FPI: Après la confirmation des charges contre le Pr. Gbagbo, Affi N'Guessan tient-il toujours le gouvernail du Parti ? Il est soupçonné de...

Mardi 17 Juin 2014 - 09:18


Pascal Affi N'Guessan, président du FPI
Pascal Affi N'Guessan, président du FPI
Le 12 juin 2014, la chambre préliminaire I de la Cour Pénale Internationale a confirmé les charges contre le Président Gbagbo (Crimes contre l'humanité:"meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – tentative de meurtre, et persécution") . A la veille de cette décision tristement historique, le Parti de Laurent Gbagbo avait pris soin de produire une déclaration pour exiger sa libération. Mais le jour d'après, cette attente du FPI a été déçue par la Chambre préliminaire I de la CPI. Alors que tous attendaient une réaction ou du moins une grande annonce du FPI relative à une nouvelle orientation de la lutte adaptée à cette nouvelle donne, c'est curieusement un long silence radio qui est servi aux militants et sympathisants en particulier, et aux patriotes ivoiriens en général. Face à ce long silence, plusieurs s’interrogent  sur la capacité d'Affi N'Guessan à toujours tenir le gouvernail du Parti, sans toutefois trouver de réponse.Toutefois, quelques voix de mécontentement se font entendre du côté de certains militants. Selon ses derniers,  Affi N'Guessan n'est pas l'homme de la situation. Car un "lourd soupçon de corruption politique plane sur le président du FPI", laissent-ils entendre. Ceux qui se plaignent de sa posture ambiguë le soupçonnent d'être financé par des ambassadeurs occidentaux. Selon certaines indiscrétions, ces derniers, Agent de la Communauté internationale qui a renversé Gbagbo le 11 avril 2011,  font rêver le président du FPI, afin que Ouattara gouverne tranquillement pendant ce temps, à moins qu'il soit lui-même conscient et partie prenante du jeu en faveur de l'actuel régime. C'est dans cette logique que le président du FPI aurait œuvré pour le retour d'exil de Konaté Navigué, afin qu'il reprenne son poste à la tête de la jeunesse du Parti. Il fallait par ce moyen casser la dynamique du président intérimaire Koua Justin dont les discours enflammés et autres actions audacieuses devenaient gênants pour Affi N'guessan auprès de ses alliés de l'ombre. C'est selon ce même schéma que Simone Gbagbo, dont la force du discours et d'action se rapproche de celle de son époux,  serait toujours détenue en prison par l'actuel régime pour ne pas gêner "la bonne présidence" d'Affi N'Guessan.
Depuis sa sortie de prison, le président du FPI a pris son bâton de pèlerin pour parcourir le pays, afin de remobiliser les militants à travers meetings et meetings. Face à la nouvelle donne depuis le 12 juin, ces militants du FPI mécontents attendent, sans être encore entendus,  de véritables actions concrètes et plus efficaces ordonnées par la direction de leur parti. Certains vont jusqu'à douter de la capacité de cette direction, trop timorée selon eux, à mener le véritable combat politique sur le terrain pour engager un véritable rapport de force. Car, estiment-ils, il n'y a qu'un véritable rapport de force démocratique qui puisse obliger l'adversaire à discuter sérieusement et à revoir sa politique. Ils pensent que la clé de la libération du président Gbagbo à long et court terme pourrait se trouver dans un tel rapport de force.
Les jours à venir nous diront si oui non le FPI est encore à la hauteur des espérances des ivoiriens, quant à sa capacité de mener le combat pour la libération du président Gbagbo, pour une Côte d'Ivoire plus démocratique, plus juste et plus libre.

Claude Ossadi




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