014




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