FPI: La récréation est terminée

Mercredi 25 Mars 2015 - 07:33


Aboudramane Sangaré, président intérimaire du FPI
Aboudramane Sangaré, président intérimaire du FPI
Les rideaux viennent de se refermer, définitivement, sur l’int e r m è d e tragi-comique qui courait au FPI après la libération, à clauses secrètes, d’Affi N’Guessan. L’un des pères fondateurs du parti, le camarade Aboudrahamane Sangaré, a repris les choses en main pour redonner au peuple ivoirien, assoiffé de Liberté et de Justice, son outil de combat : le FPI originel. Il a mis un terme à l’envie parricide d’Affi N’Guessan, certainement stimulé par une pension alimentaire versée par Ouattara qui se félicite, in petto, de l’autobâillonnement du FPI trop occupé à s’étriper en interne. La Côte d’Ivoire retrouve donc le bouillon d’espoir des années de gloire de la lutte démocratique avec un FPI prêt à reprendre le combat là où la poursuite d’intérêts mesquins l’a laissée. La quantité et la qualité des femmes et des hommes qui ont embarqué dans le Secrétariat Général conduit par Aboudrahamane Sangaré montrent bien qu’Affi N’Guessan s’est trompé dans son entêtement à vassaliser le FPI. Le Secrétariat mis en place par Sangaré a les pieds dans l’histoire et la tête dans le futur : Sangaré s’est appuyé sur les caciques du Parti à la rose comme Simone Gbagbo, Seri Dédy, Odette Likikouet tout en tendant le flambeau aux générations nouvelles représentées par Koua justin. Il ne reste donc plus grand monde sur l’autre rive ; ceux qui se font appeler les « Affïstes » sont, en réalité, des affixes qui ont besoin, pour avoir un sens, de se greffer sur un autre corps. Ils se sont mis en union incestueuse avec Ouattara en échange d’une liberté qui aura forcément un goût de cendre vu que les militants du FPI ont choisi, eux, de poursuivre le combat de la dignité humaine et de la souveraineté avec leurs cadres emprisonnés. Celui qui lutte peut tout perdre, mais celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu, disait le Président  Laurent Gbagbo. Les militants du FPI ont fait le choix de risquer de tout perdre pour espérer tout gagner car leur rêve dépasse les peccadilles proposées en échange de leur silence : la liberté ne s’accommode pas de compromissions. Ils se sont désolidarisés, nettement, de ceux qui crient à la pluie pour espérer un abri. Et, même si  Ouattara devrait jeter tous les membres du nouveau Secrétariat Général en prison pour donner un coup de main à son nouvel associé Affi Nguessan, d’autres leaders naîtraient nécessairement et nous les suivrions car nous ne cèderons jamais la mère à ceux qui ont violé la fille. Peu importe alors si le gouvernement Ouattara décide de choisir Affi N’Gueesan comme interlocuteur du moment où les décisions de ce dernier n’engage que lui : Affi ne porte plus ma voix comme il ne porte plus celle tous les militants du FPI qui sont déterminés à ne jamais laisser pousser l’herbe de l’oubli sur les pas du Président Laurent Gbagbo. Notre attachement envers l’otage de la françafrique ne passera jamais de saison ; depuis sa cellule du néocolonialisme et de la servitude, il sentira toujours, de façon presque physique, notre présence autour de lui parce que nous continuerons d’arroser, de la rivière de notre foi inébranlable, la graine de la dignité humaine qu’il a plantée. Et parce que nous savons le combat farouche et long, nous ne nous faisons pas d’illusion; nous savons avec lucidité que des militants tomberont en chemin comme Affi N’Guessan, mais la tête avancera irréversiblement vers l’aube nouvelle dont les rayons déchirent, làbas, les épais nuages qui obstruent notre horizon. Le FPI aura toujours des hommes et des femmes, comme Aboudramane Sangaré et Marie Odette Lohourougnon, pour entretenir, comme les vestales des mythologies grecques,  le feu dans le temple sacré de notre Rêve. Les temps ne tanguent jamais ; ce sont les hommes qui balancent entre leur conviction profonde et l’appel tentant du matériel quand souffle l’ouragan de l’incertitude. Nous avons ancré le FPI dans notre foi ; il résistera aux tempêtes des ambitions personnelles comme à l’oppression des dictatures rampantes! Puisse Dieu guérir les Ivoiriens pour que guérisse la Côte d’Ivoire !

Par Zêblê Azoumamé

Source: Aujourd’hui / N°853
 




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