FPI (Front Populaire Ivoirien): Une méditation à la place d’une fête

Mercredi 16 Mai 2012 - 00:21


FPI (Front Populaire Ivoirien): Une méditation à la place d’une fête
En temps normal et dans une république digne de ce nom, le FPI aurait célébré la liberté. La fête de la liberté a rythmé la vie de ce parti durant les vingt dernières années. En Avril 1990, sous la pression de la rue et du parti de Laurent Gbagbo, Houphouët Boigny a été contraint de cesser de violer la Constitution ivoirienne en levant le verrou de l’article 07 de la loi fondamentale ivoirienne qui faisait de notre pays un Etat moderne dotée de l’arsenal démocratique du multipartisme. Depuis ce 30 avril 1990 qui marque en Côte d’Ivoire le retour à la pluralité politique et à une certaine forme de liberté, le FPI a toujours marqué d’un moment de commémoration festive cette date. L’année passée, à la date du 30 avril qui venait après le sinistre 11 avril 2011, il ne fallait même pas y penser. Dramane Ouattara soutenu par une coalition d’armées impérialistes ne nous a jamais autant niés jusque notre droit même de penser. En 2011, à cette même période, la Côte d’Ivoire a été formatée. Tous les acquis démocratiques avaient totalement disparu sous le bombardement de la force française pour qu’un « démocrate » d’un autre genre s’installe au pouvoir. Dans les faits et dans la forme il était pratiquement devenu impossible de parler de liberté et de démocratie. Les démocrates ivoiriens, s’ils ne sont pas passés de vie à trépas, ou en exil, étaient contraints de raser les murs dans leur propre pays. Cette année, une table ronde autour de la question du sort de ces valeurs progressistes a pris la place de ce qui a toujours été une célébration empreinte de liesse d’acquis démocratiques et humanistes. Est-ce le signe que l’étau s’est desserré depuis ce 11 avril où une chape de plomb s’est abattue sur tous nos espoirs d’hommes libres ? Pas vraiment ou pas parce que le despote ténébreux le veut vraiment. Il peut être fatigué de contenir la digue. L’histoire des hommes est comme le cours d’un grand fleuve qu’aucun barrage ne peut indéfiniment bloquer dans son lit. Les dirigeants du FPI qui voient bien le vent tourner, ont choisi de ne pas donner dans l’euphorie après la chute du principal soutien de la dictature éburnéenne et de réfléchir comme il est convenu de le faire chaque fois que l’histoire porte son choix sur vous pour conduire le destin des hommes de votre pays. Dans le fond, ce n’est pas sorcier d’être l’élu de l’histoire. Il suffit simplement d’avoir des éclairs comme les dirigeants du FPI pour saisir toutes les occasions afin de donner du poids et du volume à l’action en réfléchissant avant d’agir. En face, on habitue les militants au maniement des armes. Que Dieu nous garde longtemps…pour voir la suite !

Joseph Marat

 
 
 




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